Dillon Carman assure que Simon Kean ne fera pas le poids contre lui en juin.

«Simon n’est pas de mon calibre»

Trois-Rivières — Dillon Carman (14-4, 3 K.-O.) promet de suivre attentivement le combat de Simon Kean samedi. Le boxeur ontarien est toujours prêt à accorder une revanche au Trifluvien le 15 juin prochain à shawinigan, si le clan Kean revient à la charge avec une offre qu’il juge raisonnable.

«Ils ont voulu profiter de ma défaite en Russie pour m’imposer un contrat ridicule. Désolé, mais ça c’est non. Si j’avais gagné en Russie, est-ce qu’ils auraient augmenté ma bourse? Bien sûr que non! Mes demandes ne sont pas extravagantes, je veux juste être payé à ma juste valeur. Quand on me présentera un contrat qui a de l’allure, je vais le signer avec plaisir», souligne l’ex-champion canadien, qui assure que sa défaite expéditive face à Evgeny Romanov le 22 février n’a laissé aucune séquelle. «C’était une mauvaise soirée, c’est tout. Je ne cherche pas d’excuse, mais j’ai sous-estimé l’effet du décalage horaire. Il m’a rapidement touché avec quelques bons coups et j’ai senti mes jambes fatiguées, alors je n’ai pris aucune chance. C’est du bagage d’expérience de plus. On apprend toujours dans la vie. J’ai pris quelques jours de congé, puis je suis rapidement revenu au gymnase afin de me préparer pour le 15 juin. Si ce combat ne se fait pas, ce ne sera pas de ma faute», plaide-t-il.

Carman est convaincu que sa mésaventure russe n’enlève pas de lustre à la revanche. «J’ai battu Simon, il a besoin de me battre pour prouver que c’était une erreur. Le seul problème, c’est que je suis bien meilleur que lui. La vérité, c’est qu’il n’est pas de mon calibre. Je lui ai botté le derrière en octobre. Et ça va me faire plaisir de le faire une deuxième fois par chez vous si les promoteurs veulent réellement mettre sur pied la revanche.»

Carman sait que les négociations entre les deux clans se sont intensifiées ces dernières heures. Il ne demande pas mieux que d’aller signer son contrat au Casino samedi! «Mon plan était d’écouter le combat sur Internet mais si on m’invite au Casino, je vais y aller avec plaisir! On peut même faire un face à face après son combat, j’ai rien contre. J’ai du fun à faire ce genre de chose, et je sais que ça peut mettre le feu aux poudres. Ils savent où me trouver s’ils veulent que je sois ringside!»