PyeongChang2018

L'or de Samuel Girard célébrée dans son patelin

L'athlète Samuel Girard a remporté l'or au 1000 mètres, samedi, au Palais des glaces de Gangneung. Le patineur de Ferland-et-Boilleau a obtenu sa première médaille olympique, vers 7h30, heure du Québec. Pour l'occasion, la fièvre olympique était, une fois de plus, présente dans la petite municipalité du Saguenay.

Samedi matin, près de 150 personnes se sont rassemblées à Ferland-et-Boilleau. " Les gens étaient sur le bout de leur chaise. On a vécu des hauts et des bas. Je pense qu'on en parlera pendant longtemps", témoigne Monique Witzell, agente de développement et communautaire de la municipalité. Même le candidat conservateur dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel participait aux festivités.

Les 600 habitants de la municipalité ont bien hâte de recevoir leur olympien. Le groupe de bénévoles derrière les activités des derniers jours travaille déjà à la préparation d'un événement. Monique Witzell ne pouvait en dire plus en entrevue téléphonique puisque l'équipe de bénévoles devra s'ajuster au calendrier de Samuel Girard. Celui-ci sera de passage à Montréal du 16 au 18 mars alors qu’un arrêt est prévu dans le cadre des championnats du monde.

La huitième journée des JO en images

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PyeongChang en vrac

Ski de fond : l’équipe canadienne 13e

Le Canada, avec notamment Anne-Marie Comeau dans ses rangs, a terminé au 13e rang d’une épreuve (4x5 km) comptant 14 pays. La Norvège a gagné, coiffant la Suède par deux maigres secondes. Le bronze est allé aux fondeuses russes. Les Canadiennes ont cumulé un retard de 4 :50 minutes sur les championnes.

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Skeleton : doublé anglais

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Rochon passe en finale, mais pas Irving

BOKWANG — Le Québécois Olivier Rochon s'est qualifié pour la finale des sauts en ski acrobatique, samedi soir, aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

Rochon, de Gatineau, a récolté 124,34 points pour son triple saut arrière avec quatre vrilles, dont deux sur la deuxième rotation (Back Full-Double Full-Full). Il a ainsi pris le sixième rang de la première manche de qualifications, lui donnant du même coup un accès direct à la finale qui aura lieu dimanche soir au Parc à neige Phoenix.

Son coéquipier, Lewis Irving, n'a pas eu autant de chance. Il a raté l'atterrissage de ses deux sauts et terminé 24e parmi les 25 participants de l'épreuve en vertu d'un score de 87,17 points. Le sauteur de Lévis, qui est âgé de 22 ans, n'a donc pas été retenu parmi les 12 sauteurs qui aspireront au podium olympique.

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Cette nuit en Corée du Sud: votre mémo olympique matinal

Girard en or, Boutin en bronze

Le Québécois Samuel Girard a remporté la médaille d'or au 1000m en patinage de vitesse courte piste. Il a mené la course presque de bout en bout et a profité des nombreuses chutes à l'arrière pour sécuriser son premier titre olympique. Charles Hamelin ne prenait pas part à la finale en vertu d'une disqualification à la ronde précédente.

Chez les femmes, la patineuse Kim Boutin a quant à elle remporté une deuxième médaille à ses premiers Jeux olympiques. Elle gagne le bronze au 1500m. La Sud-coréenne Choi Minjeong a remporté l'or, tandis que la Chinoise Li Jinyu a raflé l'argent. Marianne St-Gelais et Valérie Maltais regardaient la course en bordure de piste, éliminées dans les manches ultérieures.

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Pas de relais 4x10 km pour Harvey

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Girard se couvre d'or, Boutin gagne le bronze

On attendait Charles Hamelin au 1000 mètres et Marianne St-Gelais au 1500 mètres, mais c’est finalement la relève du patinage de vitesse courte piste canadien qui s’est illustrée. Samuel Girard a décroché l’or, tandis que Kim Boutin a récolté une deuxième médaille de bronze aux Jeux de PyeongChang.

En finale du 1000 m, Girard s’est imposé en menant la course quasiment de bout en bout. Un seul des neuf tours lui a échappé.

La chute de trois des quatre autres concurrents à l’arrière lui a permis de sécuriser sa première place.

Il est ainsi devenu le premier Canadien à décrocher l’or sur cette distance en courte piste.

«Je l’ai pas réalisé encore!», s’est-il exclamé en entrevue à Radio-Canada. «J’ai fait ma propre course, c’est vraiment ce qui a fait en sorte que je suis allé chercher la médaille d’or», a-t-il poursuivi.

Comme au 1500 m, la fierté de Ferland-et-Boilleau ne devait même pas participer à la finale A. Il a bénéficié d’un avancement des officiels après la demi-finale.

