La planchiste Laurie Blouin a été accueillie par ses deux grands-mères lors d’un rassemblement à Stoneham, dimanche.

Laurie Blouin accueillie en grand

Visiblement heureuse d’être de retour à la maison, médaille au cou, Laurie Blouin a été accueillie en héroïne par ses proches, dimanche, à Stoneham. «Médaillée olympique, ça sonne encore comme un rêve», a lancé celle qui a pris le deuxième rang du slopestyle, à PyeongChang.

La famille et les proches de Laurie Blouin s’étaient donnés rendez-vous pour lui faire une surprise à la microbrasserie La Souche, à Stoneham, dimanche soir. D’immenses photos de la planchiste avec sa médaille olympique au cou et après sa conquête du Championnat du monde 2017 avaient été accrochées aux murs de l’établissement pour l’occasion. Ne manquait plus que la vedette du jour. 

«Ça fait chaud au cœur. C’est plaisant de voir qui il y a autant de personnes derrière moi qui me soutiennent», a avoué Laurie Blouin après avoir fait son entrée sous les applaudissements des siens. Le temps d’enlacer ses deux grand-mères et son entraîneur Maxime Héneault, qui la conseillait à distance durant les Jeux, la planchiste était entourée de caméras. 

«J’ai de la difficulté à réaliser que je suis médaillée olympique. Je suis encore sur un petit nuage», a avoué Blouin, expliquant avoir reçu une immense vague d’amour «du Canada au complet» après la conquête de sa médaille d'argent. 

«Sur les réseaux sociaux, j’ai tellement reçu de messages d’amour et de support des gens, c’est vraiment malade. Je savais que les Jeux avaient de l’influence, mais pas à ce point-là. Même quand je suis devenue championne du monde en 2017, ça n’a rien à voir.»

«Vraiment hâte de revenir»

Si elle a adoré son expérience en Corée du Sud, Laurie Blouin avait tout de même «vraiment hâte de revenir» à Québec et retrouver les siens qui l’ont supporté à distance durant les Jeux, organisant de gros rassemblements pour regarder ses compétitions. 

«Ça fait du bien d’être à la maison. C’est plaisant l’expérience là-bas, mais trois semaines, ça commence à être long», a-t-elle laissé tomber. C’est pourquoi l’athlète de 21 ans a décidé de rentrer au pays, vendredi soir, avant même la cérémonie de fermeture des JO. 

Blessée au visage lors d’une descente d’entraînement au slopestyle, puis au coccyx lors de la finale du Big Air, Blouin n’aura qu’une semaine pour se reposer avant de repartir vers le Colorado pour le US Open. «J’ai encore un peu mal aux fesses, mais sinon ça va bien. Je vais garder une cicatrice sous l’oeil de ma coupure. Ça va être mon souvenir de PyeongChang avec ma médaille», a-t-elle pointé, sourire en coin.

Que sa fille revienne des Jeux avec des bobos plutôt que des blessures graves est d’ailleurs la véritable victoire pour le père de la planchiste, Pierre Blouin. «C’est sûr qu’on est fier de sa médaille, mais pour moi l’important est qu’elle soit en forme avec nous. Le slopestyle, surtout avec les conditions climatiques aux Jeux, était une compétition extrêmement dangereuse. Avant, ça me stressait moins, mais plus ça va, plus c’est le cas. Ça doit être l’âge», a-t-il mentionné, avouant être soulagé, dimanche, d’avoir Laurie à ses côtés. 

«Ces athlètes-là ont déjà assez de pression. Moi qu’elle gagne ou qu’elle ne gagne pas, l’important est qu’elle revienne en santé et qu’elle s’amuse.»

A-t-elle l’air de s’être amusée aux Jeux? «Beaucoup», tranche le paternel.