Anne-Marie Comeau a pris le 48e rang, tandis que sa compatriote Cendrine Browne a terminé 33e.

Anne-Marie Comeau prend le 48e rang à son baptême olympique

PYEONGCHANG — «C’est fait, la glace est brisée!» Après un mois infernal, où elle a réussi à se qualifier pour les Jeux olympiques sans même en avoir fait son objectif de la saison, Anne-Marie Comeau a pris le départ du skiathlon de 15 km, samedi après-midi (cette nuit, au Québec) au Centre de ski de fond d’Alpensia.

Sa 48e position importait peu. En fait, oui. Dotée du dossard 61 sur 62 participantes, la fondeuse de 21 ans de Saint-Ferréol-les-Neiges voulait éviter de finir dernière de cette épreuve remportée par la Suédoise Charlotte Kalla, qui a franchi la ligne d’arrivée tout près de cinq minutes avant Comeau.

La dame de fer Marit Boergen (Norvège) et la Finlandais Krista Parmakoski ont grimpé sur les deux autres marches du podium. Boergen devenait ainsi la fondeuse la plus médaillée de l’histoire des Jeux, celle-ci étant sa 11e en carrière.

Lorsque toutes les participantes étaient regroupées au centre du terrain de jeu blanc, sous les regards des spectateurs, Anne-Marie a pris un instant de réflexion pour savourer le moment et se dire de se calmer un peu dans ce qui était son baptême olympique.

«Je me trouvais chanceuse d’être ici, je ne le réalisais pas parce que ce n’était pas prévu. J’ai pris deux secondes pour y penser quand j’étais sur la ligne de départ. Habituellement, je regarde les courses à la télé et je suis impressionnée. Là, j’en ai profité et j’ai eu du fun au boutte.»

Le stress était aussi de la partie, surtout dans les fractions de seconde avant le signal du départ. À go, ça part généralement en flèche.

«J’étais un peu stressée de voir comment ça allait partir, et quand j’ai vu que c’était aussi vite, je me suis dit de garder mon calme, d’essayer de rattraper au fur et à mesure. Ç’a marché, et je me sentais de mieux en mieux. Maintenant, j’ai juste hâte à la suite», racontait-elle, sourire aux lèvres, pendant qu’au loin, on tenait la cérémonie protocolaire avec les trois médaillées.

La seule et unique participation d’Anne-Marie Comeau à une Coupe du monde remontait en 2012, à Canmore (Alberta). Elle a bifurqué ensuite vers le cross country, où elle est devenue l’une des plus performantes athlètes du Rouge et Or. Du jour au lendemain, elle s’est retrouvée dans une autre ligue.

«Je prévoyais être à temps plein à l’université et faire des courses universitaires. Je n’avais pas fait de compétition [à ce niveau] depuis longtemps, c’est un ajustement. C’était la première fois que je vais une course de ce calibre-là, que j’affrontais les meilleures au monde, elles n’étaient pas toutes présentes à ma seule Coupe du monde. Le premier tour a été difficile, je voulais juste de remettre dans le coup un peu, et après, je me suis bien sentie, surtout en patin», disait celle qui a ramené un temps de 45 minutes et 48,8 secondes.

Le Rouge et Or s'invite

Sa coéquipière Cendrine Browne a pris la 33e place. Emily Nishikawa (44e) et Dahria Beatty (52e) étaient aussi de l’épreuve.

Anne-Marie n’avait pas d’attente pour ce qui est du résultat. Elle a quand même entendu son nom au passage dans le stade, quand l’annonceur l’a présenté de sa voix québécoise comme étant la jeune prodige du Rouge et Or. Une bonne publicité!

Anne-Marie Comeau sera de nouveau en action le jeudi 15 février pour l’épreuve de 10 km style libre. Elle ne savait pas encore si elle serait du sprint individuel, mardi. D’autres courses sont aussi à son programme olympique, dont le 30 km en clôture des Jeux.