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Les Aigles souhaitent que les instances gouvernementales leur permettent d’accueillir environ 1000 personnes par match cet été, soit le quart de la capacité du Stade Quillorama.
Les Aigles souhaitent que les instances gouvernementales leur permettent d’accueillir environ 1000 personnes par match cet été, soit le quart de la capacité du Stade Quillorama.

Aigles: à deux mois de la saison... et avec bien des questions

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
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Situation inusitée à cette période de l’année, on devine déjà, grâce à la neige qui a fondu, une bonne partie de l’avant-champ et tout le champ extérieur au Stade Quillorama. Ça commence à sentir le baseball professionnel à Trois-Rivières, mais l’organisation des Aigles ignore, à deux mois du début de sa saison, à quoi ressemblera l’été 2021.

Est-ce que les États-Unis et le Canada rouvriront leur frontière d’ici la fin du printemps? C’est ce qu’espèrent les équipes de la Ligue... Frontier.

«Les joueurs américains nous posent beaucoup de questions. Doivent-ils compléter une quarantaine même s’ils sont vaccinés? Quand saurons-nous s’ils peuvent traverser les douanes pour venir s’installer à Trois-Rivières? La vérité, c’est que depuis mon entrée en poste en décembre, je n’ai pas autant de réponses à leur donner que je le voudrais», concède le directeur général des Aigles, Simon Laliberté.

Son équipe et lui s’activent depuis des semaines afin de préparer ce retour attendu des amateurs de baseball. Les Aigles ont manqué à beaucoup de monde l’an dernier.

«On travaille fort. Du côté des ventes de partenariats, on s’enligne vers un record. Tu vois que les gens ont hâte de sortir. Nous, on veut les recevoir. Nous sommes persuadés qu’on peut accueillir 1000 personnes, environ le quart de la capacité du stade, en respectant les mesures sanitaires comme la distanciation et le port du couvre-visage jusqu’au siège.»

Bientôt une échéance

Si l’on se fie au calendrier de la Ligue Frontier, ces sorties au stade seront de nouveau possibles dès le 28 mai, date qui marquera le premier match à domicile des Aigles. La veille, les hommes de Matthew Rusch entameront leur saison face aux Capitales, à Québec.

Mais voilà, ce calendrier existera-t-il encore d’ici quelques semaines après les rencontres du Bureau des gouverneurs de la Ligue Frontier? Advenant l’impossibilité de traverser les douanes, ça pourrait devenir compliqué d’organiser des matchs à Québec, Trois-Rivières et Ottawa. Le circuit compte 16 clubs, dont 13 aux États-Unis. «On se retrouverait dans une situation avec 13 clubs aux États-Unis et 3 au Canada. Personne au baseball n’aime les chiffres impairs, car tu veux jouer tous les soirs. C’est pour ça que notre plan A, c’est de disputer la saison à 16 équipes dans une seule ligue et avec un droit de passage à la frontière. On espère que la situation évolue pour le mieux.»

La neige fond plus vite cette année au terrain de baseball du parc de l’Exposition.

Or cette situation diffère selon les provinces et les États. La Ligue Frontier, en plus de l’Ontario et du Québec, est établie dans les États de New York, du New Jersey, de la Pennsylvanie, de l’Ohio, de l’Indiana, du Kentucky et de l’Illinois. Côté vaccination, les États-Unis misent sur une longueur d’avance sur leur voisin du nord.

Lors des rencontres prévues vers la mi-avril, le Bureau des gouverneurs devrait fixer une date d’échéance concernant le calendrier et les déplacements.

Une ligue canadienne en attendant?

L’impossibilité de traverser la frontière canado-américaine enclencherait le processus du plan B, que les Aigles ne veulent pas commenter pour l’instant, afin de ne pas froisser les équipes américaines ainsi que les dirigeants de la Ligue Frontier.

Ce plan B prévoit la formation d’une ligue exclusivement canadienne et regroupant les Aigles, les Capitales de Québec et les Titans d’Ottawa.

S’ajouteraient probablement à eux un «club itinérant» (sans domicile fixe) ou encore les Goldeyes de Winnipeg, qui évoluent dans l’American Association, un autre circuit de baseball indépendant. Winnipeg forme le seul club canadien de cette ligue et partage le même propriétaire que les Titans, à Ottawa.

On reprendrait ainsi les bases du projet de l’été 2020, avec l’avantage de profiter d’une longueur d’avance pour le mener à terme. Bref, à moins d’un revirement de situation, les chances sont très bonnes qu’il y ait du baseball professionnel à Trois-Rivières cet été.

«Je suis persuadé qu’on va jouer des matchs au stade. Il reste dorénavant à savoir sous quelle formule ce sera», s’avance le gérant des Aigles, Matthew Rusch, qui en sera à sa première année à la barre de l’équipe qui a retiré son chandail, en 2019.

Si, pour la direction générale, le contexte actuel amène son lot d’incertitudes, il n’épargne pas le gérant non plus. Puisqu’une majorité de ses joueurs provient des États-Unis, Rusch devra jongler avec deux alignements potentiels, en fonction de ce qui sera décidé au mois d’avril.

«Oui, ça complique les choses, mais c’est notre réalité et c’est difficile de la changer pour le moment. Pour moi, l’important c’est que tout le monde soit en sécurité. Autant nos joueurs que les partisans. Nous avons encore du temps et la campagne de vaccination s’accélère aux États-Unis. Ce sera mieux également au Québec d’ici quelques semaines, alors on doit rester positifs.»