Les Jeux de PyeongChang se mettront en branle dans exactement une semaine en Corée du Sud.

Deux Corée, et une multitude de moments à ne pas rater aux JO

Les deux Corée défileront sous une seule et même bannière, avant que le ski, la glace, les émotions et peut-être des contingences extrasportives ne viennent occuper l’espace : voici quelques moments clés des prochains Jeux olympiques d’hiver 2018 à PyeongChang, à partir du 9 février.

La cérémonie d’ouverture

Vendredi 9 février, 6h (l'heure du Québec sera utilisée tout au long du texte) : les deux heures de spectacles de la cérémonie d’ouverture qui va lancer les JO au stade olympique de Pyeongchang seront mémorables pour au moins une raison. Les sportifs de Corée du Nord et de Corée du Sud défileront ensemble, avec la même tenue et sous le drapeau de la Corée unifiée (un dessin en bleu pâle de la péninsule coréenne sur fond blanc).

Un total de 22 sportifs Nord-Coréens sera présent à Pyeongchang, la plupart d’entre-eux prenant part à l’équipe unifiée de hockey sur glace féminine. La décision du Nord de participer à ces JO, qui se déroulent à tout juste 80 km de la frontière entre les deux pays, concrétise et symbolise «les Jeux de la Paix» souhaités par le voisin du Sud, alors que depuis des mois les tensions s’étaient multipliées entre ces deux pays toujours officiellement en guerre, sur fond de programme nucléaire nord-coréen et de tirs de tests de missiles.

Le ski alpin messieurs

Dimanche 11 février, 9h : la descente masculine sera le premier gros rendez-vous de la quinzaine sportive, dans le sport roi des Jeux, le ski alpin. Même si la nature douce des montagnes ne promet pas le parcours le plus effrayant de l’histoire, les descendeurs vont tout de même dévaler les pentes du centre alpin de Jeongseon à plus de 105 km/h de moyenne, repoussant leurs limites. 

Le rendez-vous sera particulièrement poignant en raison des décès de l’expérimenté Français David Poisson et du jeune espoir allemand Max Burkhart en début de saison. Le Suisse Beat Feuz, et les Norvégiens Aksel Lund Svindal et Kjetil Jansrud seront les favoris du rendez-vous, sur une piste qui favorisera probablement les descendeurs les plus habiles techniquement. 

L’autre gros temps fort des JO-2018 en alpin messieurs aura lieu le 18 février, avec le slalom : l’Autrichien Marcel Hirscher, meilleur skieur du monde depuis six ans, parviendra-t-il enfin à décrocher l’or?.

Biathlon

Dimanche, 11 février, 6h15 : c’est l’heure pour Martin Fourcade, porte-drapeau de l’équipe de France et populaire numéro 1 mondial de la discipline, qui s’élancera pour le sprint. 

Le Français de 29 ans, qui est d’ores le Tricolore le plus médaillé de l’histoire des Jeux d’hiver (4 médailles dont deux en or), est attendu au duel avec le Norvégien Johannes Thingnes Boe, la relève de la discipline, qui fait partie de ceux qui ont poussé Ole Einar Bjorndalen, légende de ce sport et sportif le plus médaillé de l’histoire des JO d’hiver, vers la sortie, non sélectionné.

Le ski alpin dames

Dimanche 11 février, 21h15 : lorsque Mikaela Shiffrin s’élancera pour la première manche de ce slalom géant, elle partira également à la conquête d’une formidable moisson. L’Américaine de 22 ans compte déjà 41 victoires en Coupe du monde, dont 30 en slalom, mais étend peu à peu son emprise sur les autres disciplines, y compris en descente. 

La plus jeune championne championne olympique de slalom de l’histoire, en 2014 à Sotchi, à 18 ans et 345 jours, vise grand en slalom géant, en slalom, en Super-G, en descente, en combiné et par équipes. L’autre grand nom, Lindsay Vonn, absente des JO-2014 sur blessure, tentera de renouer avec l’or olympique, elle qui a déjà conquis le Graal suprême lors de la descente de Vancouver, en 2010. La descente dames est programmée dix jours après celle des messieurs, le mardi 21 février.

