Alexis Santos n’a pas peur de Simon Kean. Même s’il concède que le Trifluvien est plus gros que lui, Santos dit qu’il a plus de puissance.

Santos se dit «prêt à mourir sur le ring»

Shawinigan — C’est sans complexe que le clan d’Alexis Santos (18-2, 16 K.-O.) est débarqué en Mauricie mardi après-midi, quatre jours avant d’en découdre avec Simon Kean (12-0, 11 K.-O.) en finale du gala de boxe orchestré par les Cataractes et Eye of the Tiger Management, au Centre Gervais Auto.

À son premier point de presse avec les médias locaux en début de soirée, l’Américain a promis qu’il n’était pas venu jouer les touristes dans la ville de l’électricité. Si certains des adversaires de Kean ont rapidement plié bagage, préférant encaisser un chèque de paie sans douleur, Santos assure qu’il va donner tout ce qu’il a pour causer une surprise.

«Chaque fois que je monte sur le ring, c’est pour un combat dur. Je ne me suis jamais couché devant un autre boxeur, et ce n’est pas samedi que ça arrivera. Je m’attends à un combat de chiens! Je suis prêt à mourir sur le ring. C’est ma deuxième opportunité pour une ceinture IBO, c’est mon occasion de briller. Il veut prendre la nourriture dans mon assiette, et ça n’arrivera pas», racontait l’ex-champion de la Nouvelle-Angleterre, conscient que plusieurs amateurs ne donnent pas cher de sa peau samedi soir.

«Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent. Moi je n’ai rien à perdre. J’ai déjà une défaite à ma fiche, ça ne me préoccupe pas du tout. Je suis sur le terrain de jeu de Kean, devant ses fans, alors la pression est sur lui. La seule chose que je veux, c’est livrer un gros combat. J’ai de l’expérience, je suis bien entraîné et je me suis toujours battu contre des gars plus gros. Ceux qui vont parier sur Kean à cause de son gabarit vont trouver la soirée longue. Il est plus gros, mais il n’est pas plus puissant que moi.»

Son entraîneur, Sean B. Farley, croit que les promoteurs ont fait une grave erreur en faisant appel à son poulain pour remplacer Solomon Haumono qui a préféré, après mûre réflexion, la retraite à un tête-à-tête avec le Grizzly.

«Ils croyaient sûrement avoir un avantage parce que nous avons reçu l’appel à trois semaines d’avis. Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est que nous travaillons au gymnase depuis le début décembre. Alexis est toujours dans le gym. Ceux qui viendront au gala vont assister au meilleur combat de poids lourds présenté au Québec depuis des lunes», estime Farley. «Les deux boxeurs ont de la puissance. Je pense que les deux vont aller au plancher. Je sais comment Alexis va réagir si ça arrive, c’est un battant. Kean, si ça lui arrive, personne ne sait comment il va réagir.»

Farley dit n’avoir eu aucun mal à dessiner un plan de match après avoir étudié le Trifluvien sur vidéo. «J’ai vu beaucoup de qualités. J’ai vu beaucoup de faiblesses aussi. La vérité, c’est qu’il n’a pas encore affronté personne chez les pros. Ce sont les faits: dans la liste de ses adversaires, il n’y a rien d’impressionnant là-dedans. Je ne peux évidemment pas dévoiler notre plan, mais tout est en place pour faire vivre une bien longue soirée à Kean», lance le coloré entraîneur.

Il y aura vraisemblablement près de 3500 personnes pour appuyer le protégé de Jimmy Boisvert samedi. En mettant les pieds au Centre Gervais Auto mardi, Farley a eu une impression de déjà vu. «C’est un bel aréna. Ça m’a fait penser à Rocky IV. On le sait que l’environnement sera hostile. Je pense qu’il va arriver pas mal la même chose que dans le film, que les gens vont scander le nom de mon boxeur en fin de soirée. Ma prédiction, c’est que Kean va se faire passer le K.-O. au septième ou au huitième round!»