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Slap Shot, film culte qui traverse les époques

L'équipe du Mag Sports
Les Coops de l'information
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Les Coops de l’information profitent de la généreuse entrevue accordée par Yvan Ponton pour dresser sa liste des meilleurs films et séries sur le sport. Une quinzaine de journalistes ont participé à la rédaction de ce palmarès. Bien sûr, c’est un regard québécois, qui laisse donc une belle place aux œuvres de chez nous. D’accord avec nos choix? N’hésitez pas à nous faire part de votre top 10 à sports@lenouvelliste.qc.ca!

1. SLAP SHOT

Nancy Dowd ne s’imaginait certainement pas créer un film culte lorsqu’elle a écrit le scénario de Slap Shot au milieu des années 70. Dowd s’est inspirée de faits vécus sur quelques années dans la North American Hockey League pour rédiger l’épopée des Chiefs de Charleston, qui misent sur la violence pour gagner, remplir les estrades... et éviter la fermeture due ce club moribond. 

C’est cru, vulgaire, vrai, bref c’est effectivement le reflet de la réalité du hockey semi-professionnel. Dire qu’il y a de grands critiques de cinéma qui ont toujours manifesté contre la pauvreté du scénario! Par ailleurs, c’est surprenant de voir le grand Paul Newman au milieu de cette brochette d’acteurs inconnus. Un rare film où la version doublée est supérieure à l’originale. Un petit plaisir coupable, Slap Shot! Steve Turcotte, Le Nouvelliste

2. MONEYBALL 

J’ai adoré le livre Moneyball de Michael Lewis, que j’ai d’ailleurs lu plusieurs fois. Cependant, quand j’ai entendu parler d’une adaptation cinématographique, je m’attendais à une catastrophe épique. Comment transférer à l’écran un livre qui, essentiellement, traite de l’utilisation de l’analyse statistique pour obtenir un avantage sur un terrain de baseball? Bennett Miller a vite fait disparaître mon scepticisme en réalisant un grand film qui peut même plaire à ceux qui ne sont pas des amateurs de baseball. Ça paye bien sûr d’amener une grosse pointure comme Brad Pitt, excellent dans le rôle du directeur général des Athletics d’Oakland Billy Beane, dont l’expérience a démontré que de gros cerveaux sont aussi importants que des gros bras pour gagner dans ce merveilleux sport. Ian Bussières, Le Soleil

3. ROCKY 

Non, je n’ai raté aucun des combats sanglants de Rocky. Je les ai vus au cinéma, puis à la télé et je les ai regardés à nouveau une couple de fois chacun après que ma femme (ou était-ce mon ex-femme?) m’ait acheté le coffret. Et le printemps dernier, lors du premier confinement, ça a été au tour d’Éliott, mon garçon de 11 ans, de découvrir Rocky… bien sûr avec papa. Bref, j’aime Rocky, j’aime beaucoup Rocky. Et si j’aime la boxe, c’est un peu, beaucoup, grâce à lui. Le jour où j’irai à Philadelphie, j’irai voir sa statue, vous pouvez en être certain! Michel Tassé, la Voix de l’Est

4. LANCE ET COMPTE

On a dit que Lance et compte a conquis le public parce que c’était la première série «lourde», produite de manière américaine, mais destinée à la télévision québécoise.

C’est sans doute vrai, mais ce n’est pas tout.

Dans les années 1980, Réjean Tremblay a créé un univers fascinant, avec de nombreux personnages qui ont eu le don de marquer les esprits. Marc Gagnon, Jacques Mercier, Nounou, Mac Templeton et Pierre Lambert sont vite devenus aussi célèbres que les personnages de la «vraie» LNH, à l’époque.

Et ça, c’est sans compter Linda Hébert et Lucien Boivin, ceux qui ont (un peu) influencé mon choix de carrière. Sylvain St-Laurent, Le Droit

5. MAJOR LEAGUE

Les Indians de Cleveland ne cassent rien dans les Ligues majeures. Ils jouent devant des gradins presque déserts, des citoyens ignorent même qu’un club professionnel de baseball évolue encore dans leur ville! Ça tombe bien, la propriétaire des Indians, Rachel Phelps, assemble un alignement de deuxième ordre dans le but d’écœurer les derniers amateurs et ainsi faciliter le déménagement de la franchise. Ça ne vous rappelle pas l’histoire d’une certaine équipe? Caricaturaux, les joueurs des Indians engagés par Phelps développeront une complicité et commenceront évidemment à gagner. On a un faible pour le lanceur de relève myope Rick «Wild Thing» Vaughn, interprété par Charlie Sheen. Louis-Simon Gauthier, Le Nouvelliste