L’Américain John-Henry Krueger et le Sud-coréen Yira Seo ont complété le podium.

Chez les femmes, Kim Boutin a ajouté une autre médaille de bronze à sa récolte. 

La Sherbrookoise, qui en est à ses premiers Jeux olympiques, est devenue la première Canadienne à remporter deux médailles dans les mêmes Olympiades en patinage de vitesse courte piste.

Dans une finale à sept patineuses, Boutin s’est bien débrouillée, menant la course à un certain point. Cependant, l’énergie a semblé manquer pour maintenir le rythme.

La Sud-coréenne Choi Minjeong et la Chinoise Li Jinyu l’ont dépassée pour remporter respectivement l’or et l’argent.

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Un relais sans Harvey

PYEONGCHANG — L’équipe canadienne de ski de fond a ajusté le tir pour la dernière semaine des Jeux olympiques. Ainsi, Alex Harvey s’absentera du relais 4 x 10 km, dimanche, afin de concentrer ses énergies sur le sprint par équipe, mercredi, et le 50 km, samedi.

D’abord dévoilée par ICI Radio-Canada, l’information a été confirmée au Soleil par l’entraîneur-chef Louis Bouchard, quelques minutes avant le début du relais féminin, samedi après-midi [cette nuit au Québec]

«En équipe, nous avons pris la décision qu’Alex ne participerait pas au relais afin de maximiser nos chances aux bons endroits. Nous avons déterminé quels étaient nos objectifs majeurs dans les trois épreuves qui restent à faire. Il valait mieux agir ainsi, et on s’est organisé pour avoir le plus de chances possibles dans les meilleures courses à venir», expliquait Bouchard.

Après le 15 km en style, où Harvey a pris le septième rang, l’entraîneur avait laissé entendre qu’Harvey serait de la partie au relais. Mais à la fin de son point de presse, il avait laissé une courte phrase qui laissait une porte ouverte à une telle décision : «au moment où l’on se parle, il le fait», disait-il alors.

Moins de 24 heures plus tard, on confirme que le fondeur de 29 ans de Saint-Ferréol-les-Neiges fait l’impasse sur ce relais. Il pourra s’entraîner en prévision du sprint par équipe et du 50 km, à l’avant-dernière journée des Jeux. Jusqu’à présent, il a terminé huitième au skiathlon de 30 km, n’a pas fait les rondes éliminatoires au sprint classique et a fini septième au 15 km style libre.

«Alex est d’accord avec cette décision, l’équipe technique et les entraîneurs le sont aussi. Nous avons analysé la planification de l’entraînement pour le sprint par équipe et le 50 km.  À l’origine, il devait faire les six courses, mais un tel championnat, c’est long, et il faut savoir s’ajuster à la situation qui se présente.»

Pas de chances de podium

L’autre décision ayant mené à ce retrait fut le rendement de Len Valjas au sprint invidivuel, où il a terminé septième pour ainsi mériter sa place aux côtés d’Harvey dans le sprint par équipe.

«Cela a joué beaucoup dans notre réflexion, car la performance de Lenny a redonné un regain d’énergie au sprint par équipe. Ensemble, Alex et Len ont gagné ce sprint en Coupe du monde à Toblach, l’an passé. On va donc présenter une équipe très compétitive à cette épreuve», précisait Bouchard.

Le relais canadien, qui n’a aucune chance de grimper sur le podium, sera donc formé de Len Valjas, Graeme Killick, Russell Kennedy et Knute Johnsgaard.

«Le fait d’avoir sept hommes dans l’équipe, aux Jeux olympiques, a pesé dans la balance pour en venir à une telle conclusion. Si nous n’avions pas été capables de présenter une équipe de relais, Alex l’aurait fait. Mais nous avons l’option d’avoir assez d’athlètes», précisait celui qui notait après 15 km que le Canada n’avait aucune chance de médaille à cette épreuve.

Le relais féminin, dont Anne-Marie Comeau et Cendrine Brown faisaient partie, a fini 13e sur 14 pays. La Norvége l'a emporté devant la Suède et les athlètes olympiques de la Russie.

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Patrick Chan fait ses adieux avec une 9e place

PYEONGCHANG — Le patineur artistique canadien Patrick Chan a mentionné qu’il a abordé sa dernière compétition en carrière «sans crainte».

Patinant au rythme de l’envoûtant Hallelujah de Jeff Buckley, le triple champion du monde a reçu une note de 173,42 points pour son programme final en compétition, totalisant 263,43 points, ce qui lui a conféré la 9e place.

Le Torontois a amorcé son programme avec une solide quadruple boucle piquée, mais il a transformé son deuxième quadruple saut en triple.

Chan était sixième après son programme court de vendredi au cours duquel il a chuté en exécutant son triple Axel.

