Anthony Richard a déjà récolté sept points en 11 matchs dans la Ligue américaine, à sa deuxième saison chez les pros.

Plus de responsabilités pour Richard

Trois-Rivières — À sa première saison dans la Ligue américaine de hockey l’année dernière, Anthony Richard est passé par toute la gamme des émotions: l’espoir, la déception, la frustration et, enfin, la sérénité.

Un an plus tard, le patineur originaire de Sainte-Marthe-du-Cap a déjà engrangé sept points en 11 parties depuis le lancement des hostilités. Rapide patineur, il fait partie du top 6 à l’offensive et est utilisé à toutes les sauces. À bientôt 21 ans, sa courbe de cheminement va dans la bonne direction.

Le tout a commencé avec un camp d’entraînement encourageant chez les Predators de Nashville. «J’ai eu la chance de jouer deux matchs hors-concours, dont un à Tampa Bay contre plusieurs réguliers du Lightning. Les entraîneurs ont été élogieux, mais c’était déjà prévu que je retournais à Milwaukee. Je suis encore jeune.»

Surtout pour l’organisation des Predators, reconnue pour sa patience avec ses plus jeunes espoirs. Or, la formule semble opérer dans le cas de Richard. En 2016-17, l’ancienne gloire des Foreurs de Val-d’Or a mis du temps à se mettre en marche, ce qui lui a valu un court séjour dans l’ECHL, le niveau inférieur de la Ligue américaine. «Ça n’a pas été facile d’être rétrogradé pour conditionnement. En même temps, je savais que je n’étais pas le premier à passer par là. C’était arrivé à Frédérick Gaudreau, entre autres.»

Richard n’était pas au bout de ses peines. Il s’est blessé pendant ce court stage à Cincinnati, ratant quelques semaines d’activités. Lors de son retour au jeu, il a heureusement retrouvé ses sens et a enfin pu démontrer ce dont il est capable à ses entraîneurs de Milwaukee.

Aux côtés du vétéran Mike Ribeiro et de Gaudreau, le numéro 90 est sorti de sa coquille dans la deuxième portion du calendrier. Sa confiance retrouvée, il joue désormais une quinzaine de minutes par rencontre et sa vitesse demeure sa principale arme.

«Je dirais que je suis encore parmi les plus rapides, même ici dans la Ligue américaine. On affronte souvent des joueurs un peu plus vieux et en défensive, ils sont parfois moins mobiles que dans la LNH. Je tente d’exploiter ça pour le tourner à mon avantage.»

Il est toujours un des plus jeunes du vestiaire. «Je continue à apprendre, on a des modèles inspirants.»

Un bon modèle en Gaudreau

Comme Frédérick Gaudreau, évidemment. «J’ai commencé l’année sur son trio, c’est difficile ne pas être motivé en le voyant retourner à Nashville. Tu n’as pas le choix de croire que le prochain, c’est peut-être toi. Mais j’y vais une étape à la fois. Si je poursuis sur ma lancée, un jour, ils n’auront pas le choix de me rappeler!»

Aucun doute, Anthony Richard a du talent. Son contrôle de rondelle et sa vitesse constituent les principaux atouts qui pourraient lui permettre de gravir le dernier échelon. L’apprentissage a été un peu plus long que prévu l’an dernier et ses réflexes du hockey junior sont réapparus, mais il travaille à soigner son jeu défensif. 

En juin dernier, quand les Predators ont bataillé contre les Penguins de Pittsburgh en finale de la Coupe Stanley, 15 porte-couleurs de l’organisation avaient été développés par la filiale de Milwaukee. 

Comme quoi ceux qui le méritent obtiennent souvent leur chance à Nashville.