Daniel Renaud accueille avec joie le retour au jeu du vétéran Vincent Senez, suspendu lors des deux derniers affrontements contre les Huskies.

Sixième match de la série Cataractes-Huskies: «L’énergie ne sera pas un problème»

TROIS-RIVIÈRES — Daniel Renaud n’aura pas besoin de livrer un grand discours de motivation lundi soir. Ses Cataractes livrent une courageuse bataille aux Huskies depuis une dizaine de jours mais ceux-ci auront néanmois une première chance de les expédier en vacances lors du sixième match de cette série quatre-de-sept.

Si le pilote des Cataractes se questionnait ouvertement plus tôt cette semaine sur les réserves d’énergie de sa bande, cette fois il est tranchant : il n’a aucune crainte dans ce département. Les deux jours de congé séparant les matchs cinq et six ont été bénéfiques pour refaire le plein. «L’énergie ne sera pas un problème. Je n’utiliserai pas ça comme excuse, peu importe ce qui arrive. Nous sommes partis avec l’idée de faire la même chose que lors des cinq premiers matchs, soit de compétitionner avec acharnement», assure Renaud. «Pour nous, rien ne change. On joue avec urgence depuis le jour 1 de cette série. Il n’y a que de très petits ajustements à apporter.»

Les Cataractes sont quand même menacés de ranger leur équipement en fin de soirée. Une motivation additionnelle pour les vétérans de l’équipe qui sont à leurs derniers milles dans le junior, non? «Effectivement. On en a quelques-uns dans cette situation. Je suis convaincu qu’ils ne veulent pas que ça s’arrête un lundi soir en Abitibi…»

Justin Blanchette amorcera la rencontre de lundi devant le filet des Cataractes.

Au sein de ce groupe restreint, il y a Vincent Senez, qui a raté les deux derniers duels, suspendus. Le vétéran de 20 ans est évidemment accueilli à bras ouverts par Renaud. «C’est un de nos gars avec le plus d’expérience. Et il apporte une dimension physique qui est importante dans notre jeu. Avec Robidoux, Martin, Denis et notre groupe de défenseurs, nous formons une équipe en mesure de jouer physique. C’est d’ailleurs un avantage pour nous de jouer sur la petite glace à Rouyn et on va tenter de s’en servir», sourit Renaud.

Tant mieux si les Cataractes sont confortables à l’aréna Iamgold. Mais c’est aussi le cas des Huskies, qui n’avaient pas perdu un match sur leur glace depuis le 25 octobre avant de se faire voler par Justin Blanchette samedi dernier. Dans les circonstances, il est dur de croire que les jeunes Cataractes peuvent y battre la meilleure équipe au Canada deux fois d’affilée en moins de 24 heures. «Ça, c’est la montagne. On ne l’a pas regardé depuis le début de la série, on ne commencera pas à le faire maintenant certain! Tout ce qui importe, c’est le prochain match et rien d’autre. Tout ce que je peux ajouter, c’est que si on se rend à un match 7, tout peut arriver», lance-t-il. «Pour se donner une chance, il est impératif de connaître un bon début de match. Nous sommes impeccables à ce chapitre depuis le match 1. Faut répéter lundi soir, même si on sait que ce sera hostile à souhait. Si nous sommes à égalité après 10 minutes de jeu, nous serons en bonne position.»

Sorti du match vendredi après avoir accordé six buts sur 36 tirs, Justin Blanchette obtiendra le départ entre les poteaux. «On lui donne le filet pour ce qu’il a fait dans la série, et aussi en raison de où il est rendu dans sa carrière. C’est un gars de caractère, aucun doute qu’il va rebondir.»

Carnet de notes

Le vétéran de 20 ans Jérémy Manseau est discret depuis le début de la série, blanchi de la feuille de pointage lors des cinq premiers matchs. En incluant la fin de saison, le Trifluvien n’a amassé qu’un seul but et trois passes à ses 17 derniers matchs… Le président Roger Lavergne et le directeur des opérations Claude Vallée ont pris la route de l’Abitibi tôt lundi matin afin d’être présents pour le match numéro six. Vallée en avait fait la promesse aux joueurs. «Ils m’avaient demandé pourquoi je n’allais pas à Rouyn en début de série, je leur avais dit que je me déplacerais s’ils se débrouillaient pour y retourner après nos matchs locaux. Les joueurs ont fait leur part, à moi de faire la mienne», rigolait Vallée. Cette escapade comprime l’agenda de Lavergne et Vallée, qui vont recevoir Simon Kean et Dillon Carman pour une conférence de presse mercredi après-midi à Shawinigan. «Mais nous restons quand même à Rouyn si nos Cataractes provoquent un match sept, même si ce sera serré pour le retour.»