Le Canadien, qui a annoncé qu’il prend sa retraite, met fin à sa carrière avec une médaille olympique d’argent dans l’épreuve individuelle aux Jeux de 2014 et une médaille d’or au concours par équipes au début des Jeux de Pyeongchang.

«C’est ma meilleure expérience olympique des trois, parce que j’étais en contrôle, a-t-il déclaré. Je n’étais pas en train de mourir à bout de souffle.»

Doublé japonais

Le Japon a réalisé un doublé, avec la victoire du double champion du monde Yuzuru Hanyu, qui a mérité 206,17 points pour son programme libre et totalisé 317,85 points pour s’assurer la médaille d’or.

Son programme libre, riche de quatre quadruples sauts, n’a pas été aussi irréprochable que son programme court la veille (un retournement sur un «quad»), mais il a suffi à l’élève de Brian Orser pour s’imposer et accomplir une performance historique : devenir, à 23 ans, le premier patineur à conserver l’or olympique depuis l’Américain Dick Button, sacré en 1948 et en 1952.

«Je voudrais remercier ma cheville, elle a fait du bon boulot!», a lancé le double champion du monde (2014 et 2017) en zone mixte.

«Ma blessure à la cheville n’est pas complètement guérie, je lui ai beaucoup demandé lors de cette compétition. Il y avait des sauts et des éléments que je n’aurais pas dû faire, mais que je me suis forcé à faire», a développé le Japonais en conférence de presse.

Son compatriote Shoma Uno a mérité l’argent devant l’Espagnol Javier Fernandez.

L’Albertain Keegan Messing s’est classé 12e avec une note de 255,43 points.  Avec l'AFP

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Le Canada vaincu en tirs de barrage

GANGNEUNG — Le gardien Pavel Francouz a fermé la porte en tirs de barrage et la République tchèque a vaincu le Canada 3-2, samedi, lors du tournoi olympique de hockey masculin des Jeux de Pyeongchang.

Wojtek Wolski a été le seul à déjouer le gardien tchèque, lors de la deuxième ronde, alors que Maxim Lapierre, Derek Roy, Rene Bourque et Maxim Noreau ont tous raté leur tentative.

Les Tchèques Petr Koukal et Jan Kouvar ont pour leur part trompé la vigilance de Ben Scrivens en fusillade.

La prolongation a alimenté le spectacle et les deux nations ont eu quelques bonnes occasions de marquer, mais aucun joueur n'a été en mesure de dénouer l'impasse.

Cet affrontement était plus intense et plus physique que lors de la victoire de 5-1 du Canada contre la Suisse, en lever de rideau. Les Tchèques, qui ont été efficaces en échec-avant, sont venus de l'arrière à deux reprises.

Mason Raymond et Bourque ont fait bouger les cordages pour le Canada en première période, qui terminera sa ronde préliminaire contre la Corée du Sud, dimanche. Bourque a marqué trois buts en deux parties depuis le début du tournoi.

Dominik Kubalik et Michal Jordan ont fourni les réussites à la République tchèque, qui avait défait la Corée du Sud 2-1 à leur premier match.

Le Canada a dominé ses adversaires 33-20 au chapitre des lancers.

Les trois équipes gagnantes de leur groupe et la meilleure formation en deuxième position accèdent directement aux quarts de finale du tournoi. Les huit équipes restantes croiseront le fer et les quatre nations victorieuses passeront aux quarts de finale.

Encore Bourque

Pour un deuxième match de suite, le Canada a ouvert le pointage dès son premier tir. Les joueurs canadiens ont bien bougé la rondelle lors d'un avantage numérique et Linden Vey a repéré Raymond pour un but à 1:13.

La République tchèque est passée près de ramener les deux formations à la case départ, lorsqu'une rondelle a heurté le poteau, mais elle a concrétisé son autre occasion après que Chris Lee eut raté sa sortie de zone. Kubalik en a profité pour battre Scrivens.

Le Canada a repris les devants à la suite d'une belle montée de Roy. Il a perdu pied, mais la rondelle a atterri sur la lame du bâton de Noreau, qui a effectué un tir de la pointe. Bourque a récupéré le disque et il a touché la cible pour faire 2-1.

Les Tchèques ont encore une fois créé l'égalité, en début de deuxième vingt. Scrivens a stoppé un tir de Michal Birner, mais Jordan s'est emparé du retour avant de le pousser dans le filet.

Le Canada a amorcé la rencontre avec un dossier de 13-13-1 contre la République tchèque aux Jeux olympiques ou au Championnat du monde de hockey. Il avait toutefois gagné les cinq derniers duels et huit des 10 derniers.

