Simon Kean est toujours invaincu en huit combats chez les pros. Son dernier combat remonte au 29 janvier au Centre Bell contre Avery Gibson.

Simon Kean: du Centre Bell au Métropolis

Est-ce que l'air de la Jamaïque a eu un effet apaisant sur Simon Kean? À quelques heures de la pesée en vue de son combat de jeudi contre Michael Marrone (21-6, 15 K.-O.) au Métropolis de Montréal, le boxeur de Trois-Rivières est revenu sur sa préparation des dernières semaines.
«Ça fait longtemps que je ne me suis pas senti autant détendu avant un combat», concède le colosse à la fiche parfaite (8-0, 7 K.-O.).
Cet état d'esprit s'explique en partie par l'absence du cirque médiatique associé à son dernier combat, au Centre Bell, face à Avery Gibson. Mis à part une sortie chez le coloré Ron Fournier de l'émission de radio Bonsoir les sportifs, mercredi, Kean n'a pas goûté au même bain de foule cette fois-ci. Dans les circonstances toutefois, il n'y a rien d'étonnant.
Le premier gala de la série L'Antre du Tigre, présenté par Eye of the Tiger Management, ne sera accessible que par Internet. La soirée se déroule avec la formule sous invitation. À peine quelques billets sont disponibles pour le grand public.
Pour Kean cependant, cette réalité ne change pas grand-chose sur le plan strictement sportif. Marrone, bien qu'il ne représente pas la plus grande menace, s'est déjà frotté aux champions du monde Guillermo Jones et Shannon Briggs, combats au cours desquels il fut dominé.
L'Américain de 31 ans avait connu un début de carrière intéressant, mais comme ça arrive souvent à de nombreux pugilistes, il n'a pas été en mesure de livrer la marchandise face aux boxeurs plus redoutables de sa catégorie.
«J'ai eu de bonnes semaines à l'entraînement après un beau voyage en Jamaïque. Je me sens bien, surtout que je connais l'identité de mon adversaire depuis un mois. On a pu se préparer en conséquence», partage Kean, dont le combat fera office de demi-finale jeudi.
Il précédera ainsi le choc entre le Kazakh d'origine Batyr Jukembayev et le Mexicain Cosme Rivera pour le titre IBO International des poids super-légers.
«Ça n'a pas été la période d'entraînement la plus évidente pour Simon», poursuit son entraîneur Jimmy Boisvert, avec qui il est de nouveau associé depuis le début de l'année.
«On passe du Centre Bell au Métropolis et on recommence à forcer loin des projecteurs. On ne parle pas de la même envergure! Les informations sur Marrone n'ont pas été faciles à trouver non plus. Il a l'air assez grand, mais très gros. J'ai hâte de le voir devant Simon.»
À l'entraînement, Kean a pu enfiler les gants avec Aaron Huggins, l'actuel champion canadien amateur, le même type que le Trifluvien avait vaincu en novembre 2014 pour reconquérir le titre des super-lourds.
Le gala de jeudi commence à 19 h et, moyennant une dizaine de dollars, les internautes peuvent le visionner au punchinggrace.com. La pesée officielle aura lieu mercredi.
Un désir de vengeance
En ce qui a trait au gala en plein air à l'Amphithéâtre Cogeco, prévu le 17 juin, le clan de Simon Kean ignore encore s'il fera les frais de la finale et qui se dressera devant le puissant cogneur pour l'occasion. Eye of the Tiger Management doit d'ailleurs confirmer le tout dans les prochaines semaines. Chose certaine, la date du 17 juin a été réservée.
Et l'affrontement souhaité impliquerait un choc avec Adam Braidwood, qui a battu Éric Martel-Bahoeli à Québec récemment pour la ceinture vacante des poids lourds de la World Boxing Union (WBU). C'est cette ceinture que Kean reluque.
«Notre préférence, c'est Braidwood, confirme Kean. Je veux venger la défaite de mon ami Éric. Je lui réserve quelques surprises s'il accepte de m'affronter!»
«Voir deux gars de 6 pi 5 po se taper dessus à l'Amphithéâtre, je pense que ça donnerait un bon spectacle aux amateurs de Trois-Rivières», sourit Boisvert, qui exclut pour l'instant la candidature du champion canadien Dillon Carman comme potentiel adversaire de son poulain.
«Il participe à l'émission Big Brother Canada et il a l'air gras comme un voleur!»
Braidwood a déjà manifesté son intérêt de se mesurer autant à Kean qu'à Carman.
Balmir à l'oeuvre samedi
Simon Kean ne sera pas le seul boxeur de Jimmy Boisvert en action cette semaine. Jordan Balmir (3-0, 2 K.-O.) de Drummondville montera dans le ring samedi à la Tohu de Montréal. Le Hongrois Akos Kovacs (2-2, 1 K.-O.) se dressera alors devant lui. Balmir est invaincu en trois combats chez les pros jusqu'ici.
«Ça risque d'être sa dernière sortie chez les 160 livres. Après on passerait chez les 154 livres», indique Boisvert, en ajoutant que son jeune protégé est dans une forme resplendissante.