Philippe Mailhot a plaidé coupable à une accusation réduite de voie de fait causant des lésions corporelles.

Philippe Mailhot plaide coupable

Philippe Mailhot, cet ex-joueur de hockey du Blizzard de Saint-Gabriel-de-Brandon accusé d'avoir agressé le défenseur Louis-Étienne Leblanc lors d'un match contre le Big Foot de Saint-Léonard-d'Aston, a finalement disposé de ses dossiers lors de son dernier passage au palais de justice de Joliette.
Louis-Étienne Leblanc avait subi une double fracture du visage et n'a plus été en mesure de disputer du hockey compétitif par la suite.
Il a en effet plaidé coupable à une accusation réduite de voie de fait causant des lésions corporelles au lieu de voie de fait grave, ce qui aura une incidence importante sur la lourdeur de la peine. Toutefois, ce n'est pas avant le 22 janvier que sa sentence sera connue. 
L'autre joueur impliqué dans cette agression, Kevin Talbot avait pour sa part plaidé coupable à l'accusation d'agression armée mais il avait bénéficié d'une absolution conditionnelle en plus de faire un don de 2000 $ au CAVAC et de se soumettre à une probation de deux ans. 
Rappelons que les événements étaient survenus lors de la période d'échauffement d'un match des séries éliminatoires disputé le 14 mars 2015 dans la Ligue de hockey senior A de la Mauricie à l'aréna de Saint-Gabriel-de-Brandon.
Pendant une mêlée générale, Louis-Étienne Leblanc, du Big Foot de Saint-Léonard-d'Aston, avait été sauvagement attaqué. Talbot avait quitté sa zone pour faire un double échec à Leblanc. Puis, un autre joueur du Blizzard, Philippe Mailhot, en avait profité pour lui asséner un coup de poing au visage. Louis-Étienne Leblanc s'était effondré sur la glace. Il avait ensuite été transporté à l'hôpital en ambulance. Le hockeyeur avait subi une double fracture du visage, ce qui avait nécessité une délicate opération de cinq heures.
Devant ces agissements, la LHSAM avait banni le Blizzard de ses activités.
Rejoint à Victoriaville, où il habite maintenant, Leblanc était heureux de ce premier pas franchi.
«Peu importe que les accusations soient réduites ou non, ça ne me déçoit pas, lance-t-il. Mais pour moi, ce n'est qu'une étape parce qu'il n'y a pas encore de sentence. On va tout simplement sauver du temps. Mais c'est sûr que je serai très attentif en janvier, parce que c'est à ce moment que le message sera lancé.»
L'ancien défenseur, qui a disputé 233 matchs dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, espère que le dénouement de ce procès fera réfléchir certains joueurs, particulièrement dans le hockey senior.
«Je pense surtout que nous sommes dans une bonne situation pour lancer un message et c'est pour ça que je me suis investi dans les procédures même si ça demandait de l'énergie. Ça va peut-être envoyer un message et la personne qui va penser à faire un geste de la sorte va peut-être y réfléchir deux fois. Des bagarres générales, il y en a encore plein. Le juge pourra dire au monde du hockey que ce n'est pas la violence qu'on veut, et je souhaite que ça se réalise. Dans notre monde, s'il n'y a pas de conséquences pour les gestes, les joueurs plus violents ne sont pas intimidés.»
Notons que cette affaire se poursuit sur le plan civil puisque Louis-Étienne Leblanc a intenté une poursuite de 250 000 $ contre le propriétaire et entraîneur de l'équipe Pierre-Luc Payette, et contre Philippe Mailhot. 
Après avoir été blessé, Leblanc avait annoncé qu'avec de telles blessures, il ne pourrait plus disputer du hockey compétitif. Trois ans plus tard, il n'a en effet plus jamais joué au hockey senior, mais a pu chausser les patins dans des ligues récréatives. «Je ne pourrais plus jouer du hockey avec contact. Je mentirais si je disais que ça ne me manque pas, mais j'ai appris à faire avec.»