Martin Mondou
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Repêchage: les Cataractes devraient parler au neuvième rang

Trois-Rivières — La décision de la LHJMQ de scinder son repêchage en deux phases au début juin est la bonne, selon Martin Mondou. Le directeur-gérant des Cataractes est content d’être fixé sur les dates, ce qui permet à sa petite armée de dépisteurs d’enclencher le processus final de préparation qui va mener à cet encan des joueurs midgets qui s’amorcera le vendredi 5 juin pour la première ronde. Les rondes suivantes seront réalisées le samedi 6 juin, date initiale pour le repêchage conventionnel qui devait se tenir à Sherbrooke. La pandémie mondiale obligera plutôt les 18 équipes de la ligue à faire l’exercice via Internet.

«Ce sera une première pour notre ligue de faire le repêchage en ligne, alors c’est plus prudent d’y aller en deux étapes. Si on a des problèmes techniques le vendredi soir, la ligue pourra s’y attaquer durant la nuit pour revenir avec les correctifs le lendemain», fait valoir Mondou.

Évidemment, la dynamique s’annonce bien différente. Sur le parquet, les hommes de hockey ont l’habitude de se promener de table en table pour magasiner. Cette proximité éliminée, bien malin ceux qui peuvent prédire l’impact qui va en découler. «On va tous le découvrir ensemble! Pour l’instant, on ne sait même pas si on pourra réunir notre équipe de recruteurs dans un même endroit. Si nous sommes tous dans des endroits différents, ça va être moins évident, c’est sûr!»

En théorie, les Cataractes détiennent le septième choix de la première ronde. Par contre, ils devraient reculer au neuvième échelon, car les Tigres et les Foreurs devraient obtenir un choix compensatoire s’ils renoncent au droit de Guillaume Richard et Evan Nause, qu’ils ont été incapables de convaincre de poursuivre leur développement dans la LHJMQ. Tigres et Foreurs ont jusqu’au 27 avril pour statuer dans ces dossiers. Dans le cas des Tigres, ils ont déjà annoncé qu’ils allaient libérer Richard.

Qu’ils repêchent au huitième ou au neuvième échelon, les Cataractes s’attendent à garder ce choix. Pour l’instant, pas question de le monnayer contre du renfort à court terme. Mondou, qui n’a pas de choix de deuxième tour, ne pense pas être en mesure de devancer sa sélection. «Je ne dispose pas des munitions pour m’avancer. Il faut être réaliste.»

Par ailleurs, pas de nouveau dans le dossier du futur entraîneur-chef des Cataractes. Mondou ne semble pas pressé. «Il nous reste du temps. Ça ne donne rien de se précipiter…»