À sa première saison chez les professionnels, Raphaël Gladu en a fait suffisamment pour obtenir une invitation au  camp de perfectionnement des Mets de New York, qui réunira les meilleurs jeunes espoirs de l'organisation.

Raphaël Gladu invité au camp automnal des Mets

La première saison de Raphaël Gladu dans le baseball professionnel a pris fin jeudi dernier lorsque les Mets de Kingsport ont terminé leur saison régulière. Du moins, c'est ce que croyait le voltigeur trifluvien. La veille, l'organisation lui a annoncé qu'il était un des 45 joueurs de l'organisation retenu pour participer au camp de perfectionnement de l'équipe.
Gladu se rapportera ainsi au complexe d'entraînement des Mets à Port St. Lucie la semaine prochaine, le même endroit où l'équipe tient son camp de printemps. En compagnie des meilleurs jeunes espoirs de la formation, il disputera quelques matchs face aux autres organisations du baseball majeur, en plus de peaufiner son art en compagnie des entraîneurs des équipes du baseball mineur des Mets. La météo pourrait toutefois tout venir chambouler.
«Avec l'ouragan Irma qui s'en vient, ça pourrait frapper la Floride. S'il pleut autant qu'au Texas, j'ai bien l'impression qu'ils vont devoir annuler le tout. Dans mon équipe, il y a cinq ou six joueurs qui ont été invités. Je l'ai su après l'avant-dernier match de la saison. Mon entraîneur me l'a annoncé en me disant que c'était une très bonne nouvelle», explique Gladu, qui profite de quelques jours de repos à Trois-Rivières avant de s'envoler pour la Floride la semaine prochaine.
Des vacances bien méritées pour lui, qui a connu une longue saison qui s'était amorcée en février avec les Bulldogs de Louisiana Tech dans la NCAA. Après un court passage avec les Aigles juniors, il s'est joint aux Mets de Kingsport, au niveau recrue dans la Ligue des Appalaches. Bref, lors des sept derniers mois, il n'y a pas eu beaucoup de jours où il n'était pas sur un terrain de baseball.
«C'est sûr que c'est une longue saison. On a un entraînement le matin, ensuite on va au gymnase, et on doit courir par la suite. Par la suite, c'est la pratique au bâton et on est rendu au match le soir. Mais je n'ai pas été blessé de la saison.»
Après avoir amorcé sa carrière professionnelle sur les chapeaux de roues - il frappait pour ,327 après 14 rencontres - le voltigeur de 22 ans a ralenti, frappant la première léthargie avec les Mets. Il a finalement terminé la saison avec une moyenne au bâton de ,269, en plus d'amasser 14 buts sur balles et autant de points produits en 36 matchs.
Une baisse de régime qu'il explique par la fatigue d'avoir disputé autant de rencontres dans les derniers mois. Il n'est d'ailleurs pas le seul, puisque «mentalement, je me demandais ce qui se passait, et mes entraîneurs ne comprenaient pas non plus. On avait tenté de changer quelque chose dans mon élan, et ça n'a vraiment pas fonctionné. Je suis revenu à la manière que je frappais avant, mais j'ai changé la position de mes pieds, et tout a débloqué», raconte celui qui a frappé pour ,400 lors de sa dernière série de la saison.
Satisfait de ce qu'il a été en mesure de montrer aux Mets, Gladu s'attend à graduer au niveau supérieur l'année prochaine, possiblement au niveau A- dans la Ligue New York-Penn. Si c'est le cas, il évoluerait pour les Cyclones de Brooklyn, à quelques kilomètres du Citi Field où joue le grand club.