Tammara Thibeault est de retour à Shawinigan, alors qu’elle aurait dû être en Argentine, cette semaine pour les qualifications olympiques en boxe.

Soutirer le positif du confinement...

Trois-Rivières — Chacun à notre façon, on tente de soutirer du positif de la crise sanitaire qui ébranle le globe. La boxeuse de Shawinigan Tammara Thibeault, qui devait participer aux qualifications olympiques cette semaine en Amérique du Sud, trouve un certain réconfort à la résidence familiale, où son père Patrick supervise de nouveau une partie de son entraînement.

Médaillée de bronze des Championnats mondiaux de boxe chez les moins de 75 kg l’automne dernier, Thibeault vit le confinement avec ses proches, en Mauricie. Il y a quelques années, elle avait déménagé à Montréal pour se rapprocher des installations de Boxe Canada, dans le but avoué de remporter une médaille aux Jeux olympiques.

Avec son statut de prétendante à un podium, Tammara Thibeault représente d’ailleurs, avec la canoéiste Laurence Vincent Lapointe, l’un des beaux espoirs de médaille pour la Mauricie à Tokyo.

«Il faut qu’on reste positif. L’espoir d’avoir des Jeux ne s’est pas encore envolé», de dire la pugiliste de 23 ans, qui accumule les succès sur la scène internationale depuis deux ans. «Aucun athlète ne peut se préparer convenablement à une compétition comme les Jeux dans son sous-sol! On s’organise comme on peut et avec des ressources limitées.»

Thibeault n’a pas encore instauré de véritable routine à son entraînement. Remarquez, ce n’est pas facile dans les circonstances actuelles.

Ceci dit, elle sort souvent à l’extérieur pour des séances de course à pied et utilise des poids et haltères à la maison pour garder la forme. Tout cela sous l’oeil bienveillant de son papa, lui-même un bon sportif, en tant qu’ancien joueur de la Ligue canadienne de football et entraîneur adjoint chez les Électriks du Cégep de Shawinigan.

«Ça me frappe encore plus car c’est cette semaine que je devais me qualifier pour Tokyo. Par contre, d’être ici à Shawinigan, avec les gens que j’aime, c’est précieux. M’entraîner avec mon père, c’est un projet aussi le fun pour moi que pour lui! On améliore des petits trucs et l’avantage, c’est que j’ai toute son attention. Il ne peut pas aller bien loin!»

Patrick Thibeault a dirigé les entraînements de sa fille il y a quelques années, avant qu’elle ne s’installe dans la métropole. «À l’époque, il ne voulait même pas être mon coach! C’est moi qui l’avait convaincu.»

Entre deux séances de course et d’entraînement avec des poids, Thibeault restera en contact avec ses entraîneurs de la fédération. «Quand tout sera revenu comme avant, ce ne sera que plus satisfaisant de se regrouper et d’aller aux compétitions.»