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Kim Lamarre rate la finale de slopestyle

BOKWANG — Rentrée de Sotchi avec le sourire d’une médaillée de bronze, c’est avec le cœur brisé que la skieuse Kim Lamarre partira de PyeongChang. La spécialiste du slopestyle de Lac-Beauport n’a pas réussi à compléter ses deux descentes de qualifications, samedi matin (vendredi soir au Québec), terminant 22e et ratant ainsi son rendez-vous en finale.

Le dernier saut lui aura causé des soucis. À son premier essai, elle s’est écrasée lourdement. À sa seconde tentative, elle a touché neige sur la jointure de la zone d’atterrissage, chutant ensuite par l’arrière. Son espoir de répéter le coup d’il y a quatre ans venait de s’envoler. En bas de piste, face à sa déception, on l’a entendue crier «Non…»

«Quand j’ai vu que ma descente était finie, ça m’a brisé le cœur. Je trouve quand même que j’ai bien skié, cette semaine, ça n’avait pas été facile de me rendre ici», racontait la skieuse de 29 ans, les larmes aux yeux.

Une égratignure à la paupière, une autre à la joue, un léger malaise à une cheville, ses souvenirs des Jeux de PyeongChang auront une autre couleur que celui de Sotchi. Double drame, au parc à neige Phoenix, sa coéquipière Dara Howell, qui l’avait emporté aux Jeux de 2014, a aussi raté cette finale.

Des éoliennes

Si la qualité du parcours plaisait à Lamarre, il en allait autrement pour le vent, toujours présent dans la région. «Quand j’ouvre la fenêtre de ma chambre, je vois des éoliennes, c’est un signe qu’il vente beaucoup à PyeongChang. Je ne sais pas si c’était le meilleur choix de faire ça ici, mais au moins, les gens sont super gentils. C’est juste un peu dommage qu’il vente beaucoup, ça rend cela difficile pour nous de faire du slopestyle

Toute la semaine, elle a eu maille à partir avec ses séances entraînements. Elle n’a pas pu pratiquer ses sauts comme elle le souhaitait. Trop dans les airs au dernier saut de la première fois, elle fut trop à court à sa dernière chance.

«J’ai corrigé pour ma deuxième, mais malheureusement, j’ai eu un petit vent de face, pis quand je suis partie, j’ai dit merde, je vais atterrir sur la jointure [de la pente]. J’ai essayé, mais j’ai “r’volé” par en arrière.»

Dommage, car elle réservait une «petite surprise» à tous pour la finale.

«Ça aurait été un double flip, ça aurait été vraiment cool de le faire sur le premier saut. J’ai travaillé fort là-dessus, et je n’ai pas encore eu la chance de le faire en compétition. Je gardais ça comme une petite carte dans ma poche pour la finale olympique. Il va peut-être falloir que je continue encore quatre ans.»

Car malgré sa tristesse du jour, Kim Lamarre n’a pas l’intention de s’arrêter. «J’ai le goût de le faire, mais il faudra que je parle avec mes genoux. Ils ne le savaient peut-être pas, mais je pense qu’on va repartir.

«J’adore skier, c’est une passion pour moi et j’espère juste être capable de suivre la progression, car les filles poussent fort. En autant que tout le corps puisse suivre, j’ai l’impression que je vais être encore là. Je trouve que je suis quand même une battante, je n’abandonne pas. C’est plate et ça aurait été le fun de finir avec la cérémonie de médailles, car c’est tellement un beau moment, mais ça ira à une autre fois.»

Doublé suisse sur le podium

Les Suissesses Sarah Hoefflin et Mathilde Gremaud ont grimpé sur les deux premières marches du podium de l'épreuve.

Hoefflin l'a emporté en vertu d'un score de 91,20 points réalisé lors de sa troisième descente en finale, ce qui lui a permis de surpasser sa compatriote Gremaud, deuxième à 88,00. La Britannique Isabel Atkin a obtenu la médaille de bronze, après avoir récolté 84,60 points.

Seule représentante de l'unifolié en finale, Yuki Tsubota, de Whistler, en C.-B., a finalement terminé sixième avec un score de 74,40 points.

L'Ontarienne Dara Howell, médaillée d'or en slopestyle il y a quatre ans à Sotchi, a terminé avec une décevante 21e position. La skieuse de 23 ans, qui a admis qu'elle s'était déchirée un ligament du genou en novembre, a déjà les yeux tournés vers 2022.

Howell, de Huntsville, en Ontario, et Lamarre, de Lac-Beauport, ont chacune chuté lors de leurs deux tentatives en qualifications. En conséquence, Howell a fini 21e et Lamarre, 22e, parmi les 23 participantes à cette épreuve présentée au Parc à neige Phoenix.

Le slopestyle a fait son entrée dans le programme olympique de ski acrobatique en 2014. Avec AFP, PC