T.J. Stanton et son adjoint Kole Zimmerman devront redoubler d’ardeur pour trouver des jeunes lanceurs de qualité. Par le biais d’une seul transaction, les Aigles ont perdu trois bons artilleurs en Garrett Mundell, Garrett Harris et Domenic Mazza.

Priorité frappeurs pour Stanton

TROIS-RIVIÈRES — Conséquences des nouveaux règlements de la Ligue Frontière ou simple économie financière? En une seule transaction avec les Goldeyes de Winnipeg, une équipe d’un autre circuit, les Aigles se sont départis de trois des meilleurs lanceurs ayant endossé leur uniforme.

Garrett Harris (lanceur recrue de l’année), Garrett Mundell (releveur de l’année) et le gaucher Domenic Mazza poursuivront tous leur carrière dans l’Association américaine du baseball professionnel, à moins qu’un club du Baseball majeur ne les invite à un camp d’entraînement dans quelques semaines.


« Nous avons des choix à faire, autant pour les nouvelles règles que sur le plan monétaire. Il faut aussi essayer de satisfaire les gars. »
T.J. Stanton

En retour, les Aigles reçoivent une compensation financière. Bref, c’est le genre d’échange que l’on observe souvent dans les ligues indépendantes. Que ce soit dans la Can-Am ou dans la nouvelle Frontière, ça ne risque pas de changer!

«Nous avons reçu une bonne compensation par contre. C’est plus que ce que nous avons déjà eu par le passé», assure le gérant des Aigles T.J. Stanton, conscient que la transaction déplaît à certains amateurs.

Dans les circonstances, ce n’est pas étonnant: Mundell a brûlé la ligue et battu un record de concession pour le nombre de sauvetages (20), tandis que Harris a impressionné à sa première année avec les Oiseaux. Mazza, bien qu’il ait été blessé pendant une bonne partie de la saison, a rendu de fiers services lorsqu’il était en santé.

«Nous avons des choix à faire, autant pour les nouvelles règles que sur le plan monétaire. Il faut aussi essayer de satisfaire les gars. Ces trois-là, ils joueront dans une ligue où le calibre est un peu plus relevé. Ça ne veut pas dire que la Ligue Frontière ne sera pas excitante, mais il y a pas mal plus de jeunes joueurs.»

Stanton ne s’en cache pas, il devra redoubler d’ardeur pour recruter de bons bras au monticule. «Plusieurs clubs se retrouvent dans cette situation. On fait beaucoup de recherches sur les espoirs, surtout ceux du collégial, car il y en a peu de disponibles chez les pros, du moins pour l’instant.»

Dans la Ligue Frontière, les Aigles devront aligner, comme les autres clubs, au moins 10 recrues. L’équipe tarde à faire des annonces officielles, mais semblerait-il que des ententes sont sur le point d’être signées avec plusieurs porte-couleurs de l’édition 2019. Et des bons.

On pense bien sûr au Trifluvien Raphaël Gladu, mais également à des cogneurs comme Juan Kelly ou Alberth Martinez. «On a du succès au bâton depuis deux ans et c’est avec cette identité qu’on veut rester, surtout dans une ligue plus jeune.»

Et T.J. White?

La transaction de novembre qui a envoyé David Glaude chez les Capitales de Québec en retour de T.J. White à Trois-Rivières sera-t-elle à sens unique? À la fin de la semaine, le gérant Stanton ne pouvait toujours pas confirmer si White allait bien se présenter au camp des Aigles.

L’Américain de 27 ans étudie présentement ses options et le Mexique en fait partie. «On savait que c’était un risque calculé. Cet échange, c’était aussi pour répondre à une demande de David, qui a rendu de fiers services aux Aigles. Il y a toujours une possibilité que White vienne avec nous cet été, ce n’est pas terminé. J’évalue nos chances à 50-50.»

En attendant la réponse de White, Stanton continue son apprentissage de la Ligue Frontière.

«Je regarde énormément ce que font les autres équipes, j’essaie de mieux connaître les joueurs et les organisations. On a encore beaucoup de temps d’ici le camp d’entraînement [en mai].»