Le gardien Sébastien Auger a vécu la rivalité avec les Ravens en séries à ses deux premières années dans le hockey universitaire. Il aura de nouveau l’occasion de l’expérimenter au cours des prochaines heures.

Patriotes: gare à la nonchalance!

Trois-Rivières — Marc-Étienne Hubert le répète depuis quelques jours: si ses hommes jouent avec la rage au coeur pendant 60 minutes, ils seront capables d’embêter les Ravens de Carleton. S’ils relâchent la pédale toutefois, ça pourrait se compliquer.

Les joueurs en sont conscients et ils sont les premiers à reconnaître que les standards d’excellence établis par le programme de l’UQTR au fil des décennies n’ont pas été atteints, du moins pas jusqu’à présent, dans cette saison 2018-19. La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont la chance d’écrire un nouveau chapitre, dès jeudi soir au Colisée de Trois-Rivières, lors du premier match de cette courte série deux de trois face aux Ravens.

«On a été honnêtes envers nous-mêmes: autant nous avons disputé de grands matchs [comme la victoire à Ottawa face aux Gee-Gees], autant parfois on a montré de la nonchalance. On en a tiré des leçons», assure le gardien de but Sébastien Auger.

Vétéran de quatrième année, le numéro 33 a pris du temps avant de se mettre en marche. En début d’année, il lui est arrivé à quelques reprises d’accorder au moins un mauvais but par match. Ça va mieux depuis quelques semaines et avec son expérience, il pourrait devenir un bourreau pour l’attaque des Ravens. À ses deux premières campagnes dans le hockey universitaire, il avait eu raison des représentants de Carleton.

«Ç’a été long avant que je trouve ma game, mais j’ai eu la chance de me reprendre par la suite. Contre Carleton, il y a toujours beaucoup d’émotions. Par le passé, ces séries ont tourné en notre faveur. Tout est à recommencer, des joueurs se sont greffés aux deux équipes depuis. Mais c’est certain que les plus vieux se souviennent!»

Comment ne pas oublier ces confrontations classiques? Depuis dix ans, peu d’équipes ont offert un spectacle d’une aussi grande qualité que les Ravens et les Patriotes sur la scène du hockey universitaire. Le 3 mars 2013 au Colisée, Pierre-Olivier Morin marquait en quatrième période de prolongation pour propulser les Patriotes au tour suivant, dans une ambiance survoltée au vieux Colisée. Auger n’y était pas, sauf qu’il en a entendu parler!

Des cinq victoires en prolongation acquises par les Patriotes devant Carleton ces dernières années, quatre ont éliminé les Ottaviens. Est-ce que cette irrésistible séquence de succès se poursuivra? Une bonne partie de la réponse repose sur le travail du premier trio des Patriotes, trio formé de Christophe Boivin, Olivier Caouette et Mathieu Lemay.

Lemay et Boivin ont terminé aux troisième et quatrième rangs des pointeurs de la Ligue de l’Ontario, au sein d’une équipe qui a peiné à tirer profit de ses chances de marquer pendant toute la saison. Sachant que les équipes adverses déployaient leurs meilleurs effectifs en défensive pour contrer ce trio, c’est tout à leur honneur d’avoir bouclé l’année avec de tels résultats offensifs.

«On ne se mettra pas plus de pression en séries, indique Lemay. L’ambiance est bonne et j’ai confiance que tous les joueurs sauront s’impliquer à leur façon. La victoire contre Concordia lors du dernier match a été très importante pour notre confiance. On a hâte de commencer les séries!»

Carnet de notes

Les Patriotes sont sautés sur la glace une dernière fois mercredi après-midi...

L’une des confrontations à surveiller sera sans doute celle devant le filet, alors que les deux gardiens de quatrième année, Sébastien Auger (UQTR) et François Brassard (Carleton) s’affronteront.

Jacob Smith et Alexandre Boivin, de Carleton, ont fini l’année dans le top-10 des meilleurs pointeurs du circuit ontarien...

Les Ravens arriveront tôt dans la journée de jeudi à Trois-Rivières. Ils passeront d’ailleurs la nuit de jeudi à vendredi dans la région...