Tammara Thibeault sera en action dans son ancien club de boxe, à Regina, vendredi, sous les couleurs de l’équipe nationale.

Retour aux sources pour Tammara Thibeault

Trois-Rivières — Tammara Thibeault peine à tenir en place lorsqu’elle pense à son prochain combat. Ce n’est pas tant l’enjeu du duel qui l’énerve à ce point, mais plutôt l’endroit où sera disputé son affrontement face à l’Américaine Naomi Graham. Vendredi soir, la Shawiniganaise d’adoption grimpera dans l’arène du Regina Boxing Club, en Saskatchewan, là où tout a commencé pour elle, il y a une douzaine d’années.

«C’est vraiment cool de retourner là. Ça fait six ans que je ne suis pas allée à Regina. Tous mes amis d’enfance sont là. Ça va être une soirée riche en émotions. Ça s’annonce complètement fou!», lance la pugiliste de 21 ans qui s’entraîne désormais à Montréal sous la direction de Boxe Canada.

Dans le cadre du Ken Goff Memorial Classic, un affrontement traditionnel avec les États-Unis, l’équipe nationale se déplacera avec 8 boxeurs dans la capitale de la Saskatchewan. C’est d’ailleurs le premier entraîneur de boxe de Thibeault, George Goff, qui lui a lancé l’invitation. «Tout ça est très spécial pour moi», souligne-t-elle, fièrement.

Une confiance bonifiée
Un mois après la présentation des Jeux du Commonwealth, en Australie, Tammara Thibeault trace un portrait plutôt positif de cette première expérience dans un rendez-vous de cette envergure. Partie à l’autre bout du monde avec la ferme intention de décrocher la médaille d’or, c’est plutôt avec le bronze au cou qu’elle est rentrée au pays, au terme d’un parcours d’une victoire et une défaite.

«C’était une super expérience de A à Z. Je n’ai pas eu la médaille que je voulais, mais j’ai appris beaucoup de choses. Je suis revenue de là-bas beaucoup plus confiante et aussi consciente de mes erreurs», explique la championne canadienne des 75 kg.

Ceci dit, son niveau de satisfaction envers les Jeux du Commonwealth importe bien peu dans la poursuite de son objectif ultime. Chaque once d’énergie dépensée à l’entraînement ou lors d’un combat ne vise qu’un seul but: les Jeux olympiques de Tokyo en 2020. «Tout ce que je fais, c’est en fonction d’être aux prochains Jeux olympiques.»

Après son combat en Saskatchewan vendredi, Thibeault prendra part à quelques compétitions mineures cet été, question d’être bien préparée en vue de son prochain grand test. En novembre prochain, elle mettra le cap sur l’Inde pour le Championnat du monde senior féminin de boxe. «C’est important pour moi de mettre en banque de l’expérience internationale et de rester active le plus possible.»