6. BULL DURHAM

J’aime écouter Bull Durham alors que le printemps s’installe. C’est comme le signe annonciateur de l’été qui arrive. La progression d’Ebby Calvin LaLoosh (Tim Robbins) vers les rangs professionnels, encadré par le receveur d’expérience Crash Davis (Kevin Costner) et la tutelle amoureuse d’Annie Savoy (Susan Surandon) est tout simplement savoureuse. Cette épopée du vétéran des ligues mineures, qui épaule le temps d’une saison le futur lanceur vedette chez les Bulls de Durham en Caroline du Nord a quelque chose de poétique. Comme à chaque début de saison de baseball, ou à chaque début de printemps, l’espoir renaît. Sébastien Lajoie, La Tribune

7. LE REPÊCHAGE

Pour les amateurs de sports fascinés par les repêchages et leurs coulisses, Draft Day est difficile à battre. À proprement parler, il n’y a pas de grandes scènes d’action dans ce film de football. Le tout se concentre plutôt sur le défi que le personnage principal, le directeur général des Browns de Cleveland Sonny Weaver Jr, doit relever afin de ramener son équipe au sommet de la NFL après une énième saison difficile et une mauvaise transaction. Cette réalisation offre également un bel aperçu de la forte pression que subissent les directeurs généraux sportifs. Matthew Vachon, Le Nouvelliste

8. LES BOYS

Le premier film des Boys est sorti en 1997. J’avais 25 ans. Après plusieurs années de hockey mineur compétitif, Les Boys, c’était devenu mon univers! Je m’y retrouvais. Ligue de garage avec des coéquipiers de toutes les sphères de la société. L’univers de chacun diffère, mais le hockey nous unit. La brasserie et la bière aussi! J’avais l’impression que chaque ligne du film avait été soigneusement pensée. Je suis encore capable de répéter les grands monologues et discours du film, le plus mémorable étant l’envolée oratoire de Bob (Marc Messier) quand un coéquipier lui demande s’il y a quelque chose qui ne va pas. J’ai tellement aimé ce film que je me suis même rendu à Chamonix en France pour voir les endroits où la suite a été tournée! La réceptionniste a reconnu mon accent à l’auberge «quatre étoiles» où Les Boys avaient logé. Aussitôt elle m’a dit : «bien oui, c’est ici Les Boys!» Un film qui ne meurt pas, dans mon livre à moi, se retrouve instantanément au sommet de la liste! Jean-François Plante, Le Droit

9. LE CHAMP DES RÊVES 

«Moonlight Graham!» Quand l’acteur James Earl Jones apparaît dans la lumière en bordure de Fenway Park, c’est comme si le rêve devenait réalité. 

J’ai dû regarder Le champ des rêves plus d’une dizaine de fois depuis sa sortie, il y a un peu plus de 30 ans. De tous les films de baseball, Field of dreams est sûrement celui qui me ramène le plus à mon enfance. 

Quand le fermier Ray Kinsella, interprété par Kevin Costner, entend une voix de l’au-delà l’invitant à bâtir un terrain de baseball dans ses champs de maïs de l’Iowa, il ne se doute pas que les fantômes du passé, notamment Schoeless Joe Jackson et les autres joueurs bannis à la suite du scandale des «Black Sox» de 1919, viendront y jouer, même ce jeune Archie Graham, qui n’avait pas obtenu de présence à son seul match avec les Giants de New New York en 1922 avant de devenir médecin. 

Enfant, j’ai disputé des matchs imaginaires en me lançant la balle sur le mur de brique derrière notre abri d’auto ou frappé des circuits dans le jardin des Vaillancourt, nos troisièmes voisins! En fermant les yeux, nous avons tous eu notre champ des rêves, c’est ce que le film raconte de belle façon. Carl Tardif, Le Soleil

10. JERRY MAGUIRE 

Jerry Maguire a pris l’affiche en 1996. Je l’ai bien aimé, au départ. Je me suis mis à l’apprécier encore davantage, six ans plus tard, quand j’ai commencé à traîner dans les galeries de la presse des arénas de la Ligue nationale de hockey.

Le film, qui met en vedette Tom Cruise, lève le voile sur une industrie très compétitive, où on peut parfois difficilement faire la différence entre les amitiés et les simples alliances de circonstance. C’est assez près de la réalité, je dirais.

