Yves Tremblay saura d’ici la fin du mois de mai si la Ville de Trois-Rivières accepte de lui offrir le coup de pouce qu’il souhaite pour relancer une concession de la Ligue nord-américaine de hockey dans la cité de Laviolette.

Plus de temps pour trouver un terrain d’entente

TROIS-RIVIÈRES — Yves Tremblay doit prendre son mal en patience. Ce n’est pas avant la fin du mois qu’il saura si la Ville de Trois-Rivières consent à lui offrir un meilleur appui financier pour l’aider à sauver la concession de la Ligue nord-américaine de hockey.

L’homme d’affaires a pourtant bien fait comprendre à Jean-Marc Bergeron, responsable des loisirs, qu’il avait besoin d’une réponse avant le 14 mai, date limite imposée par la Ligue nord-américaine de hockey. Or, Bergeron a lui-même négocié un peu plus de temps auprès des autorités du circuit afin de pouvoir déboucher sur une entente susceptible de plaire aux deux parties. «Richard Martel nous a donné jusqu’à la fin du mois», explique Bergeron.

Le nerf de la guerre, c’est évidemment le fric. Tous les propriétaires qui se sont relayés à la tête de l’équipe ces dernières années ont été obligés de rédiger leur budget d’opérations à l’encre rouge. Après une seule saison d’opération, Étienne Boileau a abandonné la concession il y a un mois. Impliqué dans le senior avec le Climatisation Cloutier de Cap-de-la-Madeleine, Tremblay a alors levé la main et il aimerait opérer les deux équipes dans le vieux Colisée. Mais pas avec les conditions offertes à Boileau. Tremblay cherche un partenariat beaucoup plus étoffé. Son audacieux plan de match comporte aussi une petite cure de jeunesse au Colisée.

«Nous sommes en train de regarder ce que nous pouvons faire», lance Bergeron. «Ce qu’il faut dire, c’est que nous sommes déjà parmi les villes qui supportent le plus sa franchise dans cette ligue. Certains villes donnent plus, mais nous sommes parmi les plus généreuses.»

Le responsable des loisirs ne fait pas de cachette, il n’arrivera pas à remplir toutes les demandes de Tremblay. «Je suis en train de faire mes devoirs, que je vais présenter à mon groupe de travail le 23 mai. Mon but, c’est d’arriver à attacher quelque chose qui sera gagnant-gagnant pour les deux parties. Ultimement par contre, ce sont les élus qui vont décider.»

Difficile de dire à quel point le fossé sera large entre les demandes de Tremblay et la proposition de la Ville. Le Nouvelliste a toutefois appris que la Ville était prête à injecter 40 000 $ dans l’aventure la saison prochaine avant la rencontre de la semaine dernière, un montant appréciable par rapport à l’aide versée à Boileau. Or, Tremblay viserait environ le double…

«C’est sûr que de notre côté, on aimerait être fixé le plus rapidement possible. Il y a beaucoup de travail à faire pour relancer la concession, et c’est le temps de l’année où c’est le plus propice pour réaliser des partenariats avec les commanditaires», fait valoir Tremblay. «Ceci dit, c’est quand même positif de savoir que la Ville va nous arriver avec une contre-proposition, qu’elle est prête à allonger le bras. Ça avance. Nous sommes prêts à opérer, s’il y a moyen de conclure une entente satisfaisante.»

Tout indique que c’est Dean Lygitsakos qui prendrait en main les opérations hockey. Les autorités de la LNAH ont reçu une lettre de Tremblay les avisant que c’est Lygitsakos qui pilotait le dossier. «Nous avons des gens déjà en place qui font du défrichage. Quand je dis que nous sommes prêts, c’est que nous sommes prêts!»