Xavier Daneau se prépare à participer au Championnat mondial des moins de 18 ans.

Payant, se lever tôt!

SAINT-LÉONARD-D'ASTON — Xavier Daneau poursuit la tradition d’excellence du softball dans le Centre-du-Québec. L’adolescent qui vient à peine d’avoir 16 ans se prépare à participer au Championnat mondial des moins de 18 ans, en Nouvelle-Zélande.

À l’autre bout du monde, le receveur de Saint-Célestin rejoindra un groupe de 15 joueurs du Canada. Grande fierté pour lui, il en sera le plus jeune.

«Il faut simplement y mettre les efforts. Je suis un programme d’entraînement assez strict, mais surtout, j’adore jouer! Ça ne me dérange pas de me lever tôt, trois fois par semaine, pour aller frapper ou recevoir des balles.»

C’est quoi, tôt, pour cet élève de l’école secondaire La Découverte? «Je me lève vers 5h15 le matin. J’ai aussi accès au gymnase de l’école, je suis vraiment content qu’ils m’appuient! Ça facilite tout.»

Xavier Daneau est le plus récent représentant de cette région du Québec accumulant les succès au softball. Avant lui, François-Charles René, Marc-André Villeneuve, Samuel Desmarais et Isaac Lefebvre ont tous eu la chance de défendre les couleurs du Canada dans une compétition internationale. Tous ont pu miser sur le savoir de Jean-Yves Doucet, professeur aujourd’hui à la retraite... mais pas tant que ça.

En fait, c’est Doucet qui supervise la plupart des entraînements du jeune Daneau. Monsieur Softball à Saint-Léonard-d’Aston, Doucet a déjà eu comme voisin le papa de Xavier, Patrice Daneau. C’est lui qui l’a encouragé à essayer le softball. Cinq ans plus tard, le voilà aux portes des Mondiaux!

Bien s’entourer

Évidemment, pour atteindre ce niveau, il s’est entouré de gens qui croyaient en lui. Ainsi, le préparateur physique de l’équipe nationale des M-18 est Mathieu Roy, l’un des Québécois ayant réussi à percer aux États-Unis dans un sport qui, aujourd’hui, est pratiqué par environ 1000 joueurs masculins.

Chaque semaine, les membres de l’équipe junior du Québec viennent s’entraîner à Saint-Léonard-d’Aston. Les gars sont plus vieux que Daneau, mais ça ne paraît pas trop dans le gymnase quand il reçoit les tirs des lanceurs. Il est également très réceptif à leurs conseils. Bref, il veut apprendre.

Il y a plus que ça. À la maison, le softball est devenu une affaire de famille. Sa sœur, Talyann, est une bonne lanceuse. Elle vise les Jeux du Québec l’été prochain.

«On s’entraîne ensemble des fois. Je lui demande de me lancer des balles au sol, car tu ne sais jamais ce qui peut arriver dans un match. Il faut tout prévoir!»

Ceci dit, il ne peut confirmer encore s’il sera le receveur partant du Canada, en Nouvelle-Zélande. «On part le 11 février, le tournoi commence le 22. Je devrai me prouver au camp d’entraînement là-bas.»

L’habitude des longues distances

Palmerston North, le site des championnats en Océanie, se situe à environ 14 500 km du domicile des Daneau. Ce n’est pas ça qui impressionne la famille.

L’été passé, Patrice Daneau a loué une voiture pour accompagner son fils dans deux championnats canadiens: le midget et le junior. Une petite balade qui a commencé au Québec, pour continuer à Saskatoon... et un détour à Owen Sound, en Ontario, avant de rentrer à la maison! «C’est à peu près ce que ça nous donnait, 14 500 km», sourit le père. «Je suis reconnaissant de ce que tous mes parents font pour moi», ajoute Xavier.

L’or, rien d’autre

Comme Jean-Yves Doucet le rappelle, difficile pour le Canada de ne pas viser de podium dans les compétitions mondiales. Disons que le pays a une réputation à défendre, même si le sport a déjà connu de meilleurs moments, particulièrement au Québec.

En qualifiant l’équipe aux Championnats continentaux, en novembre dernier au Guatemala, une première étape a été franchie. Il faut maintenant se préparer à affronter l’élite planétaire.

«J’ai hâte et je suis confiant. C’est un gros tournoi, mais je sais que je peux rivaliser. Je m’entraîne pour ça.»

Doucet rappelle le cas de Isaac Doucet. En 2016, alors qu’il n’avait que 16 ans, il s’était retrouvé au troisième coussin en plein Mondial junior, une position qu’il n’avait pourtant pas apprivoisée auparavant. Il s’était pourtant fort bien tiré d’affaire.

«Xavier est assez sérieux et talentueux pour jouer. Mais l’entraîneur de l’équipe nationale des U18 est quelqu’un de strict. Il devra faire ses preuves!»