Philippe Vachon a connu du succès aux Championnats de paranatation pan-pacifiques.

Philippe Vachon revient comblé d'Australie

Trois-Rivières — Il y a un mois, Philippe Vachon avait fait ses bagages en prévision d’un long voyage, qui devait le conduire d’Edmonton (essais nationaux) jusqu’en Australie. Il est revenu au pays mardi, avec une valise plus lourde, grâce à ses trois médailles remportées aux Championnats de paranatation pan-pacifiques.

C’était sa deuxième compétition internationale, après les Jeux du Commonwealth en mars. Or, le calibre était plus relevé cette fois en vertu de la présence des Américains qui, avec les Australiens, forment les principaux rivaux de nos nageurs canadiens.

Vachon a répondu avec une médaille d’argent au 400 m libre ainsi que deux de bronze au 100 m dos et au 100 m papillon. Il a aussi terminé au pied du podium du 100 m libre et au 200 m quatre nages chez les S8, sa catégorie au niveau paralympique.

«Ce ne sont pas les médailles qui m’enchantent le plus, mais les chronos. J’ai beaucoup travaillé sur le 400 m libre dans les dernières semaines et j’ai battu le record canadien», rappelle Vachon qui, au moment de l’entretien téléphonique, se trouvait à Vancouver et attendait un vol de retour vers le Québec.

Vachon a établi une nouvelle marque avec son temps de 4:37,61. Sa catégorie comptait parmi celles avec le plus de profondeur en Australie. Une douzaine des meilleurs nageurs de la planète s’y étaient donné rendez-vous. Vachon occupe actuellement le deuxième rang mondial au 400 m libre S8.

Son entraîneur chez les Mégophias de Trois-Rivières, Charles Labrie, l’accompagnait à l’autre bout du monde. Ses services avaient été retenus par Natation Canada, lui qui supervisait quatre athlètes, dont son poulain.

«Philippe a été fidèle à sa réputation, c’est-à-dire d’être à son meilleur plus la journée avançait. Il nageait beaucoup plus vite le soir que le matin et c’est là que ça compte. On visait trois médailles, on a obtenu ce qu’on voulait!»

Labrie a particulièrement aimé diriger des athlètes aux parcours et aux handicaps bien différents. Philippe Vachon vit avec la maladie Charcot-Marie-Tooth, un trouble neurologique qui affecte les nerfs et les extrémités, mais d’autres nageurs de l’équipe nationale de natation paralympique ont des handicaps aux bras ou aux jambes. Une nageuse vit avec le trouble du spectre de l’autisme.

«J’ai eu la piqûre! J’espère pouvoir continuer à m’impliquer dans l’avenir avec la fédération.»

Labrie et Vachon prendront deux semaines de vacances méritées, avant de reprendre l’entraînement.

Le prochain objectif consiste à qualifier le Trifluvien d’adoption pour les Championnats mondiaux, en Malaisie en 2019.