La victoire permet aux Oiseaux de balayer les Champions.

Petit miracle au stade!

Ce n'est jamais fini tant que ce n'est pas fini au baseball. Justement, un petit miracle s'est produit au Stade Stéréo Plus, mercredi, alors que les Aigles ont effacé un déficit de cinq points en fin de neuvième manche pour vaincre les Champions d'Ottawa 6-5. Rien de moins!
L'honneur du coup sûr victorieux revient à Brenden Webb qui, avec un simple, a marqué les cinquième et sixième points des siens. Dans les secondes suivantes, il a été entouré par tous les joueurs en rouge sur le terrain.
La victoire, l'une des plus spectaculaires de l'histoire de la concession depuis 2013, permet aussi aux Oiseaux de balayer les Champions, qui ont quitté le terrain médusés, encore sonnés par cette frappe opportune de Webb.
Désemparé, leur gérant Hal Lanier, d'un naturel loquace avec les représentants des médias autant dans la victoire que la défaite, a refusé l'entrevue d'après-match.
C'était tout le contraire dans l'autre vestiaire, où Webb se remettait de ses émotions. «Vous comprenez ce soir pourquoi le baseball est un sport un peu fou et qu'on joue des neuf manches», s'est exclamé le numéro 6, le neuvième frappeur des hôtes à défiler au bâton en neuvième manche.
Ce tour au bâton avait commencé avec un but sur balles accordé à Daniel Mateo. Après un simple de Connor Crane, Alexander Ayala a poussé Mateo au marbre. C'était 5-1 et les amateurs encore présents dans le stade pouvaient se consoler: leur équipe ne perdrait pas par jeu blanc.
Mais voilà, ce n'était pas encore terminé. Avec un seul retrait, Trevor Gretzky a enchaîné avec un but sur balles, puis Kyle Lafrenz a été atteint par le releveur des Champions Victor Beriguete.
Dans un stade de plus en plus fébrile, Ryan Brockett a réussi un simple de deux points qui portait la marque à 5-4. Après un but sur balles accordé à Julio Martinez, Webb a joué les héros. Le party pouvait officiellement éclater avec ce quatrième gain consécutif.
«Quand j'ai vu la balle percer l'avant-champ, je priais pour que Brockett court le plus vite possible et c'est ce qu'il a fait!»
Au final, les Aigles auront donc réussi un autre tour de force au cours d'une même manche, une recette appliquée avec succès lundi et mardi.
Mais ce qui détonne avec le match de mercredi, c'est que les Aigles n'allaient nul part au bâton avant le neuvième. Entre la manche initiale et la huitième, à peine trois coups sûrs contre le lanceur partant Yeah Carlos Gil, dominant sur le monticule avec ses dix retraits au bâton.
Son travail a toutefois été gâché par ses releveurs Beriguete et Chris Motta.
«C'est un sentiment de libération. J'ai déjà comparé notre attaque à un boxeur qui peut passer le K.O. à l'adversaire. Ce soir, le K.-O. est venu au neuvième round», souriait le gérant des Aigles T.J. Stanton, qui avait une pensée pour Lanier, son ancien gérant quand il jouait à Winnipeg.
«Gil a été très bon, c'est la meilleure performance d'un lanceur contre nous cette année. On a réalisé un vol. Je suis aussi content pour nos releveurs et notre partant Matthew Rusch, qui n'a pas donné grand chose aux Champions. Nos partisans m'ont aussi impressionné. Il y a avait encore du monde qui croyaient en nous en neuvième, même à 5-0!»
Carnet de notes
Les Aigles ont engagé le releveur gaucher Pat Peterson. D'office mercredi, il a accordé un point mérité en deux manches, en relève à Rusch. La victoire est allée à la fiche d'Angel Rincon, parfait en neuvième, avant la poussée miraculeuse des siens... Les Trifluviens profitent d'une journée de congé jeudi avant d'amorcer un voyage de trois matchs contre les Miners de Sussex, aux États-Unis.
Un groupe de Nashville a animé la terrasse du stade Stéréo Plus mercredi.
«On a vécu des moments magiques»
Quoi de mieux qu'un band de musique country pour réchauffer la terrasse du Stade Stéréo Plus? Un band de musique country de Nashville, bien sûr. Quelle question!
Comme c'est le cas chaque mercredi lors des matchs à domicile, les Aigles ont accueilli un groupe musical sur la terrasse aménagée non loin du champ gauche.
Jesse Cain, qui s'était produit à Québec la veille en prologue de l'affrontement entre les Capitales et l'équipe nationale cubaine, se disait enchanté de découvrir Trois-Rivières. En fait, il n'avait jamais quitté les États-Unis.
On lui a offert la chance de participer à la pratique au bâton des Aigles avec un chandail aux couleurs de l'équipe sur le dos. Difficile de refuser, surtout pour ce passionné de baseball.
Seul hic, le chandail était celui porté par l'ancien arrêt-court Delvis Morales, un joueur qui ne risque pas de marquer l'histoire de la concession pour ses prouesses!
Mais l'intention y était et le chanteur a apprécié son expérience lui qui, comme bien des gens au Tennessee, a attrapé la fièvre du hockey ce printemps.
«On a vécu des moments magiques, les amateurs de hockey de partout ont découvert cette ville extraordinaire qu'est Nashville.»
«Les séries de la Coupe Stanley ont créé une ambiance particulière avec des dizaines de milliers de personnes dans les rues. Je ne fais pas exception à la règle, car j'ai suivi le mouvement, même si je ne suis pas assez connaisseur pour m'exprimer sur l'échange entre P.K. Subban et Shea Weber», a lancé Cain en riant, avant de rejoindre la terrasse pour préparer sa prestation.
C'est la propriétaire de la salle de spectacle située dans la région de Québec La Broche à Foin, Marie-Pierre Simard, qui gère les spectacles présentés lors des avant-matchs. Elle est tombée sous le charme du band de Jesse Cain l'hiver dernier, à Nashville. Plusieurs de ses coups de coeur animeront les deux stades de baseball d'ici la fin de l'été. Le tout se déroule entre 17h et 18h45.