À peine revenu de la Corée du Sud, le spécialiste du ski slopestyle Alex Bellemare est allé à la rencontre de jeunes admirateurs à Vallée du parc.

Alex Bellemare fait le plein d’admirateurs

Shawinigan — Fraîchement rentré de PyeongChang, où il a pris le 22e rang en ski slopestyle aux Jeux olympiques, Alex Bellemare a réalisé l’ampleur de son accomplissement samedi après-midi lorsqu’il a pris un bain de foule à la station de ski Vallée du parc. Pour l’occasion, ce sont plusieurs de dizaines de jeunes skieurs qui sont venus à sa rencontre pour lui soutirer un autographe ou encore prendre une photo à ses côtés.

Pendant que les yeux des jeunes admirateurs s’émerveillaient à grands coups de «Bravo!» ou encore «Félicitations!», le sourire de l’olympien de 24 ans témoignait bien de son immense bonheur d’être de retour chez lui, sur les pentes où tout à commencé pour lui, il y a 18 ans déjà.

Pourtant, lorsque la direction de Vallée du parc l’a approché pour participer à une telle activité, c’est un sentiment de nervosité qui l’a envahi au départ. 

Force est d’admettre que le Bonifacien s’est trompé sur toute la ligne sur son niveau de popularité. Pendant une heure, les enfants ont fait la file, pour avoir la chance de le rencontrer. D’ailleurs, Bellemare a pu apprendre qu’il avait fait l’objet de nombreux travaux d’école de jeunes skieurs au cours des dernières semaines.

«Je m’imaginais seul assis à une table en plein milieu de la cafétéria et que personne n’allait venir me voir, sourit-il. Je suis très content de voir autant de jeunes qui me supportent et qui sont fiers. Je trippe ben raide!»

Maintenant la poussière des Jeux olympiques 2018 quelque peu retombée, Alex Bellemare s’aperçoit, petit à petit, que son parcours a touché plusieurs personnes dans sa Mauricie natale. 

«Tout le monde pense que j’ai gagné la médaille d’or. Ils me disent tous que je suis un champion. Je n’ai pourtant rien gagné, mais c’est le fun de recevoir toutes ces félicitations et constater la fierté des gens. Je ne sais pas si ça va durer, mais pour l’instant, je sens que j’inspire quelques personnes.»

Une expérience positive

Même si son 22e rang ne rejoint pas nécessairement ses attentes, Bellemare rentre au bercail fier de lui. Avant de partir pour la Corée du Sud, il visait bien une place en finale, soit dans le top-12, mais il souhaitait surtout réussir à réussir une descente, ce qu’il a accompli dès sa première tentative. Son brio n’a toutefois pas suffisamment séduit les juges pour accéder à la finale.

«Pour moi, ça demeure une compétition comme une autre. On y accorde plus d’importance, car les médias y accordent plus d’importance. Mais dans ma tête, j’ai terminé 22e à une compétition... et ça s’adonne que ça s’appelle les Jeux olympiques.»

D’ailleurs, Bellemare aime bien relativiser l’importance du résultat accordé aux Jeux olympiques. Contrairement à plusieurs athlètes, il perçoit les Olympiques comme une compétition d’envergure internationale, au même titre que d’autres rendez-vous importants sur la scène de ski slopestyle. 

«C’est un événement aux quatre ans. Ce n’est pas parce que tu gagnes cet événement que tu es nécessairement meilleur que les autres. Oui, cette journée-là, c’était toi le meilleur, je l’admets. Mais ça ne fait pas de toi un Dieu ou un roi. Ça demeure le même monde qui se retrouve à chaque compétition.»

Néanmoins, le skieur de Saint-Boniface gardera de précieux souvenirs de PyeongChang 2018. «C’était une super expérience. Ce sont deux semaines assez intenses, remplies d’émotions. C’était vraiment stressant au début et j’étais très fier d’avoir réussi ma première descente.»

Vers Beijing 2022?

Heureux de sa prestation à PyeongChang, Bellemare aimerait bien entendu répéter l’expérience dans quatre ans, lorsque la grand-messe des sports amateurs d’hiver se transportera à Beijing, en Chine. Cependant, il n’est pas question pour le Mauricien de regarder si loin devant. «J’aimerais y retourner, c’est certain. J’ai trippé. Mais je ne pourrai jamais dire que je vais y retourner, à ce moment, car ça évolue tellement en l’espace de quatre ans.»

De retour sur ses skis

Bellemare n’aura pas le temps de profiter bien longtemps de la Mauricie puisqu’il reprendra le boulot dès la semaine prochaine alors qu’il s’envolera en Andorre pour une compétition. 

Ensuite, une autre escale l’attend en Italie avant un retour au Québec pour la Coupe du monde présentée à Stoneham, du 22 au 25 mars.