Jeff Shields a épaté lors de sa première saison avec les Aigles. L'ancien espoir des Diamondbacks s'était même taillé une place de choix parmi les meilleurs lanceurs des ligues indépendantes, selon Baseball America.

Shields et Sarianides de retour

Au terme de la première saison des Aigles Can-Am, le gérant Pierre-Luc Laforest avait ciblé quelques joueurs qui, prédisait-il, ne seraient pas de retour dans le giron du club pour la saison 2014. Des gars qui allaient - et devaient - avoir une chance dans le baseball affilié. Les lanceurs Jeff Shields et Nick Sarianides figuraient sur la courte liste de l'entraîneur. Ils sont aujourd'hui répertoriés sur sa liste... de protection!
Les Aigles ont confirmé hier la signature des deux artilleurs. Shields, bon premier pour la moyenne de points mérités dans le circuit Wolff (2,43), a conclu la campagne 2013 avec neuf gains et autant de revers. Considéré comme l'as de la rotation, la revue Baseball America en avait fait son quatrième meilleur espoir issu des ligues indépendantes.
Il s'est également taillé une place sur la prestigieuse équipe d'étoiles du baseball indépendant. Seul Jeremy Barnes, des Jackals du New Jersey, était parvenu à l'imiter.
Shields fut sans contredit, avec le troisième-but Cam Kneeland, le porte-couleurs des Aigles ayant démontré le plus de constance tout au long de l'été. Son retour marque une étape cruciale dans le processus de recrutement de Laforest. «À moins d'une blessure (NDLR: des problèmes de dos ont miné sa carrière depuis qu'il a été repêché par les Diamondbacks de l'Arizona), il va nous donner la même chose que l'an passé, estime le gérant. «Jeff, c'est le gars qui contraint l'adversaire à frapper des roulants. Il ne se démarque pas par sa vélocité, mais sa balle tombante fait des ravages. En général, ses balles ont beaucoup d'effet.»
Cela n'a toutefois pas été suffisant pour convaincre les dépisteurs. Dans les derniers mois, Shields a pu se délier le bras devant trois ou quatre représentants d'équipes du baseball affilié. Ces rencontres, bien que concluantes, n'ont pas abouti à une invitation dans un camp d'entraînement.
«J'ai reçu beaucoup d'appels pour lui, mais au final, je pense que les dépisteurs souhaiteraient que sa balle atteigne les 91 milles à l'heure. Présentement, elle se situe entre 87 et 89, plusieurs aimeraient qu'il retire davantage de frappeurs sur des prises. Tant qu'à moi, les gars ne font que rechercher des excuses! Avec son arsenal, Jeff aurait sa place dans l'affilié. Mais on ne crachera pas sur son retour non plus!»
Avec Matt Rusch, Laforest mise désormais sur deux prétendants au poste de lanceur numéro un. Et les profils sont bien différents. «En 130 ou 140 manches, Rusch peut aller chercher 120 retraits au bâton. Il mise sur un excellent changement de vitesse, il garde tout dans le genou. Tu pourrais flipper un trente sous pour choisir l'un ou l'autre. On verra au camp!»
Quant à Nick Sarianides, il campait le rôle de spécialiste de la neuvième manche. Après un départ houleux, l'ancien espoir des Indians de Cleveland avait retrouvé ses repères en milieu de saison. Il a finalement terminé la campagne avec une moyenne de points mérités à 4,78 en 37,2 manches de travail. Sa WHIP (l'addition des buts sur balles et des coups sûrs accordés par manche lancée) indiquait 1,513. Laforest aimerait que cette statistique baisse à 1,0. «Il doit développer sa constance, ce fut sa principale carence l'an dernier chez nous.»
Par ailleurs, tout porte à croire que Brett Flowers ne sera pas de retour avec les Aigles pour une deuxième saison. Il aurait accepté un emploi à Sioux City. Laforest aimerait s'entendre avec un premier-but d'ici deux semaines.