La défaite a été difficile à encaisser pour certains joueurs du Vert et Or.

Le Vert et Or perd la bataille des revirements

TROIS-RIVIÈRES — Le Vert et Or n’a jamais été en mesure d’imposer son rythme en finale provinciale, samedi à Montréal.

Contre les Scorpions d’Armand-Corbeil (Terrebonne), qu’ils avaient vaincus de manière dramatique avec un placement sur le dernier jeu d’un match en saison régulière, les adolescents du Séminaire Saint-Joseph ont subi une dure défaite de 20-9 au Bol d’or.

Si l’offensive trifluvienne avait su concrétiser ses chances dans la zone payante, nul doute que le scénario aurait été différent. Mais voilà, l’incapacité de marquer à deux reprises à la porte des buts et les six interceptions commises par les Scorpions ont dicté le dénouement.

C’est la quatrième fois depuis 2007 que le Vert et Or s’incline en finale. «Je prends une grosse partie du blâme, notamment pour notre incapacité à marquer les gros points aux moments importants», regrette l’entraîneur-chef Hugo Gélinas.

«C’est choquant et triste, surtout pour les jeunes. Ils ont tellement travaillé fort cette année. Notre défensive a fait du bon boulot en deuxième demie pour nous garder dans le coup.»

Son quart-arrière, Louis-Christophe Lamy, n’a réussi que 11 de ses 26 passes, en plus de subir six interceptions. Personne au SSJ ne lui lancera la pierre.

«Déjà, de voir un quart-arrière de secondaire 4 en finale du Bol d’or, c’est gros. Les receveurs ont raté des blocs et sur la ligne, nous n’avons pas été capables de les freiner», analyse Gélinas, confiant que son poulain reviendra plus fort en 2018.

Pour 27 des 48 joueurs du Séminaire cependant, il n’y aura pas de retour, du moins pas dans un uniforme du Vert et Or. La défaite faisait particulièrement mal pour ces finissants.

Du côté de l’école Armand-Corbeil, on a eu droit à tout un ralliement d’équipe. Au début du deuxième quart, leur joueur vedette Justin Leduc a subi une fracture à la cheville. Le quart-arrière est demeuré longtemps au sol, souffrant, avant d’être escorté du terrain.

Les Scorpions ont répondu en inscrivant un majeur dès la reprise, grâce au réserviste Alexandre Noël qui, au final, n’aura complété que trois passes sur sept tentatives. Le reste du travail a été accompli avec un grand succès par la défensive.

«C’est toujours émotif quand tu perds, mais les gars peuvent être fiers d’eux. Moi, je le suis», conclut Hugo Gélinas, qui aurait bien aimé boucler cette semaine avec un autre trophée.

Il y a quelques jours, les joueurs de sa cuvée 1997 ont célébré le 20e anniversaire de la conquête du Bol d’or contre Chavigny, au Stade olympique. Un événement qui avait rallié la scène sportive de Trois-Rivières et qui nous rappelle, deux décennies plus tard, à quel point remporter un championnat, peu importe le niveau, est difficile.