Les voitures de courses sont arrivées au parc de l’Exposition. Elles feront vrombir leur moteur à compter de samedi matin.

Place au cinquième Mondial de rallycross!

Trois-Rivières — Le montage du site est pratiquement complété et les derniers pilotes arriveront durant la journée, à temps pour la parade des voitures de rallycross au centre-ville de Trois-Rivières. C’est officiel, la ville baigne de nouveau dans l’ambiance GP3R. Et ce sera ainsi jusqu’au 12 août.

Sur le site des courses jeudi, des dizaines de mécanos s’affairaient aux préparatifs. L’équipe de bénévoles du Grand Prix ne ménageait pas les efforts non plus, que ce soit dans les rues du parc de l’Exposition ou sur la piste de l’Hippodrome 3R, qui accueille une portion du tracé de rallycross depuis l’émergence de ces fameux bolides chez nous il y a déjà quatre ans.

C’est la cinquième fois que le GP3R accueille le Championnat mondial de rallycross. À cette prestigieuse compétition s’ajoutent trois séries du même type: les RX Lites, l’antichambre du Mondial, ainsi que le nouveau Championnat américain ARX et son petit frère, le ARX2. C’est au sein du Championnat ARX que Jacques Villeneuve se retrouvera en piste à Trois-Rivières, et ce pour la première fois depuis 2014.

Mercredi au circuit ICAR de Mirabel, les tests de Villeneuve sur sa Subaru ont attiré plusieurs journalistes de la région, mais aussi de Montréal. Sa présence dans la région en fin de semaine contribuera à mousser davantage ce premier bloc de courses qui, avouons-le, demeure encore à apprivoiser pour l’amateur moyen de sports automobiles.

La journée de vendredi sera destinée aux activités au centre-ville de même qu’au parc portuaire. Ce n’est que samedi matin que les premiers moteurs vrombiront. Certains pilotes n’ont toutefois pas attendu le début des courses pour tester les effectifs. Kevin Eriksson et Robin Larsson ont été vus à la Piste Alvan de Saint-Tite jeudi. Les frères Timmy et Kevin Hansen, Andreas Bakkerud et Mattias Ekstrom étaient pour leur part dans les paddocks du Grand Prix.

Une main-d’œuvre difficile à trouver
Plus tôt cette semaine, Radio-Canada faisait état de la pénurie de main-d’oeuvre, qui se fait également sentir au GP3R. L’organisation fait appel à plusieurs entreprises pour boucler des contrats, mais elle cherche aussi, chaque année, des journaliers pour divers travaux, comme l’installation des murets ou des clôtures. On parle de tâches primordiales pour la sécurité des pilotes et du public.

Il semble que ces employés ont été plus difficiles à trouver cette année. Une tendance observée à la grandeur du Québec. Bénévole depuis près de 40 ans au Grand Prix, le directeur des courses, Jacques Veilleux, le constate. «On travaille pour la relève. On parle des journaliers, mais aussi des bénévoles. Un mois avant l’événement, on se croise toujours les doigts», dit-il.

Certains secteurs peinent davantage à attirer les volontaires. «Les endroits où c’est impossible de regarder les courses, c’est plus difficile. Je pense au camping, à la sécurité ou au stationnement. Mais comme n’importe quelle compagnie en quête d’employés, on finit par trouver! Ce qui a changé, c’est qu’à l’époque, il y avait beaucoup de personnes disponibles, il fallait presque faire un tri. Ce n’est plus le cas de nos jours. Il faut travailler plus fort pour recruter le monde.»

Jacques Veilleux assure néanmoins que l’équipe du Grand Prix est bien garnie pour cette 49e édition. Chaque année, l’hospitalité de l’organisation est d’ailleurs saluée par plusieurs pilotes. Ça devrait encore être le cas cet été.