Isabelle La Vergne, directrice du CAPS de l'UQTR.

Patriotes: vers un plan de développement de dix ans

S'il n'en tient qu'à Isabelle La Vergne, les équipes sportives des Patriotes auront bien meilleure mine dans un avenir rapproché.
En poste depuis un peu plus d'un an, la nouvelle directrice du Service de l'activité physique et sportive de l'UQTR se prépare d'ici quelques semaines à livrer le fruit de ses réflexions, pour redorer le blason du volet sportif de l'établissement.
C'est l'un des deux mandats qui lui ont été confiés. L'autre était de ramener l'équilibre budgétaire au Centre de l'activité physique et sportive, pas une mince tâche puisqu'un bon fossé s'était creusé ces quatre dernières années. «Ça va bien de ce côté. On contrôle nos dépenses, on évalue le seuil de rentabilité de nos activités. Nous sommes sur le fer, mais nous sommes alignés sur la cible sur laquelle on s'était entendu avec le service des Finances, explique La Vergne, passionnée autant par la gestion que par le sport de haut niveau, une combinaison qui l'a incitée à postuler pour ce poste. «Mon côté blé entier, c'est la gestion. Mon côté givré, c'est le sport. Là aussi, les défis ne manquent pas», sourit-elle.
Voilà pourquoi dans ce rayon, elle planche sur un plan de développement de 10 ans. Le but à atteindre, c'est un positionnement parmi les meilleures universités en ce qui concerne l'offre sportive. Pas seulement en volume, mais également en terme d'excellence, un statut qui ne colle qu'au programme de hockey en ce moment. Tous les sports ont été étudiés, pour voir lesquels peuvent atteindre ce standard. «Il faut tenir compte des infrastructures, de la qualification des entraîneurs, du financement, du bassin de recrutement, de la synergie que l'on peut développer avec d'autres départements dans l'université. On veut aussi une offre qui va refléter notre clientèle étudiante, composée à 60 % de filles et à 40 % de garçons», fait valoir La Vergne, qui a fait partie de la première cohorte de sauveteurs de l'UQTR en 1995.
Pas de nouveaux sports à court terme
La Vergne ne veut évidemment pas dévoiler en détails son plan. Mais ce qui est acquis, c'est qu'elle regardera dans sa cour en premier pour dénicher des sports susceptibles de rayonner autant que le hockey sur la scène nationale. Elle entend aussi offrir plus de soutient à Marc-Étienne Hubert, qui garde son équipe de hockey parmi les meilleurs programmes au pays avec des moyens très limités. «Il fait des miracles en ce moment. Il faut lui donner les mêmes outils que ses compétiteurs dans le réseau.»
À moyen terme, l'UQTR pourrait ajouter des sports. Lesquels? Encore là, il faudra attendre en février pour connaître les cibles. La Vergne confie toutefois qu'elle n'a pas exclu le basket-ball féminin, ni même le football, deux disciplines qui ont fait l'objet de discussions animées au cours de la dernière année. «Tout est sur la table en ce moment, on n'écarte rien.»
Ce qui est clair toutefois, c'est que le plan sera guidé par une volonté de changer la recette point de vue financement. À l'heure actuelle, 96 % des budgets des Patriotes sont financés par le CAPS . La Vergne a les yeux sur un modèle où l'appui du privé serait beaucoup plus prononcé. «La Corporation aura un plus grand rôle à jouer. On veut quand même continuer à contrôler nos équipes, notre marque de commerce. On pense que c'est possible de viser un financement 40-60.»
Si tout ça se concrétise, il faudra parler d'une petite révolution à l'intérieur des murs de l'établissement trifluvien. D'ici là, l'étape numéro un, c'est la médiatisation du plan, prévue en février. «Il reste de petites choses à valider à l'interne. Nous sommes presque prêts», conclut La Vergne.