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Elissa Alarie. ­­
Elissa Alarie. ­­

Elissa Alarie et ses coéquipières dénoncent une politique d’intimidation et de harcèlement

Matthew Vachon
Matthew Vachon
Le Nouvelliste
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Dans une publication présentée sur les médias sociaux, la Trifluvienne Elissa Alarie a annoncé que 37 athlètes de Rugby Canada, dont elle fait partie, avaient déposé une plainte en bonne et due forme auprès des hauts placés de l’organisation dans le but de dénoncer l’intimidation et le harcèlement qui régnait au sein de l’équipe nationale féminine de rugby à sept. À la suite cette plainte, ce sont sept entraîneurs, dont John Tait, qui ont remis leur démission auprès de l’organisation canadienne.

Les gestes dénoncés, dont certains remontent à 2013, étaient centralisés dans les centres d’entraînement. Le total de 37 athlètes qui ont pris la décision de porter plainte représente 55% des anciennes et actuelles membres de l’équipe nationale senior de rugby à sept durant cette période.

«Je suis fière de mes coéquipières et de mes amies qui ont mis leur nom et leur carrière sur la ligne. Ce que nous avons décidé en tant que groupe, c’est que nous étions prêtes à mettre notre carrière de côté pour amener les changements nécessaires que nous souhaitons. Nous ne savions pas ce qui allait se produire en faisant ça, si l’équipe allait demeurer unie. Il y a les Jeux olympiques qui approchent et les athlètes voient leur rêve du coin de l’œil. Elles auraient pu prioriser leur carrière plutôt que le processus», a expliqué Alarie, membre actuelle de la formation canadienne.

La publication présentée sur les médias sociaux mentionnait notamment les motifs derrière cette décision de dénoncer ces façons de faire inappropriées. Les joueuses tenaient à faire ce geste afin d’enrayer ces mauvais traitements bus et ainsi favoriser un environnement sain pour la pratique de leur sport. «Par le passé, il y a plusieurs personnes qui ont tenté de faire ce que nous avons fait, mais individuellement. En tant que femmes et athlètes, nous nous faisons dire qu’il faut être plus solides et capables de continuer à aller de l’avant malgré tout. Cela fait qu’on normalise et accepte beaucoup de comportements. Les personnes qui ont tenté d’apporter des changements ou de remettre les choses en perspective ont été simplement retranchées ou mises à l’écart au sein de l’équipe.»

Elles espèrent que des changements bénéfiques seront effectués pour les générations futures. La publication fait d’ailleurs valoir que Rugby Canada a déjà changé la politique d’organisation implantée en 2013. Une investigation interne est en cours. «Rugby Canada nous entend. Nous voulons que ce qui va en ressortir soit positif pour le futur. Nous allons travailler avec les dirigeants pour améliorer les choses.»

Au cours de sa carrière, Alarie, qui est diplômé en comptabilité à l’Université du Québec à Trois-Rivières, a occupé le poste d’arrière pour l’équipe canadienne en rugby à 15 et à sept. Elle a notamment pris part à la Coupe du monde de rugby à 15 en 2014 ainsi qu’à l’édition 2013 de rugby à sept.