Jean Pascal n'a eu aucun mal à se débarrasser de son rival Ricardo Marcelo Ramallo en l'expédiant trois fois au tapis.

Retour réussi pour Jean Pascal

À son premier combat en 11 mois, Jean Pascal (31-4-1, 18 K.-O.) n'a pas raté son retour dans l'arène vendredi à l'Amphithéâtre Cogeco. Il a disposé de Ricardo Marcelo Ramallo (21-11-1, 15 K.-O.) par arrêt de l'arbitre au troisième round.
Le Lavallois a dominé son adversaire à partir du deuxième assaut, l'envoyant au sol pour la première fois avec une gauche au corps. Puis, au troisième round, Pascal a atteint son adversaire solidement avec un crochet de droite qui a nécessité un compte de huit. Dès que Ramallo a été de retour sur ses pieds, Pascal a continué son travail de destruction, renvoyant l'Argentin de nouveau au sol. L'officiel a décidé que c'en était assez et a octroyé à Pascal la victoire.
«Je suis satisfait de ma performance. J'aurais aimé disputer plus de rounds, parce que je me sentais rouillé au premier. Mais plus ça allait, c'était beaucoup mieux. Mais pour dire la vérité, à la boxe, on n'est pas payé à l'heure. Je suis donc content d'y mettre un terme au 3e round.»
Si Ramallo a bien lancé quelques attaques au premier assaut, Pascal a dominé le reste du combat.
«Je le trouvais quand même tough. Je lui ai donné un bon coup de poing au corps, il s'est relevé. Je lui ai donné un bon coup de poing à la tête, il s'est relevé. Il aurait voulu continuer mais pour sa santé, l'arbitre a arrêté le combat.»
«Mon objectif, c'était d'avoir de l'allure. C'est à vous de me dire si j'ai eu de l'allure. Mon objectif maintenant, ce n'est pas une question de championnat ou de ceinture. C'est de, comme Donald Trump aurait dit, ''Make boxing great again'' dans la province de Québec.»
La chimie opère avec Larouche
Il s'agissait d'un premier combat pour Pascal sous les conseils de Stéphane Larouche. Autrefois dans des camps rivaux, l'ancien champion du monde se disait bien satisfait de cette première expérience en 12 ans.
«La chimie était très bonne à l'entraînement. La question c'était de savoir si ça allait se transposer dans le ring. Je pense que moi et Stéphane, on fait une très bonne équipe. Je ne pensais pas dire ça un jour, mais c'est agréable de travailler avec Stéphane Larouche.»
L'entraîneur, lui, était satisfait de ce premier résultat, ajoutant que le processus avait été des plus plaisants, surtout que son protégé a mis à exécution les conseils qu'il lui avait prodigués.
«Je lui ai dit que je veux des jabs, au moins 40. Il n'a pas l'habitude d'en donner. J'ai arrêté de compter à 35. Il n'a pas perdu l'équilibre, il était détendu, il avait les mains hautes, je suis content. On est bien conscient que ce n'était pas un champion du monde devant nous, mais dans la manière, Jean a eu de l'allure.»
«Round par round, j'ai commencé à déployer mon arsenal et non pas tout au premier round. Tranquillement, je reprenais mes repères. C'est comme la bicyclette, ça revient vite. Je pense c'est ce qui s'est passé aujourd'hui», a analysé de son côté le boxeur de 34 ans.
À l'extérieur cet été?
Le cabaret de l'Amphithéâtre Cogeco accueillait pour une première fois un événement sportif vendredi, et ce, devant 400 personnes, soit la capacité maximale. Par les fenêtres de l'endroit, on apercevait toutefois les milliers de sièges de la scène extérieure, ce qui semble avoir donné quelques idées à Pascal, qui a déclaré après le combat aux spectateurs sur place qu'il se verrait de retour à Trois-Rivières cet été.
«Les billets se sont vendus en 48 h et les gens étaient derrière moi, souligne le pugiliste. Céline Dion y a chanté, dans un endroit qui peut accueillir 10 000 personnes, je serais honoré de venir boxer ici en plein air.»
Un avis que partageait le promoteur Camille Estephan, de Eye of the Tiger Management, qui a permis le retour de la boxe professionnelle en Mauricie avec deux galas tenus à la Bâtisse industrielle depuis un peu plus d'un an.
«Ce serait difficile de faire mieux que ce que nous avons fait ce soir. Je regarde dehors et je rêve. C'est le type d'amphithéâtre qui est très dur à trouver. Tu peux être à l'extérieur, mais être protégé de la pluie. En plus, c'est la patelin de Simon (Kean)», a conclu Estephan.