Ron Choules revient dans l’organisation des Cataractes, comme entraîneur-chef cette fois.
Ron Choules revient dans l’organisation des Cataractes, comme entraîneur-chef cette fois.

Ron Choules aux commandes à Shawinigan: un «player’s coach» pour une saison qui s’annonce atypique

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Une trentaine de joueurs se rapporteront au camp des Cataractes, vers le 26 août. L’organisation a annoncé vendredi que c’est Ron Choules qui les accueillera, le Montréalais de 57 ans ayant été présenté comme le nouvel entraîneur-chef, le sixième depuis la conquête de la Coupe Memorial en 2012.

Il s’agit d’un retour à Shawinigan pour celui qui est considéré comme un «player’s coach», expression souvent utilisée dans l’univers de notre sport national pour décrire un entraîneur près de ses joueurs.

Ça tombe bien, ceux qui enfileront les chandails des différentes formations de la LHJMQ pour la saison 2020-21 risquent de passer encore plus de temps ensemble!

«On vivra une année différente des autres», convient d’emblée le directeur général des Cataractes, Martin Mondou, appuyé dans le processus par son adjoint Mario Carrière et l’un des actionnaires du club, l’ancien de la LNH Pascal Dupuis.

La plus vieille organisation du circuit devait trouver un remplaçant à Gordie Dwyer, dont le passage en Mauricie se sera limité à 12 rencontres de calendrier régulier, à l’hiver 2020. Ce dernier vise un retour derrière le banc, mais chez les professionnels.

«Ron sera près de nos joueurs, c’est ce qu’on recherchait. Ce n’est peut-être pas quelqu’un qui arrive de la LNH, mais pour nous, c’est important qu’il cadre bien au sein de l’équipe. Il est la meilleure personne pour nous diriger, dans la phase actuelle de notre cycle.»

Choules avait été embauché par les Cataractes avant le repêchage midget, au début du mois de juin. Son rôle n’avait toutefois pas été défini à l’époque. Son premier passage à Shawinigan remonte à la saison 2016-17, la dernière de Samuel Girard dans le hockey junior.

«J’arrive dans une équipe qui a encore beaucoup de talent offensif et de potentiel, comme à l’époque», note celui qui a aussi piloté le Titan d’Acadie-Bathurst (cinq saisons) et les Screaming Eagles du Cap-Breton (deux saisons) dans la LHJMQ.

«La tâche du personnel d’entraîneurs sera de responsabiliser tout ce monde, et ce, dans les trois zones. Je suis conscient qu’il y aura beaucoup d’attentes cette année à Shawinigan, sauf que le but premier est d’abord d’entrer en séries et de performer. De mon côté, je ne m’ajouterai pas une pression additionnelle sur les épaules, parce qu’il y a toujours une pression de bien faire.»

Comme tout le monde, Choules a hâte de voir comment les choses évolueront dans le circuit dans les semaines à venir.

On apprenait cette semaine que la Santé publique du Québec avait donné son aval au plan de relance de la LHJMQ. La saison de 60 matchs exclusivement entre rivaux de divisions devrait s’amorcer en octobre, avec une limite de 250 spectateurs dans les gradins.

«Ce sera la même chose pour tout le monde. Les bulles, l’école, les matchs: il faudra s’adapter et je serai là pour eux. Je suis proche de mes joueurs, mais je suis aussi capable de leur dire la vérité!»

Choules semble effectivement avoir été apprécié des joueurs de la cuvée 2016-17. Girard, aujourd’hui l’une des pièces maîtresses de l’Avalanche du Colorado, a salué son arrivée dans la cité de l’Énergie en réagissant à la publication de la nouvelle sur les réseaux sociaux. «Ron is back», a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.

Philippe Roy comme adjoint

Pour seconder Choules, les Cataractes s’adjoignent les services de Philippe Roy, un type qui a roulé sa bosse dans la NCAA aux États-Unis autant comme joueur que dans le rôle d’entraîneur. Ex-défenseur, l’homme de 43 ans dirigeait le programme des Hounds de Notre-Dame de la Ligue de hockey junior de la Saskatchewan depuis deux saisons.

«Dans ce contexte spécial, nos deux entraîneurs derrière le banc auront beaucoup de responsabilités», affirme Mondou, qui croit aussi que le bagage d’expérience cumulé par Roy de l’autre côté de la frontière amènera une dynamique intéressante aux Cataractes.

Le DG soulignait également l’expertise de Choules et Roy en ce qui a trait au développement des défenseurs. Un beau défi pour eux à Shawinigan.

Steve Mongrain (gardiens de but), Elliott Mondou (vidéo) et Pavel Ponomarev (habiletés) sont quant à eux de retour. Pascal Dupuis, comme adjoint aux opérations hockey, s’impliquera aussi auprès des entraîneurs.

Mastrodomenico et Pichette: le portrait est moins clair

Ce sont 34 joueurs qui seront autorisés à prendre part au camp d’entraînement des
Cataractes. La direction a d’ailleurs établi une liste d’une quarantaine de patineurs.

Il serait étonnant de voir l’ancien attaquant des Estacades Thomas Pichette au camp, tandis que le premier choix de l’équipe au repêchage midget, le défenseur Michael Mastrodomenico, évaluerait encore ses options. Les deux conservent un grand intérêt à poursuivre leur carrière dans les universités américaines.
Mondou persiste et signe

Avec un sixième entraîneur-chef mis sous contrat depuis le sacre de 2012, le directeur général Martin Mondou a réitéré qu’il tenait en haute estime tous les hommes de hockey qui sont passés par Shawinigan, après qu’Éric Veilleux ait donné à la ville son premier championnat.

«Je sais qu’on a eu beaucoup d’entraîneurs et que ça tracasse du monde, mais il y a plusieurs manières de voir ça. Dans le junior, ça bouge encore plus que dans la LNH, car on a souvent d’autres opportunités qui se présentent. Parmi les cinq qui sont partis, deux l’ont fait d’eux-mêmes et pour des raisons personnelles.»

«Nous, on pense que Ron Choules est l’entraîneur de choix pour nous amener dans la dernière phase de notre cycle. On pense qu’on a rassemblé un très bon personnel de coachs.»