La piscine du CAPS Léopold-Gagnon de l’UQTR est la seule ayant des dimensions olympiques dans la région. Environ 30 000 personnes l’utilisent chaque année, ce qui risque de créer un beau casse-tête lorsqu’elle sera rénovée pendant six mois, à compter du mois d’août 2018.

Piscine du CAPS: tout un casse-tête à prévoir

Trois-Rivières — L’annonce de travaux majeurs à la piscine intérieure du CAPS de l’UQTR fait l’unanimité chez ses utilisateurs. Cependant, sa fermeture pour six mois, entre août 2018 et janvier 2019, risque de provoquer tout un casse-tête autant pour les clubs que pour la communauté universitaire et les citoyens.

«Il y a déjà un manque de bassins pour la natation à Trois-Rivières alors oui, ça nous rentre dedans», convient l’entraîneur des Mégophias, Charles Labrie. Son club compte quelque 400 membres, dont une centaine évoluent dans un cadre compétitif. Environ 95 % des activités se concentrent au CAPS.

Seule piscine olympique de la région (50 mètres), elle est dotée de huit corridors et ce total monte à 16 corridors pour les compétitions qui se déroulent sur des bassins de 25 m. Elle a été inaugurée au milieu des années 90. «Les rénovations, ce ne sera pas un luxe. Vaut mieux remettre ça au goût du jour tout de suite que de trop attendre, soutient Labrie. Nous avons un bon partenariat avec l’UQTR et nous sommes déjà en mode solution avec eux et la Ville de Trois-Rivières. Ça vaudra la peine d’attendre six mois, nous aurons de superbes installations à la fin.»

Charles Labrie reconnaît néanmoins qu’il sera difficile d’accommoder tout le monde avec les plateaux restants, c’est-à-dire la piscine du Cégep de Trois-Rivières et celle du Centre de formation professionnelle Bel-Avenir (édifice DLS). Le plus gros défi consistera à satisfaire les exigences du programme des Patriotes en natation, dont la saison se met en branle à l’automne.

Au DLS, quatre corridors forment la piscine tandis qu’au cégep, on parle de six corridors pour une piscine de 25 m. «Je ne suis pas inquiet pour le programme Sport-études des Estacades car sur les heures académiques, il y a souvent des disponibilités au DLS. J’ai l’impression que pour les groupes de soir et nos seniors, ce sera plus compliqué.»

En ce sens, les Mégophias veulent s’assurer de perdre le moins de membres possible.

Déjà de l’action au Cégep

Au Cégep de Trois-Rivières, le coordonnateur des affaires étudiantes et communautaires, Daniel Tessier, confirme que des discussions sont entamées afin d’étudier les possibilités d’ouvrir la piscine à plus de nageurs.

«Sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, on ne peut pas absorber le flot, partage Tessier. On privilégie nos étudiants en raison des cours mais aussi les Diablos.» 

À eux s’ajoutent les Maralga en nage synchronisée, le Club de plongeon de Trois-Rivières, les activités du Centre loisir multi-plus et les heures de bain libre. «En semaine, notre horaire est presque saturé. En plus, la piscine demeure fermée durant la saison estivale. Des décisions importantes devront être prises sur le plan organisationnel.»

La Ville réceptive

Le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant, assure quant à lui que tous les organismes miseront sur l’appui de la Ville pendant ces six mois. «Nos gens du service des loisirs vont s’asseoir avec les intervenants. Les horaires sont serrés, ce n’est pas une situation facile, mais nous sommes confiants.»

Il rappelle que la Ville appuie le projet de piscine intérieure au Centre communautaire de loisirs Jean-Noël-Trudel, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. La direction du centre attend toujours une réponse des gouvernements. Il n’y a pas de piscine intérieure présentement à l’est de la rivière Saint-Maurice, à Trois-Rivières.

En plus du DLS et du cégep, l’École nationale de police de Nicolet et le Collège Shawinigan pourraient dépanner certains utilisateurs habitués de fréquenter la piscine du CAPS. «C’est possible pour certaines personnes, mais pas pour nos groupes de jeunes en raison de la distance, affirme Charles Labrie. En gros, on devra être patients et créatifs!»

La piscine du Cégep a besoin d’amour

Est-ce que la piscine du Cégep de Trois-Rivières aura droit à une transformation pour se mettre au goût du jour elle aussi? De l’avis de Daniel Tessier, il serait plus que temps. Construite en 1973 pour les Jeux du Québec de 1975, la piscine est arrivée à la fin de sa vie utile. 

«En théorie, les piscines intérieures ont une durée de vie de 40 ans. On vit donc sur du temps emprunté. Elle a besoin d’une sérieuse cure de jeunesse», lance Daniel Tessier, tout en rappelant que ces infrastructures ne sont pas équipées de système électronique. La piscine du cégep ne présente plus de compétitions interrégionales du réseau collégial depuis au moins deux ans. 

«On doit bouger et vite. Ça ne va pas bien! Un projet est dans l’air et nous devrons nous y attarder assez rapidement. S’il fallait que la piscine nous lâche pendant les travaux au CAPS, nous aurions de sérieux problèmes à Trois-Rivières.» LSG