Samuel Girard en met plein la vue aux dirigeants des Predators de Nashville depuis le début du camp d'entraînement.

Samuel Girard a hâte d'être fixé

Samuel Girard a-t-il joué son dernier match avec les Cataractes? La question se pose maintenant sérieusement, puisque la  Tornade de Roberval est toujours au camp des Predators à moins d'une semaine de l'ouverture de la prochaine saison dans la LNH.
Il reste huit défenseurs en santé sous les ordres de Peter Laviolette et à 19 ans, Girard est évidemment le plus jeune du groupe. Le plus épié, aussi. Chez les médias affectés à la couverture des Predators, tous ont remarqué son applomb. Jeudi face aux Blue Jackets de Columbus, Girard a été utilisé pendant 24 minutes, le deuxième plus haut total derrière le capitaine Roman Josi. Il a entamé le match sur le troisième duo, l'a terminé aux côtés de Josi sur le premier. Malgré le revers de 4-3 en fusillade, Girard a bouclé sa soirée de travail avec un différentiel de +2 et une chance de marquer, ce qui lui a attiré encore une fois les éloges de Laviolette. «Je crois qu'il a excellé à chacun des matchs qu'il a joués. Ce que j'aime de lui, c'est son jeu avec la rondelle quand il est sous pression dans sa zone défensive  et sa capacité de créer des jeux et les exécuter. On regarde de près sa façon de répondre en défensive et même s'il a joué contre de gros alignements, il fait très bien les choses défensivement», analysait Laviolette dans son point de presse après la défaite.
Ces propos se sont rendus aux oreilles du jeune homme natif du Lac-Saint-Jean. S'il a toujours clamé avant de partir pour Nashville que son but était de faire l'équipe, Girard a acquis la conviction ces dernières semaines qu'il était prêt pour la grande graduation. Reste à attendre le verdict des Predators, qui devrait tomber en début de semaine. «Je suis très content de mon camp. J'ai gagné 10 livres de muscles cet été, ça m'aide. Les quelques matchs joués dans la Ligue américaine en fin de saison l'an dernier m'ont aussi mis en confiance. C'est l'fun de savoir que les entraîneurs sont contents de ce qu'il voit. Mais, je ne tiens rien pour acquis. Le camp n'est pas terminé. J'ai hâte d'être fixé, par contre.»
Certains s'étonnent à Nashville de le voir aussi solide même si les Predators le promènent sans retenue sur leur échiquier. Gaucher, l'arrière le plus productif dans la Ligue canadienne de hockey ces deux dernières saisons a souvent été testé à droit. Pas de souci pour Girard, qui pense disposer des outils pour bien s'ajuster au plus haut niveau. «Ma vision du jeu m'a toujours servi et c'est encore plus vrai ici entouré d'autant de bons joueurs. Les gars sont toujours bien placés, j'ai toujours des options. C'est plus facile de travailler dans ces conditions-là», confie-t-il, en ajoutant qu'il se sent apprécié à l'interne. «Les vétérans me parlent, ils me mettent à l'aise. C'est vraiment une bonne gang de gars ici.»
Les entraîneurs, eux, y vont de certaines directives sur la glace lors des séances d'entraînement mais sinon, Girard s'attend à un premier meeting... quand les dernières décisions auront été prises. «C'est comme ça que ça se passe chez les pros, c'est correct. Je ne suis pas en pension non plus, je suis à l'hôtel. L'équipe assume qu'on peut prendre soin de nous. Ça fait mon affaire, j'aime bien comment ça fonctionne!»
Une dernière audition?
Les Predators disputent un dernier match préparatoire samedi. Girard a enfilé leur maillot lors de quatre de leurs cinq matchs préparatoires jusqu'ici mais il igorait vendredi après-midi si Laviolette le lancerait dans la mêlée pour une ultime audition. «Pas de problème si on me demande de jouer samedi. Je ne changerai rien à mon jeu. Pourquoi je serais davantage nerveux? La pire chose qui peut m'arriver, c'est que je retourne junior connaître une dernière grosse saison. J'ai tout à gagner, c'est comme ça que j'aborde les choses.»
Non, Girard n'a pas commencé à magasiner un logement dans la ville du country. Il n'y a encore rien de cimenté. Mais il s'est promené un peu en ville vendredi, et il se voit sans problème s'installer à Smashville si on lui donne le feu vert. «Tout ce que je contrôle, c'est mon jeu et mon attitude. Les décisions, ce sont les Predators qui doivent les prendre. À moi de leur rendre la tâche difficile!»