Maxence Parrot a su gérer la pression qu’il avait sur les épaules.

L’art de gérer la pression

CHRONIQUE / Avez-vous regardé la performance de Maxence Parrot samedi soir ? Honnêtement, je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de gens dans la région qui n’étaient pas branchés sur leur télé alors qu’il neigeait à plein ciel à l’extérieur !

Ça a été une soirée stressante, on va se l’avouer. On était tous derrière lui. Mais heureusement, on a eu droit à une fin heureuse.

Ce que je retiens de la performance de Max, c’est qu’il a su gérer la pression qu’il avait sur ses épaules.

Après ses deux premières descentes, dont les résultats avaient été plutôt décevants, Max s’est retrouvé dans une situation où, comme on dit chez nous, c’était « toute ou pantoute ». Il avait le choix entre essayer d’épater les juges ou opter pour une descente plus facile, qu’il avait davantage de chances de réussir parfaitement. Il a choisi la deuxième option... et il a remporté son pari.

Je recevais des amis à la maison samedi soir et un d’entre eux m’a dit, avant que Max n’effectue sa dernière descente : « Il n’a plus rien à perdre, il n’a plus de pression ! »

Mon ami était dans le champ ! Car un athlète olympique a toujours de la pression. Encore plus quand tu es un des meilleurs de ton sport comme Max et que tu es un des favoris pour remporter une médaille. Max n’est pas fou, les gens auraient été déçus s’il n’avait pas raflé une médaille. Et il aurait été déçu lui aussi.

Mais il a opté pour la bonne stratégie et, quand il s’est parlé à lui-même, il s’est dit les bonnes choses. Chapeau, il a bien réagi, il a réagi en champion ! L’art de gérer la pression, c’est ça.

On a déjà hâte de le revoir en Big Air en fin de semaine prochaine.

Coup de cœur
Les Olympiques nous offrent parfois, voire souvent, de très belles histoires. Celle de la fondeuse Anne-Marie Comeau, une athlète de la région de Québec, est venue me chercher. C’est un coup de cœur.

Anne-Marie avait abandonné le ski de fond il y a quelques années pour se consacrer à l’athlétisme (le cross-country, pour être plus précise). Elle s’est qualifiée pour les Jeux un peu à la dernière minute après avoir repris sérieusement l’entraînement un peu à la dernière minute aussi. À sa première épreuve à PyeongChang, en fin de semaine, elle a fini 48e sur 62.

Qu’importe ses résultats, son histoire est incroyable. C’est l’histoire d’une passionnée, d’une amoureuse du sport.

- Propos recueillis par Michel Tassé