Cuba Gooding Junior a quand même remporté l’Oscar du meilleur acteur de soutien, après avoir hurlé «Show me the money» dans un téléphone! Sylvain St-Laurent, Le Droit

À DÉCOUVRIR

Peut-être parce qu’elles sont moins connues, ces œuvres n’ont pas réussi à s’infiltrer dans notre top 10, mais elles ont conquis le cœur de certains des membres de notre jury. Si vous cherchez quelque chose de différent à vous mettre sous la dent, voici quelques petits bijoux!

  • The Last Dance

Parfois, on n’a pas besoin de remonter bien loin pour retrouver l’excellence. Disponible sur la plateforme Netflix depuis le printemps 2020, la série documentaire The Last Dance se distingue d’abord par son format. Les producteurs ont obtenu des images d’archives inédites et extrêmement riches, qui sont ensuite commentées avec un regard d’aujourd’hui. On offre ainsi un accès privilégié aux coulisses de la dynastie des Bulls de Chicago, qui ont dominé la NBA avec six championnats durant les années 90. Mais The Last Dance se démarque surtout par son sujet : l’incroyable Michael Jordan. Même si son caractère et ses manières ne faisaient pas l’unanimité, cette série vient cimenter sa place parmi les plus grands athlètes de l’histoire, tous sports confondus. Jonathan Gagnon, La Voix de l’Est

  • Lords of Dogtown 

Ce film n’a pas rapporté autant qu’il l’aurait dû et c’est bien dommage, car il raconte en quelque sorte la naissance d’un sport. Oui, le skateboard existait bien avant 1976, mais ce qu’en ont fait les surfeurs Stacy Peralta, Tony Alva, Jim «Red Dog» Muir et feu Jay Adams, avec l’aide de leur mentor Skip Engblom (joué brillamment par le regretté Heath Ledger) et de l’évolution technologique que sont les roues en uréthane, en est une version beaucoup plus spectaculaire. Tout est là dans ce film : la montée, les dollars, les athlètes qui tournent bien, ceux qui tournent mal et une trame sonore d’enfer. Peralta (qui a écrit le scénario), Alva, Muir, Engblom et Adams, devenus adultes, y font même des caméos aux côtés des comédiens qui les jouent adolescents, de même que la légende du skate Tony Hawk. Ian Bussières, Le Soleil

  • Senna 

Ayrton Senna, c’est l’un des plus grands noms de l’histoire de la Formule 1. Triple champion du monde, roi des positions de tête et maître sous la pluie, ce pilote brésilien a fasciné les amateurs jusqu’à son décès tragique au Grand Prix d’Imola 1994. À ce jour, la légende du mythique champion demeure bien vivante, en partie grâce à ce film documentaire. Réalisation uniquement constituée d’images d’archives, d’anciennes entrevues et de témoignages, elle permet de saisir l’ampleur de son talent et de sa rivalité avec son coéquipier Alain Prost en plus d’étayer sa personnalité complexe et flamboyante. Matthew Vachon, Le Nouvelliste

  • On The Clock

On the Clock est une série suivant l’état-major des Blackhawks de Chicago lors des trois dernières séances de sélection de la LNH, que ce soit avant, pendant ou après les séances de sélection 2018, 2019 et 2020, un peu à la manière du Canadien avec la série 24 CH. 

On y voit d’ailleurs le dg Stan Bowman en compagnie du recruteur-chef Mark Kelley et de son équipe de recruteurs chevronnés à l’intérieur des multiples réunions, entrevues avec les espoirs ou même dans les arénas alors que ceux-ci sont en train d’évaluer les joueurs. À noter que rien, mais absolument rien n’est censuré. Comme disent les anglophones, on a full access! Danny Gélinas, La Voix de l’Est

  • Baseball 

Considérez cette œuvre comme une bible du baseball américain. La série originale, diffusée une première fois au milieu des années 90, comprend neuf épisodes, comme les neuf manches d’un match. Elle relate les grands moments de l’histoire du sport et de ses principaux acteurs. Les questions de l’intégration raciale, des affaires ainsi que des relations entre le baseball et la société américains sont explorées. On y parle abondamment de Babe Ruth et Jackie Robinson, mais aussi des premières vedettes de la fin du 19e siècle. La série a capté l’attention d’environ 50 millions de téléspectateurs. Une dixième manche a été ajoutée en 2010. On attend la 11e. Louis Simon Gauthier, Le Nouvelliste