Yves Tremblay va se concentrer sur les activités de son équipe de hockey senior AAA, le Climatisation Cloutier de Trois-Rivières.

Sauvetage des Draveurs: «c’est mort»

TROIS-RIVIÈRES — La Ville de Trois-Rivières n’ayant pas bonifié son offre au cours des derniers jours, Yves Tremblay a avisé la Ligue nord-américaine de hockey que son groupe se retirait du sauvetage des Draveurs, abandonnés il y a quelques semaines par Étienne Boileau après une seule saison d’exploitation.

L’homme d’affaires avait fait savoir lundi au responsable des loisirs, Jean-Marc Bergeron, qu’il n’irait pas de l’avant avec son offre d’une somme de 40 000 $, des heures de glace gratuites et de l’opération des concessions, en expliquant qu’il avait besoin d’un minimum de 35 000 $ supplémentaire pour s’aventurer dans ce dossier où plusieurs gestionnaires ont perdu beaucoup de fric ces dernières années dans la cité de Laviolette. Il espérait qu’en réduisant sa demande de 125 000 $ à 75 000 $, la Ville ferait un effort supplémentaire pour appuyer des actionnaires locaux prêts à donner une dernière chance à ce produit. Or Bergeron a fait savoir mardi après-midi que les élus municipaux restaient sur leurs positions.

«Notre offre est là. Elle est encore disponible. Et c’est une offre généreuse quand on la compare aux autres marchés de la LNAH. La Ville a fait son effort», explique Bergeron. «Si Yves change d’idée, il sait où me trouver. On veut garder l’équipe chez nous. Mais pas à n’importe quel prix.»

Bergeron n’a pas besoin d’attendre à côté du téléphone, Tremblay assure qu’il passe à autre chose. «C’est mort. À un moment donné, il faut se positionner. Il y a tant de choses à faire pour remettre cette concession sur les rails, pas question d’attendre à la fin de l’été avant de prendre les guides. C’est à ce moment-ci qu’on devait bouger si on voulait avoir une chance que ça fonctionne. Je respecte le travail de Jean-Marc Bergeron dans le dossier, je sais aussi que ce n’est pas lui qui prend les décisions. En bout de piste, on ne nous offre pas des conditions appropriées pour opérer, alors on se tasse», explique Tremblay, qui ne veut pas commenter davantage pour l’instant car il a eu vent que certains partisans tentaient de mettre sur pied un nouveau groupe pour prendre en main l’équipe. «Je ne veux pas leur couper l’herbe sous le pied en livrant le fond de ma pensée maintenant. Si les conditions de la Ville leur plaisent, je leur souhaite sincèrement bonne chance dans leurs démarches.»

Jean-Marc Bergeron confirme qu’il a eu un appel à ce sujet lundi. Denis Brodeur, actif sur les réseaux sociaux, serait celui qui s’est manifesté selon les informations du Nouvelliste. Bergeron n’a pas voulu confirmer son identité mais il reconnaît l’avoir renvoyé faire ses devoirs avant de discuter plus en profondeur. «Ça me prend un plan d’affaires sérieux entre les mains s’il veut aller plus loin», a dit Bergeron.

Le plan est prêt, assure Brodeur, qui a accepté de dévoiler ses intentions au Nouvelliste. «Ça fait un mois et demi que je travaille là-dessus. Je ne suis pas seul, j’ai Gilles Péloquin et Jimmy Vachon derrière moi. Je suis un Draveurs, je crois aux Draveurs, et nous n’attendons que l’approbation des dirigeants de la ligue pour déposer notre plan. On a eu deux discussions jusqu’à maintenant, ça devrait aboutir rapidement.»

Brodeur croit qu’avec ce que propose la Ville et 600 personnes par match au Colisée, il arrivera à faire ses frais. «Ce n’est pas vrai que Trois-Rivières n’est pas un ville de hockey. Dans le temps de Michel Bergeron, l’ambiance était incroyable. C’est ça qu’on veut recréer. Étienne Boileau a manqué son coup l’an dernier, on ne répétera pas les mêmes erreurs. On va être limpide avec les fans. Notre structure est prête, nos hommes de hockey aussi. Dès que la ligue nous fait signe, on part la machine.»