Si certains craignent de passer un hiver un peu moche à Montréal, disons que ça s’annonce tout simplement catastrophique à Hockeytown!

Pauvres Wings!

CHRONIQUE / Les Red Wings se sont présentés à Montréal avec un genou au sol, gracieuseté d’une correction servie par les Bruins samedi, et le Canadien n’a pas raté sa chance de les achever!

Lundi soir, c’est avec un front défensif composé de quatre joueurs totalisant moins de 10 matchs d’expérience chacun dans la LNH que Detroit tentait de rivaliser avec le Tricolore en raison d’une infirmerie congestionnée. Déjà qu’avec leur alignement complet, les Wings n’ont rien de bien menaçant, imaginez avec un groupe aussi décimé!

Si certains craignent de passer un hiver un peu moche à Montréal, disons que ça s’annonce tout simplement catastrophique à Hockeytown! Le Canadien a beau jouer du bon hockey en ce début de saison, ce n’est pas le genre de rouleau compresseur offensif à défoncer les brigades adverses. C’est pourtant l’impression qu’on avait lundi, lors de la leçon servie par le Bleu-blanc-rouge. Une prestation qui a certainement fait sourire Xavier Ouellet!

Cette explosion offensive fera d’ailleurs du bien à plusieurs joueurs, à commencer par Jonathan Drouin. Le fameux poids avait commencé à se retirer des épaules du 92 au dernier match, lorsqu’il a enfilé le but décisif en tirs de barrage. Il y a fort à parier que ses deux buts de lundi – son premier doublé depuis mars 2017 – lui permettront enfin de jouer l’esprit plus libre.

L’autre qui semble prendre ses aises, c’est Tomas Tatar. Le Slovaque a amassé trois points dans deux matchs de suite pour la première fois de sa carrière. Pour un gars débarqué à Montréal avec bien peu d’attentes envers lui, voilà un court segment fort encourageant qui pourrait faire oublier, en partie, le départ de Max Pacioretty.

Il s’agit là d’ingrédients intéressants qui ont permis à Tomas Plekanec de profiter d’une belle soirée festive pour son 1000e match dans la LNH. Une soirée beaucoup plus explosive que le personnage!

Pendant ce temps, le seul qui doit ruminer un brin en regardant ses coéquipiers s’éclater de la sorte, c’est Carey Price. Non pas que Sa Sainteté a peur de perdre son job aux mains d’Antti Niemi – soyons sérieux –, mais parions qu’il doit avoir hâte de rejoindre les succès collectifs!

Des succès qui ramènent soudainement un peu d’espoir chez les fidèles.