Stéphanie Roy et Sarah Casaubon lanceront leur saison au Mexique.

Baptême professionnel pour Casaubon

Trois-Rivières — Stéphanie Roy et Sarah Casaubon se sont organisé une virée entre filles au Mexique. Dans la ville historique fortifiée de Campêche. Mais il y aura peu de place pour le tourisme, car les deux Mauriciennes vont lancer leur saison en participant à une manche du circuit professionnel féminin du Ironman 70.3 dimanche.

Pour Casaubon, cette sortie constituera son baptême chez les pros, après une dernière saison du tonnerre chez les amateurs. «Je sentais que j’avais besoin d’un nouveau défi. Je vais être servie. Plus ça approche, plus je suis fébrile. C’est un stress positif par contre, je suis bien préparée», lance la jeune femme, médaillée d’argent chez les 30-34 ans à au Championnat du monde à Kona en octobre dernier. «J’ai hâte de découvrir cette nouvelle dynamique de course. Je sais que ce sera bien différent. Il y aura beaucoup plus de circulation autour de moi.»

Casaubon vivra ce moment avec Stéphanie Roy, avec qui elle a passé les deux dernières semaines en camp d’entraînement en Cailfornie. L’idée, c’était de s’acclimater à la chaleur après les derniers mois dans le froid nordique du Québec. «C’est drôle car on n’a pas eu droit à tant de chaleur que ça en Californie. Mais bon, on a roulé pas mal. Et je suis quelqu’un qui tolère bien la chaleur. Il devrait faire autour de 40 degrés. Je trouve ça pas si mal, je me souviens d’une fois à Hawaï où il faisait 50!»

Un podium dans la mire de Roy
Plus il fera chaud, plus Roy aura des chances de se démarquer. C’est connu, la Trifluvienne est une bibitte à chaleur. L’an passé au Mexique, elle a d’ailleurs signé une victoire pour conclure une première année remplie de promesses chez les pros.

«Je reprends dans le même pays où j’ai terminé avec une victoire. Je ne mets pas de pression supplémentaire sur les épaules avec ça. De toute façon, j’ai moi-même de grandes attentes. J’ai travaillé très fort pour me préparer, je sais que les autres filles ont fait la même chose. Je n’ai pas d’objectif en terme de temps mais je ne cacherai pas que je garde en vue le podium. Pour y arriver, il faudra réaliser une performance solide», analyse Roy, qui constate que son approche a bien changé en seulement un an. «J’arrive au Mexique à un tout autre stade que j’étais arrivée à Puerto Rico l’an dernier. Je me lançais alors dans l’inconnu, dans l’incertitude, alors j’étais craintive à l’idée de me mesurer aux légendes de mon sport. Cette année, c’est plus de la fébrilité et de l’excitation que je ressens, même s’il y a encore un peu de nervosité.»

Évidemment, Casaubon est un peu moins précise sur ses objectifs. «Je ne connais pas le parcours. Il y a tellement de facteurs comme le vent, les vagues, l’humidité, alors c’est très difficile de viser un temps précis. Je vais donner me maximum, et on verra bien où ça va me placer!»