Simon Kean est sur le chemin du retour.

Simon Kean au boulot

TROIS-RIVIÈRES — Après quelques semaines de repos, Simon Kean a repris l’entraînement il y a une dizaine de jours. Rien de trop compliqué, seulement pour repartir la machine. C’est à partir de la semaine prochaine, avec son entraîneur Jimmy Boisvert, qu’il poussera à fond, question de déterminer s’il est en mesure de reprendre le collier au début de 2019.

«Nous avons une date en tête, et un plan. Mais pas question d’en parler avant de voir comment il va réagir la semaine prochaine. C’est la santé de Simon qui passe en premier», souligne son patron Camille Estephan d’Eye of The Tiger Management.

Ce qui semble toutefois acquis, c’est que le combat de retour du Trifluvien ne sera pas contre Dillon Carman, qui a souillé sa fiche immaculée en octobre dernier en lui passant le k.-o.

L’Ontarien avait dit après le combat être prêt à lui accorder une revanche mais semble-t-il qu’il a changé son fusil d’épaule. «Simon, Jimmy et moi, nous étions tous d’accord pour reprendre immédiatement Carman. Nous avions une entente, mais le clan Carman a reculé.»

Estephan ne fait pas de cachette, c’est la question monétaire qui bloque la revanche. «C’est compliqué soudainement, il y a plusieurs personnes dans le portrait du clan Carman. Nous avons déposé une offre très généreuse, mais ces gens semblent surestimer la valeur de leur boxeur. Or c’est Simon la vedette, c’est lui que les gens veulent voir boxer. Vous savez, il y a différentes façon de refuser de monter sur un ring avec un gars. L’une d’elles, c’est de refuser les offres en disant que ce n’est pas assez», lance Estephan sur un ton un peu moqueur. «Ce n’est pas grave, on va trouver un adversaire aussi bon, sinon meilleur que Carman, quand Simon sera prêt à faire son retour.»

Pas pressé

Mais Estephan insiste, son poulain devra faire la démonstration à l’entraînement qu’il est parfaitement rétabli avant de passer à la prochaine étape.

«Ce qui s’est passé avec Adonis Stevenson fait réfléchir, c’est sûr. J’ai l’intention d’ailleurs de rencontrer tous mes boxeurs prochainement, pas juste Simon. Il y aura un seul message pour tous: si les choses ne se passent pas à mon goût lors d’un camp d’entraînement, je vais annuler le combat. Peu importe l’enjeu.»

«On ne peut pas éliminer totalement les risques en boxe, mais on peut certainement les diminuer. Et un des moyens à notre disposition, c’est la préparation. Il n’y aura aucun passe-droit pour personne», martèle le promoteur.