Thomas Pichette quitte jeudi pour les États-Unis.
Thomas Pichette quitte jeudi pour les États-Unis.

Pichette garde le cap sur les États-Unis

Steve Turcotte
Steve Turcotte
Le Nouvelliste
Maskinongé — À l’instar de Dovar Tinling et Michael Mastrodomenico, Thomas Pichette tourne le dos aux Cataractes. Après une réflexion de plusieurs mois, le Maskinongeois mise sur la NCAA plutôt que la LHJMQ pour poursuivre son développement.

En fait, Pichette a simplement gardé le cap. Depuis sa tendre enfance, c’est le rêve américain qui le branche. «Depuis ma jeunesse, c’est mon plan. Évidemment, être repêché par les Cataractes m’a obligé à réfléchir. L’équipe est près de chez moi, et c’est une bonne organisation. J’avais deux bonnes options et je devais en choisir une alors j’ai pris mon temps et c’est ce que j’ai fait.»

Thomas Pichette a disputé la dernière saison avec les Estacades midget AAA, après avoir été encadré depuis le début de son parcours de hockey mineur par Denis Francoeur.

L’adolescent de 17 ans a bien failli changer son fusil d’épaule au début de l’été. La COVID-19 et les tensions raciales aux États-Unis ont presque fait pencher la balance en faveur des Cataractes. «Ça s’est toutefois calmé un peu depuis ce temps-là. Mon plan reste bon, et c’est celui que je vais suivre», explique Pichette, qui quitte le domicile familial jeudi afin de se rapporter à Kimball Academy dans le New Hampshire. «C’est un État où la COVID-19 semble bien contrôlée. Kimball Academy, c’est un très bon Prep School, l’un des 10 meilleurs aux États-Unis. Et en plus, je vais pouvoir continuer à jouer au baseball au printemps. J’ai hâte de partir. Une quarantaine de 14 jours m’attend à mon arrivée sur le campus, puis une toute nouvelle aventure va s’amorcer pour moi», dit-il, les yeux pleins d’étoiles.

Pichette sait bien qu’il nage un peu à contre-courant. Des amis comme Zachary Bolduc, Isaac Ménard et William Rousseau ont délaissé récemment le parcours américain pour joindre la LHJMQ. «Oui, j’ai vu ça. On en a parlé. Mais ça ne m’a pas influencé. Chacun peut prendre un chemin différent pour se rendre où il veut. Si on a à jouer chez les pros par la suite, les deux options vont nous le permettre. Chacun fait ses choix», sourit Pichette, qui a eu l’appui de ses parents dans sa réflexion. «C’est ma décision mais c’est sûr que je les ai consultés. Après tout, il y a un coût associé à ma présence à Kimball Academy!»

Si tout va bien, Pichette s’attend à disputer aussi quelques matchs dans la USHL la saison prochaine à Cedar Rapids, où il a obtenu une invitation pour le camp d’entraînement. La USHL à temps plein est dans sa mire pour 2021-22, avant de se rapporter à Ben Guité à l’Université du Maine en 22-23, à 19 ans. «C’est un chemin un peu plus long qu’ici, j’en suis conscient. Mais ma patience sera récompensée. J’ai assisté à trois matchs de l’Université du Maine, l’ambiance est incroyable. L’aréna est un peu plus petit, il y a une fanfare… J’ai vraiment hâte de me retrouver là-bas mais d’ici là, j’ai du boulot devant moi», conclut Pichette, qui prévoit étudier en ingénierie civile.