Après avoir étudié la possibilité de déménager en Russie ou à Las Vegas, Simon Kean a fait son choix: il s’entraînera dorénavant à Montréal.
Après avoir étudié la possibilité de déménager en Russie ou à Las Vegas, Simon Kean a fait son choix: il s’entraînera dorénavant à Montréal.

Simon Kean met le cap sur Montréal

Trois-Rivières — La séparation avec son entraîneur de longue date Jimmy Boisvert amène Simon Kean à faire des changements plus larges dans sa vie. Après mûre réflexion, il met le cap sur Montréal, où il sera dorénavant encadré par Vincent Auclair.

Ce dernier veille déjà sur la carrière de Clovis Drolet, Vincent Thibault et Thomas Chabot. C’est Camille Estephan qui a fait le pont entre les deux clans pour déboucher sur cette entente.

«Jimmy est un excellent entraîneur. Mais ça ne fonctionnait plus avec Simon. C’était mutuel. Dans ce temps-là, il faut accepter la séparation et aller de l’avant. Vincent m’impressionne beaucoup depuis trois ans, il a fait ses classes. Il travaille étroitement en collaboration avec Marc Ramsay. Côté entraîneur, c’est le futur de la boxe au Québec», plaide Estephan.

Avec son poulain, Estephan a jonglé avec différents scénarios. Au départ, il voulait le confier à un entraîneur russe. Il y a eu des discussions aussi pour le faire déménager à Las Vegas. En bout de piste, Montréal était la meilleure destination selon Kean.

«Les bons boxeurs russes sortent de leur pays quand ils en ont l’occasion, je ne verrais pas pourquoi je ferais le contraire. Vegas, c’est sûr que c’était tentant. Si j’avais été plus jeune, c’est le scénario que j’aurais privilégié. Mais vu mon âge, ma situation, la possibilité de travailler avec Vincent et tous les services qu’Eye of the Tiger management peut me fournir, Montréal c’était la meilleure option. Alors j’ai mis mon condo à Trois-Rivières sur le marché de la location.»

À son premier divorce avec Boisvert, il avait également tenté de s’établir à Montréal, avant de revenir au bout de quelques mois. Kean assure que ce sera différent cette fois.

«C’est un ensemble de facteurs qui m’avaient ramené à Trois-Rivières. C’est correct et ça s’est bien passé, mais ce n’est pas parce que je détestais Montréal. Je suis en train de franchir une nouvelle étape dans ma carrière et pour moi, il est important de m’établir près de mon entraîneur. Je cherchais quelqu’un de passionné, qui a du temps à me consacrer, et c’est ce que je crois avoir trouvé. Je suis impatient de me retrouver au gym sous ses ordres.»

La transition devrait se faire au début avril, le temps que le Grizzly orchestre son déménagement. Estephan tient à voir son protégé travailler avec Auclair au moins pendant deux mois avant de le replacer sur un ring, alors que sa prochaine sortie devrait s’effectuer entre les câbles en juin.

«C’est important de se donner du temps pour voir si la chimie entre les deux va se faire. À la boxe, c’est même primordial. Simon et Vincent vont s’apprivoiser pendant quelques mois, puis on verra si ça peut fonctionner à long terme.»

À Shawinigan en juin?

Kean n’a rien contre l’idée d’attendre à juin avant de se retrouver sous les projecteurs à nouveau. À ce sujet, Le Nouvelliste a appris que les Cataractes de Shawinigan étudiaient en ce moment la possibilité de tenir un gala au Centre Gervais Auto le week-end de la fête des Pères. Information qu’Estephan a confirmée du bout des lèvres.

«J’ai toujours apprécié notre collaboration avec les Cataractes, ce n’est pas un secret. Alors oui, il est très possible que le prochain combat de Simon soit à Shawinigan. Il n’y a rien de confirmé toutefois, mais je dois discuter avec Roger (Lavergne) dans les prochains jours», conclut Estephan.