Le Canadien traverse une séquence intéressante avec au moins 40 tirs au but lors de chacun de ses cinq derniers matchs.

Prétendant ou pas?

COMMENTAIRE / Petite question d’entrée de jeu: est-ce le Canadien qui possède une offensive digne des grands champions de la Coupe Stanley ou plutôt les Sénateurs qui font pitié avec un front défensif de calibre des ligues mineures?

Car à voir patiner les attaquants du Tricolore jeudi, on pouvait constater un monde de différence entre les deux équipes.

Le pauvre Craig Anderson en a vu de toutes les couleurs et a dû multiplier les miracles pour garder son club dans le coup. Du haut de ses 37 ans, il a été mitraillé de 42 rondelles!

Depuis le début de l’année, les prouesses offensives de Thomas Chabot ont été bien documentées et avec raison. Malgré son jeune âge, il totalise 31 points au compteur en 29 matchs. C’est impressionnant.

L’envers de la médaille n’est toutefois pas aussi élégant. Mal entouré, il connaît sa part d’ennuis en défensive. Il suffisait de regarder Cody Ceci tenter de défendre l’enclave sur le but d’Andrew Shaw pour comprendre l’ampleur de la misère à Ottawa.

Sur la séquence, Ceci, qui jouit pourtant d’une bonne réputation, avait l’air de Bambi sur un étang gelé en tentant de bloquer la passe de Jonathan Drouin vers Shaw. Et dire que derrière Chabot et Ceci, les espoirs sont bien minces.

Ceci dit, si on oublie les déboires de Sénateurs, il y a assurément du positif à soulever chez les Glorieux.

Depuis quelques matchs, on observe une tendance de plus en plus offensive chez le Canadien. Au cours des cinq dernières rencontres, les hommes de Claude Julien ont atteint le plateau des 40 lancers. Voici là une habitude intéressante pour marquer des buts sur une base régulière.

Au cours de cette séquence, le Bleu-blanc-rouge s’est buté deux fois à des gardiens en grande forme, Curtis McElhinney et Martin Jones. Les autres soirs, il a fait mouche à cinq reprises. Avec un tel support offensif, parions que sa Sainteté Carey manœuvrera avec beaucoup plus d’aisance entre ses poteaux.

À la lumière de cette réflexion, je vous pose donc la même question qu’en introduction. Le Canadien, prétendant ou pas?