Les formations masculines et féminines des Diablos devront patienter au moins une année de plus avant de faire le saut en division 1.

Les Diablos attendront

Trois-Rivières — Le projet des Diablos de Trois-Rivières de voir ses deux formations de soccer grimper en division 1 l’année prochaine a été brutalement stoppé la semaine dernière, faute de résultats sur le terrain. Ce sera partie remise pour les Rouges.

Avec une fiche de ,500 pour les deux formations, il manquait une victoire supplémentaire pour obtenir ce privilège. Un résultat décevant lorsqu’on sait que lors de la saison 2016, les hommes avaient terminé au premier rang du classement, tout comme les femmes l’année précédente.

«Ce sont les règles administratives qui ont été mises en place», soupire le responsable des sports de l’institution, Michaël Guay, qui assure toutefois que le plan de faire passer le programme en division 1 ne sera pas abandonné, seulement retardé.

«On va revenir à la charge dès que nous en sommes capables, même si ce ne sera pas possible pour l’automne prochain. C’est sûr que ça s’en va dans le bon sens. La volonté du collège est là et il m’appuie dans ce dossier. On en a même entendu parler lors des portes ouvertes.»

Les Rouges, menés par Shelden Black chez les hommes et Geoffroy Jouvin chez les dames, continueront donc d’évoluer en D2 l’automne prochain, ainsi qu’à sept contre sept l’hiver.

Les Diablos auraient d’ailleurs été l’invité surprise au sein de cette première division, composée d’équipes situées à Montréal ou encore Québec. Guay voyait le tout d’un bon œil afin d’attirer des étudiants du centre du Québec pour se joindre à la crème du soccer régional. Les meilleurs auraient ensuite pu faire le saut vers le niveau universitaire chez les Patriotes de l’UQTR, le tout, en intégrant les clubs de soccer de la Mauricie.

Ironiquement, ce processus de transition d’équipes de division 1 collégial jusqu’à l’UQTR n’existe pas. Au basketball, les Diablos ont une équipe féminine, ce qui n’est pas le cas de l’université. C’est l’opposé au soccer. Guay espère que d’ici quelques années, la continuité sportive pourra se faire dans de nombreuses disciplines.

«C’est une fierté régionale de pouvoir faire toutes tes études chez toi et ça te permet de sauver plusieurs dollars, souligne Guay. Je vois ça comme de l’entraide entre les institutions. Si l’Université décide de ne pas offrir un programme sportif, c’est son choix, mais nous au cégep, notre but est de lui offrir le maximum d’athlètes avec un bagage afin de les aider.»

Temple de la renommée

À l’approche de leur 50e anniversaire, les Diablos continuent de faire une plus grande place à leurs anciens. 

À l’hiver 2019, l’équipe désire procéder à l’intronisation de plusieurs d’entre eux au temple de la renommée de la formation. L’équipe fait donc appel à la population afin de lui soumettre des candidatures par l’entremise de son site Internet, au http://diablos.cegeptr.qc.ca/anciens/temple-de-la-renommee/.