Snowboard

Dimanche 11 février, 23h30 : née à Long Beach, en Californie, la snowboardeuse américaine Chloe Kim peut devenir le grand visage des Jeux de Pyeongchang, à 17 ans. Ses parents sont Sud-Coréens, et sa grand-mère vit toujours ici, elle peut donc espérer un soutien total des spectateurs dès les qualifications en halfpipe, une formalité normalement pour elle. 

Kim, talentueuse dès son plus jeune âge, aurait pu espérer l’or à Sotchi, en 2014 à 13 ans, mais les JO ne sont ouverts qu’aux sportifs de 15 ans minimum... La championne olympique junior, et triple vainqueur des X-Games a clairement fait de ces Jeux son objectif.

Saut à skis dames

Lundi 12 février, 7h50 : hantée par son échec à Sotchi, où le saut à skis dames faisait son apparition aux JO, la Japonaise Sara Takanashi attend sa revanche depuis 4 ans. Mais depuis, la sauteuse la plus titrée de l’histoire a vu la concurrence s’affirmer. 

La Norvégienne Maren Lundby et l’Allemande Katharina Althaus offrent désormais de meilleures garanties pour l’or. Mais Takanashi, qui sera porte-drapeau de la délégation japonaise, veut croire qu’à 21 ans seulement, elle n’est pas finie.

Patinage artistique messieurs

Jeudi 15 février, 21h : tout le Japon retiendra son souffle pour Yuzuru Hanyu, en espérant qu’il ait retrouvé ses moyens après une blessure à la cheville. Lors du programme court vendredi, puis du prgramme libre samedi 17, le champion olympique de Sotchi devra livrer un féroce combat contre le Canadien Patrick Chan, son dauphin en Russie, l’Espagnol Javier Fernandez et le prodige américain de 18 ans Nathan Chen, sur la glace de l’Arena de Gangneung. 

Peu de détails ont filtré quant à l’état physique de Hanyu. Si le «Petit Prince» est bien au top, il peut devenir le premier patineur à conserver son titre olympique depuis les années 50 et l’Américain Dick Button sacré en 1948 puis 1952.

Hockey sur glace messieurs

Samedi 17 février, 7h10 : un classique sur fond de scandale de dopage, avec les États-Unis qui affronteront l’équipe des sportifs olympiques de Russie, dans le cadre du groupe B des éliminatoires. La compétition offre une belle opportunité de gloire à l’équipe composée de Russes, puisque la NHL, le plus grand championnat du monde, nord-américain, a refusé de libérer ses joueurs pour les JO. La finale de hockey est programmée le dernier jour des Jeux, le 24 février à 23h10.

Hockey sur glace dames

Jeudi 22 février, 0h10 : finale attendue entre le Canada, quadruple tenant du titre olympique, et les États-Unis, quadruple champions du monde en titre ! Mais les projecteurs se braqueront également sur la patinoire pour d’autres raisons dès le 10 février avec le premier de l’équipe unifiée de Corée, face à la Suisse (7h10).

Patinage artistique dames

Jeudi 22 février, 21h : et si Alina Zagitova, tout juste 15 ans, devenait le nouveau visage triomphant de la Russie, bannie? L’adolescente a fait une percée fulgurante pour sa première saison chez les seniors. Mais elle devra se frotter à PyeongChang à sa compatriote Evgenia Medvedeva, double championne du monde à seulement 18 ans, qu’elle a dominée mi-janvier pour le titre européen. 

La tenante du titre Adelina Sotnikova, dont le titre olympique de Sotchi avait été accompagné d’une controverse sur la notation des juges, ne sera pas présente, sur blessure. La danse sur glace, où les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron seront les favoris, livrera son verdict le 11 février, après le programme libre (22h20).