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La Classique internationale de canots va de l'avant avec l'édition 2021

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
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Après avoir été forcés d’annuler son édition 2020, les organisateurs de la Classique internationale de canots de la Mauricie ont annoncé lundi après-midi le retour de l’événement en 2021. Le tout se tiendra du 3 au 6 septembre.

La descente de la rivière Saint-Maurice s’amorcera à La Tuque pour se terminer à Trois-Rivières. Les organisateurs ont fait valoir qu’il y aurait trois catégories, soit celle de canots à deux, de canots à quatre (équipe de deux en alternance) et de Paddle board. Il est déjà assuré que la catégorie R9 (rabaska) ne sera pas disponible étant donné les règles sanitaires en vigueur.

«À partir de cette année, nous allons amener la catégorie C2 équipe, soit celle qui permettra à quatre athlètes de partager une embarcation. L’épreuve C1 sera de retour après une absence d’une vingtaine d’années. Ça prendra un minimum de dix inscriptions. Nous allons également nous joindre au circuit Paddle board Do Sport, dont la descente sera effectuée de Shawinigan à Trois-Rivières. Il s’agira de la finale de ce circuit. […] Les départs ne sont pas encore déterminés pour le moment, car cela dépend du nombre de personnes autorisées sur un même lieu. Nous allons faire des départs de C2, de C1, de K1, si nous avons assez d’inscriptions, et de paddle board. Le tout reste en développement», a expliqué le directeur général de l’événement Dominic Thibault. 

Il est à noter qu’un parcours alternatif de 10 km autour de l’île Saint-Quentin sera également offert pour les amateurs de paddle board. 

Malgré le caractère encore malléable de l’horaire de ce rendez-vous sportif d’envergure, il y a un optimisme certain qui règne chez l’organisation mauricienne. «Au sein de l’Association des coureurs en canot du Québec (ACCQ), nous avons vraiment vu le nombre d’adeptes augmenter. Donc, l’an dernier, quand nous avons décidé d’organiser à deux semaines d’avis le Festival de la rivière, nous avons réussi à atteindre un record de participants. Je crois qu’il y a beaucoup de personnes qui attendaient de voir ce que ferait la Classique de canots de la Mauricie pour décider si elles embarquaient ou non cette année. Là, elles ont une motivation. Nous sentons vraiment l’engouement pour notre événement 2021. Il y a également de belles choses à annoncer prochainement concernant les partenariats.» 

Étant donné qu’il n’y a pas la catégorie R9 (rabaska), il faut cependant s’attendre à ce qu’il y ait moins de canotiers qu’à l’habitude sur la rivière Saint-Maurice. «Il y aura peut-être une centaine de participants en moins. Nous nous sommes basés sur le fait que nous aurions droit à 250 personnes par endroit en septembre, un peu comme l’an passé. Notre planification a donc été faite en fonction d’un nombre réduit d’athlètes.»

Pour l’instant, les organisateurs sont déjà résignés à mettre une croix sur la participation américaine. Ils espèrent encore que des canotiers des provinces voisines pourront venir, mais ils s’attendent à ce que l’édition 2021 soit essentiellement québécoise. Et encore là, il y aura les fameux codes de couleurs d’alerte régionale qui seront à surveiller. «Une personne qui habite en zone rouge ne pourra pas participer à la Classique malheureusement», a fait valoir Thibault.

Des mesures strictes pour assurer la sécurité

Les organisateurs ont également annoncé que le tout se déroulerait à huis clos afin de s’assurer d’un environnement sécuritaire pour tous. Une webdiffusion de l’événement sera cependant disponible pour les personnes qui souhaiteraient regarder la descente. Il est donc évident que l’essence même de ce grand rendez-vous, qui attire habituellement des milliers de visiteurs, s’en trouvera quelque peu changé. «L’expérience athlète en tant que telle, quand tu arrives sur un site où il y a énormément de personnes qui crient ton nom, sera différente. Par contre, le sentiment du devoir accompli à destination après avoir ramé pendant sept heures, c’est ça la vraie essence de la Classique. Le but, c’est de battre la rivière. Avec des spectateurs, c’est incroyable, mais je crois que les athlètes seront plus que reconnaissants que nous organisions l’événement.»

Les mesures sanitaires comme la distanciation, la désinfection ou encore le port du masque seront nécessairement à respecter. Un questionnaire sera également rempli par les participants afin de faciliter les enquêtes épidémiologiques s’il y a lieu. «Personne n’est devin et nous n’en sommes pas là pour le moment, mais advenant un miracle du côté de la vaccination et des mesures sanitaires, c’est avec plaisir que nous accueillerons les gens. Cependant, nous préférons pour l’instant être sévères plus que nécessaire. Dans l’organisation d’un tel événement, il est plus facile d’enlever des restrictions que d’en ajouter», a fait valoir pour sa part Yvon Laplante, président du conseil d’administration.