Rémi Royer a servi deux ans comme adjoint avec les Cataractes de Shawinigan.
Rémi Royer a servi deux ans comme adjoint avec les Cataractes de Shawinigan.

Rémi Royer à bon port: il est nommé entraîneur-chef des Estacades 

Trois-Rivières — Lorsqu’il a mis fin à sa carrière de joueur et qu’il a amorcé son implication dans le hockey de développement, Rémi Royer se voyait grimper les échelons jusqu’au midget AAA. Bon, il a fait un détour par la LHJMQ, mais il a atteint son objectif mardi matin, lorsqu’il a été nommé entraîneur-chef des Estacades de Trois-Rivières.

Royer succède à Frédéric Lavoie, qui a mis fin à son règne de huit ans à la barre de l’équipe la semaine dernière pour prendre les guides de la structure intégrée de développement de Hockey-Mauricie, assurant du même coup le leadership du sport-études hockey aux Estacades. Royer secondait Lavoie la saison dernière, après trois saisons comme adjoint dans le junior, à Shawinigan et Victoriaville.

«J’ai commencé dans la structure intégrée de Québec comme pilote au peewee, puis au bantam, puis au midget Espoir. L’opportunité de la LHJMQ s’est ensuite présentée, ce qui n’a pas été mauvais dans mon cheminement puisque j’ai pu ajouter des cordes à mon arc. Reste que le but initial, c’était d’arriver au midget AAA. Au départ, je pensais y arriver à Québec mais je n’ai rien contre l’idée que ça se passe en Mauricie, bien au contraire», souriait Royer, établi depuis plusieurs années dans la région. «J’ai regardé la liste des entraîneurs qui ont dirigé les Estacades, je suis en excellente compagnie! Des gars comme Frédéric (Lavoie), Gilles Bouchard, André Tourigny, que j’estime beaucoup et avec qui je partage plusieurs valeurs. On va former des individus avant des hockeyeurs, et on va les faire grandir à chaque jour.»

C’est ce discours qui a charmé le comité mis en place par le conseil d’administration des Estacades pour choisir le meilleur candidat possible. Michel Morin, gouverneur de l’équipe, ne s’est pas fait prier pour expliquer la décision. «On a rencontré des candidats de l’interne et de l’externe. Rémi a beaucoup d’expérience, et il a été très convaincant en entrevue. C’est un gars qui partage les valeurs de l’organisation. Ses qualités personnelles faisaient de lui le meilleur candidat.»

Morin précise que son mandat ne s’annonce pas de tout repos. En raison de la COVID-19, tout indique que le début de la prochaine saison sera retardé. Pire, l’équipe pourrait être formée… sans camp de sélection! «Ce serait une première. Ce n’est vraiment pas idéal, mais les équipes doivent être formées au plus tard à la fin août en raison du calendrier scolaire. À l’automne, on se prépare à amorcer nos activités uniquement avec des séances d’entraînement. Bien sûr, tout ça peut changer mais c’est le plan le plus réaliste à l’heure actuelle.»

Royer convient que son début de règne sera spécial. «Je connais bien les joueurs du bantam et du midget Espoir de la Mauricie mais c’est sûr que je vais avoir besoin d’aide pour évaluer les joueurs des Bois-Francs. Heureusement, Frédéric ne sera pas trop loin, il va m’épauler là-dedans. Francis Nolin connaît tous les joueurs sur le bout de ses doigts, il sera aussi mis à contribution tout comme plusieurs entraîneurs des deux structures. Si, réellement, il n’y a pas de camp, il faudra être très méticuleux avec notre approche pour construire l’équipe, car on va devoir vivre avec les choix jusqu’à la fin de la saison», conclut-il.