Alexander Radulov, au centre, ne doit pas être satisfait de la conclusion de son retour à Montréal...

Radulov éclipsé

Marc Bergevin peut pousser un soupir de soulagement.

Avec tout ce qui va mal avec la saison du Canadien, il n’avait certainement pas besoin qu’Alexander Radulov vienne tourner le fer dans la plaie en volant la vedette au Centre Bell.

Heureusement pour lui, ses joueurs ont livré une brillante performance qui a permis de faire oublier, l’instant d’une soirée du moins, l’excentrique Russe qui manque si cruellement au Tricolore depuis l’automne.

Faute de participer aux séries de la Coupe Stanley, les joueurs du Tricolore ont peut-être voulu faire amende honorable envers leurs partisans en leur offrant un match digne des éliminatoires.

Attaque massive bien huilée, coups d’épaules à profusion, quelques combats, un Antti Niemi au sommet de son art contre ses anciens coéquipiers et, la cerise sur le sundae, un merveilleux effort individuel de Nikita Scherbak qui a fait lever la foule en déculottant Dan Hamhuis et Kari Lehtonen.

À voir aller les porte-couleurs du Bleu-blanc-rouge, on les sentait un brin masochistes de se démener de la sorte, alors que l’espoir des séries éliminatoires est sur le point d’être mathématiquement évaporé.

Ça demeure toujours surprenant de voir des joueurs prêts à se sacrifier dans une cause perdue et c’est tout à leur honneur.

Cet effort ne s’est toutefois pas fait sans heurts. Andrew Shaw a lourdement payé le pris de son agressivité. Le fougueux attaquant a appliqué une spectaculaire mise en échec à l’ex-Canadien Greg Pateryn. Le problème, c’est que la tête de Shaw a encaissé le plus clair du choc. Le 65 a mis plusieurs minutes à se relever et a eu besoin de l’aide de plusieurs coéquipiers et membres du personnel pour retraiter au vestiaire.

Outre ce moment inquiétant, Claude Julien peut se réjouir de cette soirée réussie qui a assurément fait plaisir à son patron.

Alors que tout le monde ne demandait qu’à louanger Radulov pour pointer du doigt une fois de plus le boulot de Marc Bergevin, les joueurs du Canadien ont plutôt réussi à éclipser leur ancien coéquipier grâce à un vaillant effort collectif. Un effort qui a probablement permis au directeur général du Canadien de dormir paisiblement sur ses deux oreilles.

Pour une nuit, du moins!