L’entraîneur-adjoint Marc-Antoine Senneville et l’entraîneur-chef François Trudeau sont à la barre de la nouvelle équipe d’athlétisme des Patriotes de l’UQTR.
L’entraîneur-adjoint Marc-Antoine Senneville et l’entraîneur-chef François Trudeau sont à la barre de la nouvelle équipe d’athlétisme des Patriotes de l’UQTR.

Retour de l'athlétisme à l'UQTR: «on était rendu là»

TROIS-RIVIÈRES — Disparue depuis 2002, l’équipe d’athlétisme des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) renaît de ses cendres.

Dirigé par l’entraîneur-chef François Trudeau et son adjoint Marc-Antoine Senneville, ce groupe – composé uniquement de coureurs pour l’instant – a commencé ses activités il y a déjà quelques semaines. L’équipe a d’ailleurs pris part à sa première compétition de la saison le 30 novembre dernier à l’Université McGill à Montréal. Certains étudiants-athlètes ont notamment fait belle figure, dont Xavier Houle (premier homme dans les rangs universitaires et au total lors de la course de 3000 mètres), Laurent-Olivier Dumont (deuxième position universitaire et troisième au total à l’épreuve du 1000 mètres) et Jérémy Courchesne (troisième position universitaire et cinquième position au total également lors de l’épreuve de 3000 mètres).

En tout, sept hommes et sept femmes – faisant tous partie de l’équipe de cross country mis à part trois sprinteurs – ont répondu à l’invitation des deux entraîneurs. Ces derniers s’entendent pour dire que l’accession au circuit universitaire d’athlétisme intérieur du Québec était logique, et ce, en raison de la progression de l’équipe de cross country depuis sa création il y a maintenant dix ans. Les deux équipes seront d’ailleurs étroitement reliées. M. Trudeau sera l’entraîneur-chef des deux entités alors le rôle de M. Senneville à titre d’adjoint sera de chapeauter les activités sur le circuit d’athlétisme. Pour sa part, Jean Lemoyne continuera son travail pendant la saison de cross country l’automne.

«Pour attirer des coureurs qui s’entraînent et compétitionnent à l’année, on n’avait pas le choix. On était rendu là», répond spontanément François Trudeau lorsqu’on lui demande pour quelle raison il avait décidé de présenter ce dossier aux dirigeants du service des sports de l’université.

Marc-Antoine Senneville abonde dans le même sens. Coureur de niveau universitaire nouvellement retraité et entraîneur-chef de l’équipe des Diablos du Cégep de Trois-Rivières en cross country, il considère que le développement des coureurs sera favorisé par le fait qu’ils prendront part à des compétitions de niveau universitaire à longueur d’année.

«Un coureur sérieux qui veut se développer doit s’entraîner et compétitionner 12 mois par année, peu importe qu’il se spécialise en cross-country ou en athlétisme», indique-t-il.

«C’est également bon pour la motivation», ajoute pour sa part l’entraîneur-chef.

Belles installations

En 2002, les responsables du département des sports de l’UQTR avaient décidé d’abolir le programme d’athlétisme en raison des installations inadéquates et du faible intérêt des étudiants-athlètes. Avec la réfection de la piste d’athlétisme extérieure, qui sera d’ailleurs complétée le printemps prochain, les astres étaient alignés pour faire revivre cette équipe selon M. Trudeau.

«Ça nous donne un coup main. Avec une piste de 400 mètres dotée de huit couloirs, on pourra accueillir des compétitions de grande envergure. Le championnat canadien pourrait se tenir à Trois-Rivières», lance François Trudeau, conscient que l’argent qui découlerait de la tenue d’événements importants sur la nouvelle piste permettra de consacrer encore plus de ressources au développement du programme.

Lancers et sauts: pas tout de suite

Comme c’est le cas sur la pelouse, les épreuves de course ne sont pas les seules au programme des rendez-vous d’athlétisme qui se tiennent à l’intérieur. Les sauteurs en longueur et en hauteur ainsi que les lanceurs de poids, de javelot et de marteau sont également invités. Par contre, l’arrivée de tels athlètes avec les Patriotes ne se fera pas à court terme selon les deux entraîneurs.

«On va rester avec seulement des coureurs pour les cinq premières années. Nous sommes des entraîneurs de course. Par contre, s’il y a des athlètes qui étudient à l’UQTR qui ont déjà un entraîneur, on pourrait les prendre et les encadrer lors des compétitions», poursuit M. Trudeau.

Fréquentant l’UQTR depuis septembre, le triathlète Félix Plourde-Couture a fait partie de l’équipe de cross country cet automne et poursuivra en athlétisme au cours des prochains mois. Habitué aux longs efforts, il prendra part aux épreuves de 1000, 1500 et 3000 mètres. En plus de lui permettre d’assouvir sa soif de dépassement dans un contexte compétitif, il croit que l’athlétisme lui permettra d’améliorer sa technique de course, et ainsi, être en mesure de faire encore mieux lors de la dernière portion d’un triathlon.

«Un triathlon, ça se gère souvent en débarquant du vélo. Il y a une fatigue qui s’installe en début de course, alors il est possible d’avoir un ‘‘finish’’ qui ressemble à une course de 1500 et 3000 mètres. Il est donc important de développer une telle vitesse», explique le jeune étudiant-athlète.