Simon Kean a offert un ours en peluche à son adversaire de samedi, Mike Sheppard, qui a d’abord paru étonné, mais qui s’est bien amusé du geste par la suite.

Simon Kean se méfie de Mike Sheppard

Trois-Rivières — Simon Kean a une dernière mission à réaliser avant la fin de 2018. Ça se passe samedi soir à Laval, en sous-carte du combat de championnat du monde impliquant David Lemieux et Billy Joe Saunders. Le poids lourd mauricien, invaincu en 11 combats chez les pros, sera défié par un vieux routier nommé Mike Sheppard (25-21-2).

Ce dernier est un remplaçant de dernière minute pour Raphael Zumbano Love (39-16-1). Et ce n’est pas Kean qui va se plaindre d’un changement d’adversaire. «Love a peut-être un peu plus de talent, mais il ne lance pas de coups. Il est pas mal rendu à l’étape de se présenter pour encaisser un chèque. J’anticipe autre chose de Sheppard. Il n’est pas le plus doué, mais il vient pour se battre. Il va s’essayer», prévoit Kean. «Ça fait mon affaire! Un gars qui donne des coups, il s’expose à en recevoir. Ça va donner un bon spectacle!»

Sheppard est un Américain de 6’2’’ qui a montré à la pesée hier qu’il s’entraînait avec rigueur. Kean n’a pu s’empêcher de le taquiner. «Il est en forme, c’est parfait. Je lui ai donné un toutou, en lui souhaitant la bienvenue au Canada. Je lui ai promis de bien prendre soin de lui dans le ring!»

Simon Kean a offert un ours en peluche à son adversaire de samedi, Mike Sheppard, qui a d’abord paru étonné, mais qui s’est bien amusé du geste par la suite.

La rencontre des deux géants est programmée de bonne heure. Le duel Kean-Sheppard ouvrira la soirée à la Place Bell à 17 h. Le protégé de Jimmy Boisvert ne s’offusque pas de cette position peu enviable sur la carte. «C’est sûr que c’est un peu spécial. Quand on y pense, il y a un an, je faisais la demi-finale au Centre Bell. Mais bon, c’est une question de logistique d’abord et avant tout. La présence de la télé américaine au gala vient avec plusieurs contraintes. De toute façon, ça ne change rien à mon boulot. Peu importe l’heure à laquelle je monte sur le ring, je dois être pleinement concentré.»

Réputé pour avoir un peu de mal à sortir des blocs, Kean ne croit pas qu’un combat aussi tôt le désavantage. Il rappelle avoir corrigé cette lacune à sa dernière sortie. «On a travaillé là-dessus à l’entraînement au cours des derniers mois. Les progrès ont paru la dernière fois. Je n’ai aucune crainte à ce sujet.»

Ce sera le cinquième combat du Trifluvien en 2017, année au cours de laquelle il a mis la main sur un premier titre mineur. Il sait que les prochains mois seront plus excitants encore, avec un premier rendez-vous avec ses fans mauriciens le 10 février à Shawinigan. «Je ne connais pas tous les détails, mais je sais que j’aurai un gros défi à relever à Shawinigan la prochaine fois. Ceci dit, je ne veux pas en parler pour l’instant. Sheppard ne me fera pas de cadeau, ce serait bête de croire le contraire. Je vais régler ce dossier-là, puis on aura amplement le temps de reparler de ce qui s’en vient pour moi à Shawinigan», a conclu l’olympien avec sagesse.

Jordan Balmir au Mexique

Le commun des mortels s’envole pour le Mexique à cette période de l’année pour profiter du soleil. Jordan Balmir, lui, est débarqué à Zamora en milieu de semaine pour disputer son septième combat chez les pros!

Le boxeur natif de Drummondville, invaincu en six combats, a accepté d’affronter Ulises Banda (0-3-0) samedi afin de ne pas rester inactif trop longtemps. Celui qui réside à Trois-Rivières et qui s’entraîne sous les ordres de Jimmy Boisvert sera impliqué dans un combat de six rondes chez les poids moyens.

Balmir devra toutefois faire son boulot sans Boisvert à ses côtés, puisque ce dernier sera dans le coin de Simon Kean à Laval. C’est Benoît Fleury qui a accompagné Balmir au Mexique pour son premier combat à l’extérieur du Québec.

Balmir devrait ensuite meubler la sous-carte du gala qui sera présenté à Shawinigan le 10 février. Une conférence de presse devrait officialiser l’événement la semaine prochaine.