L’ARSM avait suspendu il y a deux semaines le CSTR, plus gros club de la région, estimant que celui-ci peinait à respecter «certaines règles de base» mises en place par la fédération provinciale, en concordance avec le message véhiculé par la Santé publique.
L’ARSM avait suspendu il y a deux semaines le CSTR, plus gros club de la région, estimant que celui-ci peinait à respecter «certaines règles de base» mises en place par la fédération provinciale, en concordance avec le message véhiculé par la Santé publique.

Soccer: la suspension du CSTR est terminée

Trois-Rivières — Les quelque 150 jeunes joueurs du Club de soccer de Trois-Rivières, en pause forcée depuis deux semaines en raison d’une suspension pour non-respect des mesures sanitaires, pourront enfin disputer les premiers matchs de leur saison.

«Le club a fait les devoirs qui lui ont été demandés jusqu’à présent. On va maintenant s’assurer, comme on le fait avec les autres clubs, que tout le monde continue à travailler dans le bon sens», a indiqué la directrice générale de l’Association régionale de soccer de la Mauricie (ARSM), Sophie Poujade.

L’ARSM avait suspendu il y a deux semaines le CSTR, plus gros club de la région, estimant que celui-ci peinait à respecter «certaines règles de base» mises en place par la fédération provinciale, en concordance avec le message véhiculé par la Santé publique. Du côté du CSTR, on jugeait cette suspension sévère.

Des joueurs de 13 à 16 ans, évoluant dans la Ligue mauricienne de soccer, ont donc dû se contenter de séances d’entraînement, en attente de la fin de la sanction.

Entre-temps, un représentant de Soccer Québec a évalué des plateaux de jeu du CSTR, jeudi dernier. Un rapport fut ensuite envoyé au club, rapport que Le Nouvelliste a pu consulter.

«Il est clair que l’annonce de cette visite a permis au club de rectifier certains éléments et de communiquer avec des membres de son équipe technique afin que tous respectent les consignes à la lettre», lit-on dans le document.

«Lors de notre passage, les joueurs et joueuses ont respecté les protocoles et ne semblaient pas désorientés par ceux-ci. De plus, les parents ont semblé connaître et respecter les protocoles en place en plus d’éviter les rassemblements.»

Le CSTR a admis avoir rencontré des lacunes sur le plan de la communication vers ses intervenants, dans les jours qui ont suivi la reprise des activités dans l’univers du ballon rond.

Soccer Québec lui recommande donc de sensibiliser davantage les joueurs, parents et entraîneurs par le biais de Facebook, de communiqués hebdomadaires ou de publications sur le site web du club.

L’organisme provincial convient aussi que certains lieux d’entraînement représentent un élément de complexité additionnel. «Depuis les manquements reprochés, des barrières ont été ajoutées afin de sécuriser les sites de compétition.»

Le président du CSTR, David Cossette, est évidemment heureux de ce dénouement. «Les commentaires sont positifs, le responsable de la fédération a visité deux de nos terrains. Ça regarde bien pour la suite.»

Le Nouvelliste a fait état de cette suspension la semaine dernière.  Plusieurs parents ont réagi à la parution de l’article, certains d’entre eux critiquant la décision de l’ARS.

Depuis le début du déconfinement sportif au Québec, les choses se déroulent plutôt bien. Des cas de COVID-19 ont toutefois été recensés à certains endroits, entre autres dans le monde du hockey balle en Montérégie de même qu’en Estrie.