Raphaël Gladu n’est plus membre de l’organisation des Mets.

Raphaël Gladu quitte le baseball affilié

Trois-Rivières — Raphaël Gladu abandonne son rêve de se faufiler jusqu’aux Majeures. Le Trifluvien a demandé – et obtenu – sa libération de l’organisation des Mets de New York, qui voulaient l’installer dans le A cette saison afin de l’aider à apprivoiser les positions de premier et deuxième coussin. «J’avais un bon camp, j’étais satisfait. Mais quand les Mets m’ont rencontré pour me parler de ce plan, j’ai tout de suite senti que ce n’était pas pour moi», explique-t-il avec franchise. «Même avant de partir pour le camp cette année, ça commençait à être pesant d’être loin et d’être au stade à tous les jours. Surtout que je me trouvais loin pas mal des Majeures. C’est pas évident de se rendre là quand tu n’es pas un choix dans les premières rondes. Il faut faire quelque chose d’exceptionnel pour y arriver. Je connais plein de bons joueurs qui n’ont jamais eu leur chance en raison de leur statut. J’aurais pu rester, mais j’ai décidé de rentrer à la maison.»

Libéré samedi, Gladu est déjà en ville. Il a amorcé une réflexion sur l’orientation à donner à son été. Il aime la balle, il va continuer à jouer. Reste à voir dans quel calibre. Sans surprise, les Aigles Can-Am lui ont tendu une perche. «J’ai parlé à T.J. Stanton déjà. Des discussions préliminaires pour l’instant. Je dois voir ce qui me tente. Un boulot? Les études? Du baseball à temps plein dans ma cour? Je vais réfléchir à ça un peu avant de prendre une direction.»

Chose certaine, les Aigles vont lui dérouler le tapis rouge s’il démontre de l’intérêt. Le directeur des opérations, René Martin, ne cache pas le désir de son organisation de le mettre sous contrat. «Nous sommes très surpris qu’il soit disponible. On le croyait dans le baseball affilié pour quatre-cinq ans encore au minimum. C’est tout un joueur! J’imagine qu’il a un petit deuil à vivre, même si c’est sa décision. Sauf que s’il a encore le goût de jouer au baseball de haut niveau, nous allons l’accueillir à bras ouvert», racontait Martin. «Jouer à tous les jours aux États-Unis, et jouer à tous les jours dans ta cour, c’est différent un peu. On va respecter son rythme, c’est normal qu’il ait besoin d’un peu de temps pour décanter tout ça. Il vient de prendre une grosse décision. Quand il aura mis ça derrière lui, nous aurons une offre de contrat pour lui, c’est garanti!»