Les Patriotes de l’UQTR constituent une puissance du volleyball universitaire en division 2 depuis plusieurs années.

Vers le championnat… et plus loin?

Trois-Rivières — C’est sans trop de surprise que la formation de volleyball féminin des Patriotes de l’UQTR a remporté son premier match vendredi soir. Un gain en trois sets contre l’UQO.

Après avoir signé une saison parfaite l’an dernier et afficher une équipe qui semble tout aussi dominante cette année, il est temps de penser à faire le saut en division 1 pour la troupe de Marie-Ève Girouard.

L’UQTR a en effet mis sur pied un plan afin de faire grimper l’équipe en division 1. Un plan qui ne se fera pas à court terme, mais l’objectif est clair. Deux points restent toutefois à peaufiner: le calibre de l’équipe et le financement.

«On a tout intérêt à aider Marie-Ève à faire monter l’équipe de catégorie, mentionne la directrice du Service de l’activité physique et du sport de l’UQTR, Isabelle La Vergne. Avec la Corporation du sport universitaire, nous sommes en train d’arrimer un plan stratégique et de se structurer au niveau du financement pour l’ensemble des Patriotes.»

Dans le cas du volleyball, l’objectif est de faire le saut en première division d’ici trois à cinq ans. «Si ça prend cinq ans, ça prendra cinq ans, ajoute La Vergne. Nous, ce qu’on veut comme stratégie, c’est que lorsqu’on va aller en D1, on va être fort. On ne veut pas monter, se faire les dents et redescendre.»

Marie-Ève Girouard rêve du jour où les Patriotes accéderont à la division 1 du volleyball universitaire.

Or, au chapitre du recrutement, les Patriotes ont fait un grand pas à l’extérieur de la région. Une facette qui était primordiale afin d’améliorer le calibre de l’équipe puisqu’il n’existe pas de programme collégial de division 1 à plus de 100 km à la ronde de l’UQTR. Chez les Diablos, l’équipe domine sa conférence en division 2, mais ne pouvait rivaliser lorsqu’elle était en division 1 il y a à peine quatre ans. Le bassin de Trois-Rivières, et même du Centre-du-Québec, ne suffit pas. «L’UQTR a des programmes uniques et on commence à avoir une réputation. Notre nom se passe de plus en plus. J’approche des filles pour savoir si elles sont intéressées à venir jouer, mais il y en a de plus en plus qui me contactent», explique l’entraîneure-chef.

C’est sans oublier qu’en annonçant un passage futur en division 1, quelques joueuses qui allaient opter pour un programme de D1 pourraient prendre le chemin de la cité de Laviolette, évoluer en D2 durant une saison puis être partante l’année suivante en D1. C’est ce qui s’était produit lorsque l’UQAM avait fait le saut au niveau supérieur pour la saison 2015-2016. «On les avait quand même battus lors des éliminatoires l’année précédente, rappelle Girouard, qui aimerait bien affronter des programmes de D1 afin de se comparer au niveau du calibre. Je pense qu’on pourrait bien se débrouiller. Mais comme nous n’avons pas le même volume d’entraînement, j’ai l’impression que oui, il y aurait un décalage.»

Le plus grand défi d’un saut en division 1 n’est peut-être pas au niveau du calibre de jeu, mais plutôt en ce qui a trait au financement d’un tel programme. Alors que les équipes de D2 disputent des matchs sous la forme de tournois d’une fin de semaine, les équipes de D1 s’affrontent au domicile de chacune des équipes dans un calendrier de 20 matchs, huit de plus qu’en D2. Des frais beaucoup plus importants qui, combinés avec la santé financière précaire de l’UQTR, forcera l’institution à être créative, particulièrement dans son approche de mécènes régionaux. La bonne nouvelle, c’est que contrairement au défunt dossier du retour du football, tout est déjà en place au niveau des infrastructures et des services nécessaires pour avancer dans ce projet.