Petter Solberg aura su gagner le coeur des Trifluviens durant ses cinq participations au GP3R en rallycross.

Petter Solberg prend sa retraite

Trois-Rivières — La première grande vedette du Championnat mondial de rallycross, Petter Solberg, se retire de la compétition. Le pilote vedette originaire de la Norvège a annoncé qu’il ne reviendrait pas derrière un volant l’an prochain, lui qui avait pris la décision de ne pas courir en 2019, conséquence de la désertion du manufacturier Volkswagen (et tous les autres).

Solberg quitte au terme d’une carrière qui aura duré 20 ans, période au cours de laquelle il a obtenu trois titres mondiaux de la FIA, dont deux en rallycross (2014 et 2015). Il avait aussi régné sur la scène du rallye en 2003.

Même si on ne le reverra pas sur une piste du Championnat de rallycross, l’athlète de 44 ans a prévu une tournée d’adieux en Europe, ayant sélectionné quelques événements importants à ses yeux, notamment en Angleterre et dans son pays natal. «C’est le genre de passionné qui ne va jamais vraiment arrêter», est d’avis le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, Dominic Fugère. Aussi loin qu’à Trois-Rivières, où la discipline du rallycross était inconnue du public il y a cinq ans à peine, Solberg était reconnu et apprécié. Son style fonceur et sa technique presque parfaite en ont ébahi plusieurs, avant l’avènement de son coéquipier Johan Kristoffersson à partir de 2017. Solberg a été le premier vainqueur du GP3R en rallycross. Il avait survolé la piste lors d’une finale où les amateurs avaient aussi assisté au parcours imprévu et spectaculaire de Patrick Carpentier. Dès ce moment, le public trifluvien a adopté Solberg. Il n’a plus gagné dans les rues de la ville par la suite, mais son aura est restée bien présente. «Sa victoire en 2014 a consolidé notre choix d’accueillir un tel championnat. De voir un champion du monde gagner chez nous, ça mettait la table pour les autres éditions et ça prouvait la valeur du rallycross», estime Fugère. «À l’époque, lui et Jacques Villeneuve étaient les deux seules vedettes. Aujourd’hui, le championnat se tient par lui-même.»

rencontre en Belgique

Fugère prévoit renouer avec Solberg lors de l’épreuve de Belgique, à Spa-Francorchamps le 11 mai. Il n’est pas impossible qu’il le croise aussi pendant une course de rallye aux États-Unis, où le fils de Solberg, Oliver, poursuit sa carrière. Inviter la famille Solberg dans le cadre des festivités entourant le 50e GP3R fait partie des plans du DG. «Sauf que je doute que ça fonctionne pour cette année avec leur horaire. Je vais essayer, mais je suis peu confiant. Au pire, on travaillera pour 2020.»

Fugère en profitera également pour discuter avec Jacques Villeneuve, toujours fortement intéressé à prendre part au Grand Prix de Trois-Rivières.

Abu Dhabi n’impressionne personne

L’ouverture de la saison 2019 a été marquée par un flop, sur le circuit d’Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Ce n’est pas la première fois qu’on en fait mention, mais les pistes utilisées pour la Formule 1 sont très peu populaires chez les pilotes de rallycross. Celle du Moyen-Orient ne fait pas exception.

«Jusqu’à présent, les anciens circuits de F1 déçoivent pour notre discipline, autant pour la conduite que la sécurité. Personne n’a aimé son expérience», regrette Fugère.

La voiture de Reinis Nitiss s’est envolée dans les airs en roulant sur un vibreur. Heureusement, personne n’a été blessé. «Mais ça reste des pistes incompatibles, cette scène en témoigne.»